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Facebook, le tout à l'égo

Par Marc Traverson

Eh oui, tout cela est assez vain, dira le misanthrope. Qui se penche sur Facebook, dont l'explosion est désormais une donnée factuelle, et sur l'effervescence particulière qui règne en ce moment dans le cyberespace, pourra à juste titre demander : à quoi bon tant d'agitation ?

Première remarque (du passionné de communication Internet) : on assiste à une nouvelle poussée de croissance du réseau. Cela procède d'un phénomène presque organique, toujours spectaculaire. On se rappelle par exemple la popularisation des blogs, il y a deux, trois ans. A chaque fois, c'est une nouvelle génération de sites qui éclot, une floraison de nouvelles fonctionnalités, autant d'usages de communication innovants qui se répandent. Les anciens contenus prennent un coup de vieux. Viadeo, par exemple, avec sa triste interface, ses fonctionnalités modestes, sa viralité faible, est en train de se transformer en vaste cimetière de cv et de profils professionnels, et les visiteurs risquent de déserter ses allées. A moins que l'équipe de conception ne trouve un deuxième souffle pour recoller au peloton des Facebook et consorts…  Si j'étais eux, je m'inquiéterais. D'ailleurs je crois qu'ils s'inquiètent. Les lois du changement sont sans pitié.

Deuxième remarque (de l'observateur critique) : cette frénésie de communication tous azimuts produit beaucoup de bruit, au sens électronique, mais quid du sens ? Bien sûr, il y a un usage nécessaire des nouvelles technologies, notamment à visée professionnelle. Ce sont les outils de cette génération et de l'époque -- en son temps, Proust utilisait les billets par porteur avec une comparable frénésie, et nul doute qu'il tiendrait un blog s'il vivait aujourd'hui... Il semble que nous assistions à une fusion des identités privées et professionnelles, autour de contenus qui privilégient l'échange rapide, ludique, léger. Image(s) de soi, peau virtuelle, air du temps. Rien de nouveau sous le soleil : Facebook s'impose comme le salon virtuel des nouvelles mondanités électroniques. C'est le lieu où l'on cause. "Totalement inutile, mais il faut y être", me disait une amie en rigolant. Voilà. Communiquer c'est vivre, sans doute

NB : pour se rappeller que nous sommes des êtres de chair et de sang, et non des avatars informatiques, un beau site sur les vanités


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