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Emploi : Faire le pari de la Paraplégie

Publié le 23 février 2010 par Bravepatrie

L’emploi des jeunes est la préoccupation première du gouvernement et la rédaction de Brave Patrie n’est jamais avare des conseils qui permettent à coup sûr de séduire les recruteurs. Cette semaine, la paraplégie, un atout indéniable sur le CV du débutant.

Dans un contexte de raréfaction de l’emploi pour les jeunes surdiplômés, il faut savoir se distinguer par son originalité. Passée la classique mention dans la catégorie « hobbies » de l’adhésion du candidat à l’UMP il existe une qualification qui, avec certitude, permettra au jeune de trouver un emploi à la mesure de ses compétences et de son talent : la paraplégie.

Un rapide tour d’horizon de l’état du marché du travail pour les titulaires d’un Bac +5 universitaire nous apprend qu’il n’existe que deux catégories d’emplois qui correspondent à ce niveau d’études :

Le job pour lequel l’employeur exige une dizaine d’années d’expérience parce qu’en tant qu’employeur, on ne peut décemment pas faire confiance à un jeune frais moulu sans mettre en péril la productivité de l’entreprise. « Le jeune remet tout le temps en question le process et/ou la structure de l’unité de production. Il a des idées alors qu’on lui demande de fermer sa gueule en tant que salarié. En plus, il aime le changement donc n’a pas peur de perdre son emploi : le harcèlement management classique du personnel est inopérant », commente Didier V., expert en recrutement chez Global Fucking Consort. Un jeune qui n’aurait qu’un master n’a donc que peu de chances de trouver un emploi, ou alors dans la prostitution, secteur qui reste très demandeur malgré la crise.

Les contrats aidés de type CAE grâce auxquels l’employeur peut s’exonérer de charges sociales. « Le contrat aidé est la clé de la réussite du jeune dans l’entreprise : il participe indirectement à la rentabilité de la structure en allégeant la fiscalité qui pèse sur son employeur », affirme Didier V. L’handicapé est un réel atout pour l’entreprise, bien que son fauteuil roulant nécessite parfois une optimisation du working space : un SMIC horaire sans charges sociales pour un Bac +5 est une opportunité qui ne se manque pas, une sorte d’investissement. L’handicapé peut en outre devenir la mascotte du comité d’entreprise et rapidement s’intégrer : « Alors le jeune, ça roule ? », effet comique garanti.

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En voilà un heureux ! Bientôt, il décrochera un job de rêve.

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En voilà un heureux ! Bientôt, il décrochera un job de rêve.

A l’examen de ces données, on peut affirmer sans se tromper que le jeune surdiplômé qui ne trouve pas d’emploi est celui qui ne fait pas l’effort de bonifier son CV d’une petite paraplégie. Jeter sa voiture contre un platane, c’est si simple et ça permet d’accéder à des niveaux de salaires stratosphériques, équivalents à ceux d’une caissière libérale de chez Carrefour.

Mais attention à ne pas se rater : l’hémiplégie est en revanche vivement déconseillée. « L’hémiplégique ne peut pas appuyer sur le bouton de la photocopieuse ou servir le café, ou alors avec difficulté : le voir se bruler peut amuser le personnel un temps, mais à la longue on conclut forcément à son inutilité sociale », prévient Didier V. Les jeunes sont donc avisés : l’angle de percussion du véhicule doit être préalablement étudié de manière à éviter les mauvaises surprises au réveil.


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