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La violence scolaire :

Publié le 22 mars 2010 par Perceval

Ce titre que j’emploie, moi-même, rend-il compte de ce dont nous souhaitons parler … ? A mon avis, qu’en partie . Pour ce qui nous concerne : établissements scolaires hors phénomènes de banlieue, hors Zep, nous vivons la violence comme une éventualité liée à la vie quotidienne ( à moins de prendre la vie elle-même comme une maladie .. ! ). Le règlement intérieur, l’encadrement adulte, enfin la gendarmerie, la loi républicaine .. ; sont nos outils pour faire face à l’imprévisible. Le souci quotidien se situe ailleurs, et y répondre par des ‘assises sur la violence’, ou par la ‘sanctuarisation’ des établissements, ou par des ‘ diagnostics de sécurité’… - permet des effets d’annonce, – permet d’occuper la une de la presse, mais ne répond pas au souci persistant que j’aimerai pouvoir évoquer et auquel, à mon avis, on ne répond pas.

Ce souci, nous l’appelons également ‘malaise’ si nous partons de l’enseignant, nous l’appelons ‘ démotivation ‘, ‘ agressivité ‘… si nous partons des enfants.

L’éducation nationale, ne sait pas trouver la bonne méthode pour faire face à une transformation du ‘système ‘… Ce ‘ système ‘ (je ne suis pas universitaire, et je n’ai pas les mots du sociologue), semble évoluer malgré nous, et se fiche de tout ce qui voudrait être ‘ sanctuarisé ‘ !) . Ce système prend la forme du ‘ mammouth ‘ pour notre ministère, ou d’une hydre libérale pour ce qui est de la société. Cette croissance semble se faire malgré nous… Ainsi : l’enfant est roi, voire tyran ; il peut être impoli, et exprimer fort, tout le mal que ses parents pensent des fonctionnaires. Les parents, s’affirment comme une clientèle insatisfaite… Et notre hiérarchie, tente de s’installer dans une posture de ‘ gouvernance ‘ avec le rappel incessant de la culture du résultat, à laquelle nous ne pourrions pas échapper… !

 Je pourrais être beaucoup plus long sur ce chapitre…  Aussi, je m’interroge, sur les propositions de notre ministère. Vont-elles nous aider dans cette tache ?

J’ai même la crainte (mais peut-être, n’ai-je pas assez de hauteur de vue .. !), que les remèdes avancés, n’occultent le travail de fond , qui lui est nécessaire. Non pas, par les mesures précises qui, au pire, n’auront pas d’effet  (le portique, dans mon lycée…); mais par l’idéologie sous-tendue, qui ne fera qu’augmenter le ‘ souci ‘.. ! J’ose aussi espérer que la ‘ gestion de crise ‘ ( Plan de sécurisation paru au BO N°10 ), ne soit pas notre lot quotidien !

 Le manque de reconnaissance du métier d’enseignant, est une cause de stress. La pratique individuelle du métier la conforte. Nous devons travailler ensemble, il nous faut du temps de concertation. Le problème d’une personne doit devenir celui du groupe. Ensemble, nous sommes capables d’élaborer nos propres stratégies. Le réflexe disciplinaire, seul, n’est plus adapté, il nous faut également des objectifs communs, et donc un travail en commun…

 Je suis favorable à la mise en place du ‘ tutorat ‘, aux activités interdisciplinaires… Je suis favorable à une formation des maîtres qui inclue des compétences psychosociales. Je souhaiterais que pour affirmer une volonté de réformer notre système scolaire, nous puissions avoir les ‘ moyens ‘ de travailler autrement.


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