Magazine Société

Plushenko remet une couche

Publié le 22 février 2010 par Chroneric

Le milieu du patinage manque d'objectivité. Quand vous écoutez Plushenko mécontent de sa 2ème place devant l'Américain, il y aurait besoin de lui faire redescendre les pieds sur terre. Si vous comparez les deux prestations, il me semble que Lysacek n'a pas volé sa médaille d'or étant donné qu'il a commis moins de fautes. Je ne suis pas spécialiste, mais il était visible que le russe s'était souvent mal réceptionné après ces sauts. Le pied chancelant, ça sautait aux yeux.

Il ne suffit pas de faire des quadruples pour gagner une médaille, il faut aussi que le reste soit parfait. Un programme de patinage est un ensemble et pas seulement une succession robotique de sauts. C'est un spectacle à part entière. La prestation de l'américain a été plus fluide, plus harmonieuse et plus agréable à l'oeil. En outre, il est toujours bien retombé sans soubresaut. Plushenko a même failli tomber, trop tendu. Cela se voyait très bien que le russe manquait d'assurance, sûrement qu'il avait compris que l'américain allait le détrôner.

Il faut donc être objectif et accepter le résultat. Alors, l'ours de Sibérie, comme aime l'appeler son ami Nelson, voudrait que le jugement et la manière de compter les points soient modifiés pour s'adapter à sa petite personne et ainsi le favoriser. C'est un peu fort de café. Quand il avait la médaille d'or tout allait bien puisqu'il était le premier mais quand il perd rien ne va plus. Légèrement mauvais joueur le garçon ? Il sait bien endormir son petit monde celui-là. Interviewé par l'équipe de choc de commentateurs du patinage pour France Télévisions, ces derniers étaient comme des groupies prêts à lui servir un café pliés en deux. Un petit mot pour Brian et hop, ils étaient tous sous le charme aveuglés par son soudain fair-play pour un plus mauvais que lui ! Monsieur Plushenko, visionnez à nouveau votre passage et comparez-le avec l'Américain, vous verrez forcément les différences.

Ce genre de réaction a tendance à m'énerver. Le Russe n'aurait jamais rien gagné dans sa vie (ou très peu), je pourrais comprendre. Prenez exemple sur les athlètes du saut à ski, ski alpin, biathlon, halfpipe, ski cross, snowboard, patinage de vitesse, hockey, bobsleigh, etc… : les athlètes de ces disciplines acceptent l'échec et la victoire de leurs adversaires d'une course. Une fois terminée, tout le monde se congratule et s'embrasse chaleureusement. Le perdant est content pour le gagnant et ça c'est le sport. Le patinage est finalement le seul sport des JO d'hiver où les participants sont très individualistes et parfois égoïstes, pour ne rien partager, même le sourire est forcé entre eux.

La médiatisation est sans doute trop lourde à porter pour eux, ça raye trop le parquet… je veux dire, la glace.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Chroneric 80 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine