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Voilà ça repart, la guerre des Jeff...

Par Hervé Bienvault
Oui, voilà c'est reparti comme au bon vieux temps du livre électronique (Salon du Livre 2000), les débats binaires manichéens, pour-contre, faîtes vos jeux. A ma gauche, le Print est mort de Jeff Gomez, expert en marketing chez Penguin US (vraiment joli coup marketing que ce titre, il va surfer sur la vague, ce Monsieur Gomez), un autre Jeff (qui tire la chasse sur les livres scolaires, les cahiers et les stylos avec), voilà qui va donner du grain à moudre à notre ami Lorenzo qui était bien seul jusqu'à présent, à ma droite d'autres voix s'élèvent, François Bon hier, Peter Brantley aujourd'hui (tout cela via LaFeuille et Virginie) ou plutôt qui s'interrogent. En attendant que le livre en question trouve son éditeur et son traducteur pour une version papier dans les librairies (ça va être la cas rapidement avec le réseau de Jeff, l'américain), mon humble sentiment sur la question. D'abord, les livrels d'aujourd'hui sont infiniment meilleurs que leurs lointains cousins, la technologie va aussi se développer dans d'autres domaines du print (revoir l'interview de Jacques Angele). Le livre ne pèse pas grand chose en comparaison avec les autres productions d'imprimés, il ne pourra pas soutenir à lui seul un secteur dans son entier (voir les difficultés actuelles de grands papetiers comme StoraEnso, tendance des dix géants du secteur ici.)  En cela, je crois que le support papier et le print qui lui est subordonné est évidemment très sérieusement menacé (si ce n'est condamné à terme comme le pétrole, tiens un bon titre Oil is dead, CheapOil is dead  pour l'instant ). Le débat est, en effet, plutôt là, CheapPaper is dead?  Je pense sérieusement que c'est à une échelle de plusieurs dizaines d'années, 2040-2050 pour reprendre une thèse reprise par des esprits éclairés et éclairants ; le support papier, faut-il le rappeler est éminemment lié à la gestion de notre patrimoine forestier, il est au coeur de la gestion de notre environnement. Mes petits-enfants, mes arrières petits-enfants liront-ils exclusivement sur ces livrels ? Connaitront-ils les livres en papier comme mes enfants les disques vynils? (au moins les livres en papier seront toujours lisibles dans ce futur là). Je n'en sais fichtre rien. En attendant, on va se procurer de l'électronique, du papier pour lire des textes, gloser sur le sujet, en faire encore de jolis coups marketing (à quand le livre de Bill Gates ou de Steve Jobs sur le sujet) et il va encore s'écouler, se déplacer beaucoup d'encres minérales et électroniques...

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