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Pink Floyd montre l’exemple !

Publié le 09 mars 2010 par Réverbères
Pink Floyd montre l’exemple !La problématique des droits d’auteur est très complexe. À qui appartient quoi ? Je ne rentrerai pas dans le détail, mais cette problématique devient de plus en plus importante avec l’explosion des supports numériques qui permettent une diffusion exponentielle des œuvres sans qu’on puisse réellement en assurer le contrôle.
Faut-il seulement en assurer le contrôle ? C’est une question complexe et des solutions telles que la loi Hadopi en France ne me convainquent pas. Il n’en reste pas moins qu’une « œuvre » ne tombe jamais du ciel. Pas même de la face cachée de la lune. Il a fallu que quelqu’un y travaille, y passe du temps, y donne de sa créativité. Le droit de l’auteur me semble quelque chose d’essentiel et de réellement « inaliénable », en ce sens qu’il ne peut pas être retiré à l’auteur. Comme tout se vend de nos jours, il est logique que l’auteur soit rémunéré pour ce travail et cette créativité. On est cependant aujourd’hui dans un univers bien flou à cet égard.
Notamment, le rôle d’un éditeur est assez ambigu. L’éditeur édite et diffuse. Il prend un risque au départ… et tant mieux pour lui quand le risque est récompensé. La société EMI a certainement été récompensée en éditant les œuvres extraordinaires de Pink Floyd, selon moi un des groupes les plus mythiques de l’histoire de la musique pop ou rock.
Alors oui, je me réjouis d’apprendre que Pink Floyd s’est présenté ce mardi devant une Haute Cour de Londres dans le cadre de l’affaire qui l’oppose à sa maison de disques EMI. Pink Floyd veut savoir quelle est exactement sa situation contractuelle avec EMI. La première question est de savoir comment sont comptabilisés les droits d’auteur de leur musique sur le net. La deuxième est que le groupe ne veut pas qu’EMI vende des morceaux individuellement et sortis de leur contexte original, ce qui – cela me semble évident – est contraire à toute la démarche artistique du groupe et est de plus – plus que vraisemblablement – contraire au contrat qu’ils ont avec la maison de disques.
Les enjeux financiers en l’occurrence sont évidemment énormes. Mais à une échelle bien moindre, il y a de nombreux petits auteurs qui ne sont considérés par leurs éditeurs que comme une usine à production et dont l’avis n’est que bien peu pris en considération dans le grand chamboulement actuel autour des droits numériques.
Pink Floyd montre l’exemple et c’est tant mieux. Est-ce que cela servira à quelque chose pour la grande masse des auteurs ignorés, j’en suis moins sûr ? Mais enfin, on ne sait jamais…

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