Magazine Journal intime

Dunedin - 4

Par Diekatze

Une ou deux occasions intéressantes de logement me sont donc passées sous le nez pour avoir refusé de signer pour un an. Damned ! Les autres visites se sont toutes avérées décevantes : maisons humides, quartiers douteux, studios minuscules. J’en ai visité un, par exemple, pas trop mal bien qu’un peu cher, dont le lit donnait directement sur le coin-cuisine. De plus, le sol de la pièce était entièrement recouvert d’une somptueuse moquette bleu canard, y compris le fameux coin-cuisine. Comment prépare-t-on un repas digne de ce nom sans éclabousser le sol d’huile ou de sauce tomate ? M’aurait-il fallu ne me nourrir que de plats tout préparés à réchauffer au micro-ondes ? Et est-il sain de dormir le nez sur les restes de lasagnes ? Un autre studio, encore mieux, contenait quant à lui une seule plaque de cuisson, pas même un four ou un micro-onde. Parfait pour les étudiants qui ne mangent que des hamburgers ou des kebabs, mais pour moi ?

Autre exemple : j’ai visité une maison qui aurait pu me convenir, mais la propriétaire n’était d’accord pour signer un contrat de seulement trois mois qu’à condition que je paie les trois mois de loyer d’avance (ce qui est totalement illégal) et sans aucune garantie que je puisse continuer à occuper les lieux à l’échéance. De plus, bien qu’elle accepte de louer meublé, elle m’a fait visiter la maison vide. Suspect, non ?

On trouve aussi sur ce féroce marché du logement un autre type d’habitation,

29. Théâtre
typiquement destiné aux étudiants : le Studio Unit. Vous avez votre propre chambre, souvent avec votre propre salle de bains, et le reste (cuisine, salon) est commun avec les autres chambres de la maison. On a donc tous les inconvénients des auberges de jeunesse (promiscuité, saleté, bruit…) sans les avantages (pouvoir se tirer du jour au lendemain lorsque ça devient trop pénible). Cool. Au début, j’ai systématiquement rejeté ce type d’offre. Mais j’avoue qu’après deux semaines de vaines recherches et de déceptions, j’ai fini par céder à la pression du marché, et bien m’en a pris puisque la première visite fut la bonne !

Chanceuse que je suis (finalement), je suis donc installée dans une maison divisée en deux sections de quatre chambres chacune, ce qui est très raisonnable comparé aux immenses propriétés victoriennes de plus de dix chambres qui existent sur le marché. De plus, la maison est neuve, ce qui signifie qu’elle est isolée contre le froid, et que toutes les fenêtres ont du double vitrage. Une rareté ! Enfin, miracle, les propriétaires ont accepté un contrat de quatre mois, jusqu’à fin juin donc. J’ai cru un temps que c’était pour ma bonne mine, jusqu’à ce que j’apprenne qu’ils cherchent à vendre la maison. Ils doivent donc la remplir à tout prix pour trouver acheteur à un prix intéressant pour eux.

Pour l’instant, je partage l’appartement avec un étudiant en Commerce natif du pays et qui n’a probablement pas encore atteint les 25 ans, et un iranien de 32 ans qui prépare un MBA (Master of Business Administration) et dont la femme, restée au pays, travaille à la Banque d’Iran… Bref, des gars qui aiment l’argent, des gars qui veulent de l’argent, des gars qui mesurent le monde par l’argent. Chouette ! Tout moi, ça ! Au moins ont-ils l’air sympathique et calme, nous devrions pouvoir nous entendre. Le suspense est total pour la quatrième chambre qui est encore inoccupée. Selon le propriétaire, un couple était intéressé, mais il semblerait qu’ils aient renoncé, à mon grand soulagement je l’avoue puisque la chambre libre jouxte la mienne…


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