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Qui de nous deux

Publié le 16 mars 2010 par Beniouioui

Image1"Je ne fais pas partie de ceux qui, comme dans une équipe alors que le match n'est pas fini iraient non pas motiver l'équipe pour gagner mais la critiquer", a déclaré sur i-TELE la secrétaire d'État à la Famille Nadine Morano. "Moi je fais partie de ceux qui pensent que rien n'est joué jusqu'à la fin de cette élection, donc jusqu'à la fin du match."

Nadine n'a pas tort dans son analyse sportive : la force mentale est bien souvent la clef du succès. Celui qui y croit a déjà gagné quelques points.

Mais Nadine a tort dans son analyse politique : quand on fait fausse route, il faut faire machine arrière.

Les élections régionales ont brillamment démontré le fossé qui sépare le peuple et ses élites politiques. Qu'un parti de gouvernement refuse d'écouter les complaintes de ses électeurs est étrange. Tellement étrange que nous en venons à siffloter le célèbre refrain du chanteur M (Matthieu Chedid):

"Qui de nous deux inspire l'autre?"

Aujourd'hui les personnalités politiques n'inspirent plus personne. La moitié des français ne vote plus quand l'autre moitié vote sans conviction.

Si le politique n'inspire plus le peuple, le peuple devrait alors inspirer le politique.

Il y a quelques jours, Christine Boutin faisait cette intelligente analyse de l'état actuel de la droite : Sarkozy a été élu pour "liquider" mai 68 et bâtir une nouvelle société ancrée dans des fondamentaux; il ne l'a pas fait et a perdu.

Nos gouvernants voient-ils qu'une société sans repère est une société qui erre?

De nombreux intellectuels retravaillent les concepts de gauche et de droite pour comprendre l'évolution actuelle. S'ils se battent sur des concepts, tous perçoivent que les projets de société attirent. Le projet écolo, le projet gaucho-anarcho, le projet extremo-conservateur. Les tea parties aux USA, le yoyo des sondages en Grande-Bretagne, le désamour de Berlusconi qui commence à poindre en Italie. Avec les bons côtés d'un peuple qui cherche des repères et les mauvais côtés d'un peuple par définition populiste.

"Qui de nous deux inspire l'autre?"

Dans l'encyclique qui inspire BeniNews (Caritas in Veritate), il y a des pistes sur lesquelles droite, gauche, centre ou même girouette devraient s'engager.
Il y a l'économie sociale, l'écologie humaine, la ruralité, la culture et l'éducation, la famille, les églises.
Il y a des valeurs inaliénables et des institutions subsidiaires qui en facilitent la transmission.
Il y a l'espérance.

La politique, Nadine, n'est pas un match entre la droite et la gauche. Car dans ce match le perdant est toujours le même, le peuple.
La politique, c'est permettre à chacun d'avancer vers quelque chose de grand : le "développement intégral de l'homme" (Benoit XVI).

Dieu inspire l'homme; l'homme aspire à Dieu; les hommes transpirent entre eux. Redonnons du souffle...


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