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lundi, j'ai mon clown qui rit

Publié le 22 février 2010 par Pjjp44

lundi, j'ai mon clown qui rit
La saison des moissons, c'est ptêt bien toute l'année, mais faudrait pas confondre tout de même avec des cultures hors sol et autres inventions diaboliques qui permettent d'apprécier le non goût et son ballet d'insipide de janvier à décembre.
Je veux plutôt parler en ce lundi qui giboule de récolte de tempête de mots, d'immatériel bouquet de poésie, aussi inutile pour les uns qu'indispensable pour les autres surtout quand il s'agit de transcender l'insupportable comme la misère intellectuelle qui fait gouverne ou la puissance du vide qui tient salon ministériel et l'exemple porté aux nues qui me donne une irrésistible envie d'échouer, pour ne jamais, ne serait-ce même qu'un tout petit peu ressembler à ça.
Nous n'avons pas les mêmes valeurs disait une dame en rigolant dans son pot de rillettes, et comme j'ai ici la chance de fréquenter une bordure océane ; en plongeant le regard dans l'espace liquide-c'est tout ce qu'il m'appartient de faire dans l'immédiat- je me lave ainsi de la bêtise réincarnée aux heures de pointe sur l'écran bleuâtre du génocide culturel.
J'ai des envies de textes à couper le souffle, de philosophies à amputer les bourses, de paroles magiciennes qui nous rendraient un tant soit peu meilleur et feraient fondre les coeurs comme un cornet glacé vanille-noisette au soleil de juillet.
J'ai des envies paradoxales et compliquées, immatures et schizophrènes mais sans les skis sur lesquels je me vaurien.

Je veux jouer au clown blanc qui raconte ses histoires avec des larmes de crocodile qui se transformeraient par la suite en énormes bulles de savon dans lesquelles on rentrerait comme dans un morceau de musique, quand il vous prend les quatre fers en l'air et le cerveau ébouriffé. Je regarde passer la note puisqu'ils ont dû se tromper de table. Non monsieur tout lisse, non madame toute friche, je ne mange pas de ce bain là.
Un sosie? allons-donc...
Comme ils disent sur les étiquettes qui grattent au col, méfiez-vous des contrefaçons.
Je ne suis pas celui que vous croyez, et je ne vous autorise pas à parler en mon nom comme vous le faites en découvrant que j'existe chaque quelques semaines avant les élections.
Vous avez peur sans doutes de perdre votre rang et les guirlandes qui clignotent dans le sapin, grand bien vous fasse.
Vous me faites rire savez-vous, à hurler aux vagues, à vous presque chatouiller sous les bras pour vous remettre en course avec l'Humanité que vous avez déserté depuis tellement longtemps puisque vous ne vous rappeliez même plus qu'elle bougeait encore.
Qui sait , avec toute ma bénédiction, nous allons peut-être nous croiser en vélo Madame des grands fonds publics. Je crois me souvenir que vous nous faisiez la leçon il y a peu...
Je souhaite que les possédants de l'outil de travail pétrolier vous obligent à utiliser vos mollets de fonction pour vous donner l'envie d'acquérir quelque leçon de respect.
J'aspire aux poètes sur les balcons de la représentation nationale, aux chanteurs de rue sur les académiques fauteuils, que les déclarations soient paisibles et universelles et que les escrocs vendeurs de lendemains qui déchantent soient conduits gentiment à la campagne pour leur apprendre les bonnes manières au contact du véritable de la nature des choses.
lundi, j'ai mon clown qui rit

"La Nuit, les chats sont gris
Et les chattes,
La Nuit, pas vu, pas pris,
Bas les pattes,
La Nuit, le Diable a mis
Sa cravate,
La Nuit, c'est la houri
Névropathe!...
La Nuit, la lune brille
en rasoir,
La Nuit, le ciel a mis
Son loup noir,
La Nuit, un tueur maraude
En solo,
La Nuit, un monstre rôde
A Soho!...
La Nuit, les morts-vivants
Déambulent,
La Nuit, les zombies sont
Somnambules,
La Nuit de Walpurgis
Appareille,
La Nuit, Mister Hyde
Se réveille!...
La Nuit, les chats sont gris
Et les chattes,
La Nuit, on se blottit
Patte à patte,
La Nuit on gémit et
On s'endort,
La Nuit, c'est peut-être ça la Mort!..."
Henri Tachan

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