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Big Bisou.

Par Mélina Loupia
A l'instar d'une grenouille rapatriée depuis la rentrée, qui se pose la question du genre du bisou, voici quelques jours que ma façon d'embrasser les blogueuses zé les blogueurs irrite. Allons savoir pourquoi, ce sont les copines et les copains d'Mry qui lui ont emboité le pas dès lors que ce dernier a émis son agacement face à mes bizettes. J'avais déjà appris qu'elles étaient exaspérantes chez mon grand nouvel ami Jean-Pat, mais le feu semble être de paille. En revanche, chez ceux qui vont voir ce qu'il a vu, la flamme ne cesse de s'attiser. Je suis allée voir ailleurs où je vais souvent claquer la bizette par paire, histoire de mesurer les effets de mon geste. Nada. Au contraire, certains ont même relayé mon paraphe, c'est dire. Je me suis alors demandée d'où me vient cette petite manie. J'ai remonté le temps, celui fabuleux des rires et des chants, quand Internet était rempli de bonnes intentions, et que j'errais dans les salles de discussion, les forums et autres ICQ, avant qu'MSN ne soit devenu mon cordon ombilical. A cette époque, qui n'est pas si lointaine finalement, et c'est bien ça qui m'effraie aujourd'hui, mes interlocuteurs étaient gentils, polis, drôles et simples. Et quand, à l'heure de la fermeture, je quittais les lieux, toutes et tous réclamaient mes bizettes. Peu m'importait à l'époque d'être l'objet de moqueries, le con du dîner ou autre volaille fourrée. Mais aujourd'hui, c'est différent. J'ai toujours signé mes commentaires ou autres prises de congés ainsi, mails, rares coups de fils ou réelles entrevues, jamais je ne suis partie sans mes bizettes. Personne n'y a jamais prêté attention, sauf là. Et là, pour la première fois depuis mes premières bizettes, je suis déçue, touchée. D'une part, preuve est faite que de mes commentaires, elles seules sont relevées. D'autre part, même si tout le monde ne le fait pas, je lis souvent des bibis, des bizz, des ... qui ne retiennent pas autant d'attention. Enfin, le panurgisme était devenu un art de bloguer, dès lors qu'un bélier lève le doigt, c'est tout le troupeau qui le singe, et j'ose espérer qu'il ne s'agit là que d'une simple cabale contre mes bizettes que je ne bannirai pas de mon langage, sous quelque forme qu'il fut, est ou sera. Si toutefois, elles persistent à irriter les petits ou gros moutons, libre à eux de bannir mon ip. Mais j'en démordrai pas, c'est plus fort que moi. Des bizettes.     

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