Il y’a presque un an, les digues de nos coeurs cédaient sous des flots de tristesse. Nous étions tous inondés de peine.

Le réveil au lendemain de la tempête fut plus difficile encore, une impression de vide et de creux, l’abattement.
Un an…un an pour pomper tout ce dégoût de ce que peuvent être la vie et le destin. On a réparé des fissures, fait du vide, s’est reconcentré sur l’essentiel. Mais nous ne pourrons jamais combler ce manque.
Nous avons construit, nous nous sommes reconstruits.
L’amer monte…et ça m’fait pas marrer. Plus que quelques jours, et la flamme de ce terrible anniversaire viendra nous narguer, ondulant comme une pute.
Le lecteur lambda ne comprendra peut-être pas, se demandera pourquoi ce texte-là. Ce n’est rien de plus que de la rage, celle d’avoir perdu il y’a presque un an…un « papa ».
