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Sur les traces mythiques d'écrivains voyageurs

Publié le 11 mars 2010 par Chantalserriere

A retrouver les lieux qu’ils fréquentaient, lors de leurs pérégrinations,

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les voyageurs mythiques, à la plume féconde, savaient apparemment  fuir les chaleurs torrides et les miasmes de la vie quotidienne. Je me demande s’il leur arrivait de se fouler le poignet dans un accident de taxi à Singapour et si, notoriété aidant, le récit de l’événement se trouve, à jamais mémorisé, dans l’un ou l’autre de leurs écrits.

La chaleur moite de Singapour, les fièvres paludéennes, le whisky quotidien sur les terrasses à la tombée du jour, l’alcoolisme insidieux, la platitude des échanges sociaux, la folie amok des sortilèges malais, les sombres bouges de Bangkok… L’attirail exotique de tout un monde plein d’images hante à jamais notre mémoire. Les couleurs envoûtantes, le parfum des épices, celui de fleurs inconnues, plus rouges, plus ouvertes, plus fines, plus extravagantes, la saveur des fruits, plus savante, plus piquante, plus trouble, la beauté des femmes, plus frêles, plus graciles, plus souriante, leurs gestes harmonieux , leur démarche pressée..

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En est-il de même aujourd’hui ?

Bien sûr les gratte-ciel ont poussé partout, dans toutes les villes du sud-est asiatique. Mais les contrastes sont saisissants. Autels populaires aux pieds des centres commerciaux géants de Bangkok

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où la foule se presse pour recevoir la bénédiction divine et tirer le bon numéro à la loterie. Ruelles sombres et temples d’or ou de porcelaine.

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Infinie grâce des salutations, mains jointes sur la poitrine, tête inclinée. Arnaqueur à chaque coin de rue à la recherche du touriste candide. La mondialisation de la consommation, les enseignes Pierre Cardin, les Mac Do, la mode uniformisée fabriquée dans les ateliers de Chine n’ont pas encore complètement gommé les particularismes. Le voyageur en a pour son argent. Et Conrad, Maugham, Orwell, pourraient encore rêver, le stylo à la main, au bord de la rivière Chao Phraya, en sirotant un verre sur la terrasse de l’Hôtel Oriental…

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Photos:Guy Serrière.

1- L’hôtel Oriental (Bangkok), à l’époque où S. Maugham le fréquentait.

2- Danseuses dans la rue accompagnant les prières des passants voulant s’assurer d’une bonne fortune à l’aide du billet de loterie acheté à l’entrée du petit square entourant l’autel dédié à Brahma et à son éléphant Erawan

3- Tête du célèbre bouddha couché (47 mètres) de Bangkok.

4- Sur la terrasse de l’hôtel Oriental, aujourd’hui.


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