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Sans tabou:épisode3: Une remise pour tes beaux yeux!

Publié le 03 janvier 2010 par Bella_ragatsa
Sans tabou:épisode3: Une remise pour tes beaux yeux!
Une semaine après, en ouvrant la porte de son balcon, Rami suivit Sondos qui prit une chaise, et qui s’assit en se donnant une vue directe sur la villa, de madame Habiba, la vielle dame, qui a gâché son tête à tête avec son homme, et qui a causé une grosse dispute entre l’employeur et son employée, le jour maudit où elle est venue cherché sa sale bête, que Sondos aurait souhaité dans un moment d’énervement qu’il soit écrasé sous les roues assassines d’une semi-remorque, tellement elle était en colère.
Rami, en s’approchant d’elle, encore d’un pas, posa doucement sa main sur son épaule puis se lança, en rigolant.
- Allez souris ! tu sais que tu deviens laide quand t’es sur les nerfs !
Sans même bouger la tête, les yeux sur la maison de la voisine.
- Rami, s’il te plait laisse-moi seule !
- Oh arrête ! ne me dis pas que tu n’arrives pas encore à oublier la dispute !
En hochant la face, d’un regard coléreux.
- On était bien ensemble ! j’ai cru pour un moment avoir récupéré l’homme que j’aime et voilà que tout se foire !
Il saisit une chaise, s’assit près d’elle puis continua, d’une voix sérieuse.
- Il est marié ! et puis il est à Madrid maintenant et sûrement en train de…
Elle lui coupa la parole, hardiment.
- Il ne lui fera jamais l’amour !
En levant les sourcils.
- Ah oui ? Tu sembles très sure de toi !
En traçant un sourire furieux.
- Je sais de quoi je parle ! puis en allumant une cigarette et en suivant la vielle dame, qui ouvra la porte principale de sa maison et mit la chaise, comme d’habitude, au même endroit, en se donnant une belle vue sur la maison du chott, la voilà, la vieille sorcière !
La vieille dame de loin, malgré son manque de vue et ses grosses lunettes, repéra la jeune femme, et lui fit un signe amical avec la main. Sondos, répondit au signe, par un faux sourire, plutôt vénéneux, puis reprit.
- La salope, je souhaite sa mort !
- Oh ! mais arrête ! tout ça parce qu’il t’a sévèrement grondé ?
- Il n’arrêtait pas de crier que j’étais négligente que si je faisais plus d’attention, au lieu de lui courir après comme une vieille fille, la voisine n’aurait pas dû remarquer l’arrivée des filles ! s’écria-t-elle les yeux brûlant de colère.
Il se mit à rire, sans le vouloir vraiment, puis en tachant de plaisanter.
- Dis plutôt que c’est le titre de vieille fille, qui t’a énervé !
- Le salaud ! mais il se prend pour qui ! j’ai 26ans, je te rappelle connard ! puis en mordant sa lèvre inférieure, moi je cours après lui ? comment a-t-il eu le culot de me le dire ! il est venu me chercher tout seul ce jour-là, tellement il semblait malheureux de son mariage !
- Mais qu'est-ce qui te fait penser qu’il est malheureux ?
Elle se mit debout puis en souriant.
- Hey ! je suis sa copine et une femme avant tout ! je peux renifler son malheur !
Grossièrement, il répondit.
- Ben en tant que mec, tant qu’elle n’a pas de queue, elle est baisable pour moi !
Elle lui jeta un regard de mépris puis elle ajouta avec une expression impitoyable.
- Combien de fois devrai-je te rappeler que t’es super raffiné ?
Il sourit comme un imbécile puis répondit, honteux comme un renard qu’une poule aurait pris
- Ben, je suis désolé pour le mot grossier que j’ai employé, mais c’était juste pour te dire qu’il n’y a pas de raison pour que la sœur du boss ne plaise pas à son associé ?
En tournant la tête vers la vieille femme, qui les regardait de sa chaise attentivement comme un chien de garde, elle reprit d’une voix basse.
- Il aime trop les seins ! puis en rencontrant le regard de son soi-disant époux, et je ne pense pas qu’il aurait envie d’une nana qui n’a qu’un seul !
Il éclata de rire, à haute voix, puis dit.
- C’est vraiment nul ce que tu dis !
Puis la sonnerie du GSM de Sondos rompit son rire, il se taisait pendant qu’elle décrochait.
- Bonjour Boss !
En verrouillant la porte de son bureau à la faculté, il dit en saisissant une chaise.
- Tu fais quoi ?
- Euh, je prends mon café du matin ! tout en admirant la vieille d’en face !
Akram, furieux, s’écria.
- Cette vieille ! elle n’a rien à foutre à part nous observer ! puis en se rappelant la raison pour laquelle il a appelé sa gérante, écoute on a un nouveau client, c’est un homme d’affaires saoudien, et il veut fixer une date aujourd’hui alors tu t’habilles illico, et tu vas le rejoindre à son hôtel !
Puis en cherchant un bout de papier dans sa veste.
- Je vais te donner le nom de l’hôtel !
Rami, suivit Sondos, de regard son prononcer le moindre mot, jusqu’à ce qu’elle reprit les coordonnées dictées sur son agenda.
- Alors, on a un client ce soir ?
Elle se leva et en attachant ses cheveux.
- Oui, un fortuné Saoudien, de la famille royale à ce qu’il paraît !
