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L’Etoile de Vénus (IV) (José-Maria de Heredia)

Par Arbrealettres

J’aime … et de cet amour j’ai l’âme toute pleine;
Je tremble … mon coeur bat … Je ne sais? … Mais je sens
Quand je touche sa robe ou sa main tous mes sens
Tressaillir, et le feu me courir dans la veine;

Aussi je meurs d’amour aux genoux de ma reine,
A voir s’épanouir la fleur de ses vingt ans,
Rayonner dans ses yeux un éternel printemps,
A l’écouter parler, respirant son haleine.

Mais ce que j’aime en toi surtout, ô ma beauté,
C’est ta jeune poitrine où bat la volupté.
Oh! Quel enivrement et quelle poésie

Dans ces deux seins naissants façonnés par l’Amour!
Oui la Grèce eût moulé sur leur divin contour
Une coupe où les Dieux auraient bu l’ambroisie.

(José-Maria de Heredia)

 

 



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