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le rêve européen vire au cauchemar

Publié le 08 mars 2010 par Despasperdus

L'autre jour, Demeuré Demoraud sur Inter a annoncé que la commission européenne autorisait la commercialisation de pommes de terre OGM... Cette décision repose sur un avis scientifique entaché de soupçons...

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En effet, l'agence européenne de la santé qui a rendu "l'avis scientifique" compte des membres qui ont travaillé pour les firmes qui produisent des OGM... Un mélange des genres, avec des allers-retours secteurs public-privé, caractéristique des mœurs néo-libéraux, qui a permis à Mosanto et aux autres firmes de prospérer sur d'autres continents (Source : Peuples.net).

Cette décision est emblématique d'une UE dont l'objectif exclusif est d'étendre le marché...

Pour Pierre Charasse, ancien ambassadeur de France, certains de nos concitoyens vivent encore dans l'illusion d'une Europe solidaire :

«le marché était tempéré par la mise en œuvre, par les États, sous la pression de forces sociales puissantes, de politiques publiques qui ont permis d’opposer le « modèle social européen » à la brutalité du modèle libéral nord-américain. Dans le même esprit, des mécanismes de solidarité intergouvernementaux ont permis aux pays et régions les moins avancés de connaître des progrès spectaculaires : la Grèce, l’Italie du sud, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, maintenant les pays ex-communistes, ont largement bénéficié des fonds européens». (Géopolintel: Europe : Chronique d’une mort annoncée)

Or, il y a loin du rêve d'une Europe sociale à la réalité :

«Au fil des années, les gouvernements de droite ou de gauche ont accepté de se soumettre(...) aux règles de plus en plus contraignantes et intrusives de l’économie libérale, présentées comme les seules viables après la disparition du socialisme. C’est ainsi que (...) les acquis sociaux et les services publics qui faisaient l’originalité et la force de l’Europe communautaire ont été l’objet d’une entreprise inexorable de démolition. Au nom d’une logique financière pure, on remet désormais en question les systèmes de retraite par répartition, les régimes de sécurité sociale». (Géopolintel : Le traité de Lisbonne ou la fin du rêve européen par Pierre Charasse)

Une UE qui impose les dogmes néo-libéraux:

«La Commission européenne a milité inlassablement et avec succès pour que le rôle régulateur des états s’amenuise pour laisser le champ libre aux seules forces du marché, ce que stipule une annexe du Traité». (Géopolintel : Le traité de Lisbonne ou la fin du rêve européen par Pierre Charasse)

Parallèlement, l'espérance en une Europe politique, acteur indépendant sur la scène internationale, s'est éloignée :

«Les idéologues du marché ont imposé leur vision, celle d’un monde occidental triomphant qui allait propager son modèle au monde entier. Au lieu de s'émanciper de la tutelle américaine, l’Europe s’est au contraire crue obligée de « coller » aux positions américaines. Ce « partenariat transatlantique » déjà explicite a été proclamé avec force après les attentats du 11/9. Dans sa Stratégie Européenne de sécurité adoptée par le Conseil Européen de décembre 2003, l’Europe reprend à son compte la vision américaine du monde, y compris la notion de guerre préventive et la lutte manichéenne du « bien contre le mal ». (Géopintel : La vision Européenne de Pierre Charasse)

Contrairement aux arguments des bisounours "ouïstes", l'adoption du traité de Lisbonne marque un pas de plus vers la fin de l'Europe politique et social. Certains évoquent avec raison la fin du rêve européen. (source : la lettre volée)

L'actuelle crise spéculative qui écrase la Grèce depuis des semaines démontre combien la protection de l'Euro est un leurre. L'UE agit comme le FMI, complice des spéculateurs pour imposer de nouvelles mesures néo-libérales de régression sociale. (parti de gauche : La crise et le Sud de L'Europe : la réponse de la Gauche Européenne)

Alors, comme disait l'autre, que faire ?

«Dans ces conditions, la gauche ne peut faire l’économie d’une véritable réflexion sur la désobéissance européenne. Dans un esprit parfaitement légaliste qui ne remet pas en cause la force contraignante de la loi nationale, il s’agit de construire un droit juste, élaboré dans un cadre démocratique par un peuple souverain, en assumant le fait qu’il puisse s’opposer aux directives, règlements et traités communautaires.» (source : humeurs de gauche)


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