- Ah ! je vois ! puis en badinant, on verra bien si cet homme saoudien avait les mêmes gouts en matière de filles que nos clients habituels européens !
45minutes plus tard, elle fut en en tête à tête avec son client richissime, non dans sa suite d’hôtel, mais dans la réception ; un homme grand, la quarantaine ou plus, à la peau mate, et au regard froid et sévère, digne d’un mafieux, extrêmement élégant, avec une grande montre, lourde et brillante garnie de diamants, qui la laissait sous le charme un long moment.
Elle a eu assez de mal à arracher son regard de cette contemplation de ce bijou bling bling, puis en s’efforçant de lever la face.
- Alors monsieur Abdallah ! voulez-vous jeter un coup d’œil sur le catalogue des filles ?
En allumant un cigare, gracieusement, il murmura d’une voix rauque.
- C’est la raison pour laquelle vous êtes là mademoiselle !
- C’est bon alors ! elle sortit par la suite le petit catalogue de son sac à main et le posa doucement sur la petite table ronde.
Il le saisissait puis avant de l’ouvrir.
- Et vous ? vous ne figurez pas dans le catalogue ?
D’une voix aigre et vibrante, elle reprit.
- Je ne suis pas une prostituée, monsieur Abdallah !
- Vous êtes une patronne alors ? dit-il en souriant méchamment.
- Non plus ! murmura-t-elle en traçant un faux sourire, je ne suis qu’une simple gérante, une sorte de secrétaire, qui fixe les rendez-vous !
Il la regarda un bon moment, d’un air méprisant , puis il ouvrit le catalogue et ses doigts glissaient sur le papier un peu rugueux et finissent par s’arrêter, sur une feuille assez usée, tellement, elle était visitée et étouffée par une vingtaine de pouce et d’index.
- Je crois avoir trouvé ma fille ! dit-il doucement.
- C’est qui ?
En enfonçant les yeux sur la page.
- Euh, une certaine Lena !
- J’en étais sure ! murmura-t-elle en riant, puis en essayant de récupérer le catalogue, on va maintenant se mettre d’accord sur le lieu et le temps, qui vous conviendra !
En attrapant si fort le catalogue, sans la laisser le saisir.
- Je n’ai pas encore terminé !
Stupéfaite, elle l’observa en petit moment en disant.
- Mais vous avez dit avoir trouvé votre fille ?
En écrasant son cigare, encore intacte dans le cendrier, tout en la fixant d’un regard louche.
- Il manque encore la deuxième !
******************************************************
Après une semaine de rentrée scolaire, Ranime commença de trouver ses repères, elle se lia déjà d’amitié, avec une certaine Rafiaa, une fille super gentille, pas aussi timide qu’elle, mais avec qui elle s’entendait bien, et avec qui elle passait la plus part de son temps. Elle était tunisoise, habitant au Mourouj , et heureusement pour Ranime, elles étaient au même groupe.
- On a une séance de TD dans une heure, n’est-ce pas ma puce ? dit Rafiaa en s’arrêtant devant la porte de la buvette.
- Oui, on va faire la connaissance de l’enseignant de communication ! répondit Ranime, en suivant Rafiaa, à l’intérieur de la buvette.
- Ah, oui l’enseignant de la communication ! puis en regardant son amie, il y a une rumeur qui circule à son propos, comme quoi c’est un homme à femmes, et qu’il sort toujours avec ses étudiantes !
- Il l’a l’air d’un salaud !
En éclatant de rire.
- Hey, ma puce , tous les hommes sont des salauds ! puis d’un regard vacillant de joie, ah, ce sont mes amies de l’INSAT, viens avec moi je vais te les présenter !
En s’approchant des filles, elle leur fit la bise puis en tenant Ranime par la main.
- Je vous présente mon amie de Sousse, Ranime !
L’une des filles, la plus grande, badina.
- Oh, de Sousse, avec votre fameux accent ! allez parle nous sahélien !
Rafiaa la tapa tendrement sur la main puis en rigolant.
- Arrête de la taquiner Asma !
Puis l’une d’elles avec des lunettes de soleil, prit la parole.
- Tu habites dans le foyer juste à côté ?
- Non, je loue un appartement avec deux filles !
- Ah c’est bien ! intervint la troisième fille, un peu ronde. Louer un appartement c’est mille fois mieux qu’habiter un foyer, enfin pour moi !
Puis Asma, ajouta, en frottant son front.
- Si tu connais bien tes colocataires, je partagerai l’avis de Meriem.
En se sentant bien avec les amies de son amie, elle dit.
- Enfin, je connais l’une d’elles depuis mon bac, mais l’autre c’est une connaissance récente !
- Ah ! fais attention ! intervint la fille aux lunettes de soleil, il ne faut pas accepter n’importe qui !
- Non, ça fait une semaine qu’on habite ensemble, elle s’appelle Sabrine et c’est une fille bien !
Asma, ouvra grand les yeux en entendant ce nom puis se demanda.
- Ce nom me dit quelque chose ! elle n’est pas vendeuse par hasard ?
Étonnée, Ranime murmura.
- Oui au Palmarium ! tu la connais ?
En allumant une cigarette, elle reprit.
- C’est une mauvaise fille !
- Mais non c’est une fille bien !
En échangeant un regard bref avec Ranime, elle continua.
- Je ne la connais pas personnellement, mais elle était la binôme d’une amie à moi l’an dernier ! et d’après ce que ma copine m’a dit, c’est une menteuse, mais surtout une voleuse !

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