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Le filtre médiatique en clair

Publié le 30 mars 2010 par Uscan
Noam Chomsky explique à merveille comment fonctionne la propagande en démocratie : jamais un politicien ne décroche son téléphone pour contraindre une rédaction. Cette dernière serait tellement choquée qu'elle irait à l'inverse des ordres, juste par protestation. Tous les journalistes vont diront qu'ils ne subissent aucune pression et qu'ils expriment ce qu'ils veulent.
Selon le célèbre intellectuel, le contrôle des médias en démocratie n'est pas centralisé, il émane de façon naturelle de plusieurs facteurs et institutions.
Les universités et les écoles sélectionnent leurs candidats, les rédactions choisissent leurs collaborateurs. Ceux dont la pensée n'est pas conforme (que l'on nomme désormais des complotistes - ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait pas réellement des individus fascinés par des complots imaginaires, on mélange les deux) sont automatiquement écartés. Certains passent à travers les mailles de ce filet et ceux-là connaissent tous les problèmes possibles avec leur hiérarchie, leurs reportages sont refusés.
Comment se maintient cet ordre ? Par deux facteurs : la publicité et la hiérarchie. Les journaux qui investiguent et commencent à publier des informations gênantes pour les élites perdent petit à petit leurs annonceurs et leurs revenus (quelques titres se financent autrement comme le quotidien de référence mexicain "La Jordana" dont le discours diffère fortement des autres médias dominants sur la planète). Par ailleurs la grande majorité des journaux sont possédés par des groupes appartenant aux élites, les journaux leurs appartiennent donc. Noam Chomsky répond ainsi à un auditeur (de sa conférence) qui lui demande "Comment l'élite contrôle-t-elle la presse ?" : "Comment l'élite contrôle-t-elle General Motors ? Elle n'a pas besoin de la contrôler, General Motors lui appartient."
On demande dix fois plus de preuves et de détails à ceux qui avancent d'autres hypothèses que les théories officielles, pour leur part adoptées de façon souvent très légère. Dans l'extrait que je vous présente ici, Hélène Blanc, politologue et criminologie spécialiste de la Russie explique qu'il n'est pas fantaisiste d'étudier l'hypothèse d'un attentat commis par un service Russe contre sa propre population. Cette éventualité choque tellement, même si plusieurs indices concordent fortement, que l'on refuse d'étudier l'hypothèse. D'autant plus que cette étude s'écarte des lignes de lecture habituelles et simplistes du terrorisme islamiste.
De toute évidence l'impartialité et l'étude des faits ne sont pas les seules lignes de conduite des médias domniants, cela est palpable dans cet entretien. Il y a une émotion vive, irrationnelle, qui incite à repousser les théories hors des lignes officielles. Voyez à l'œuvre une force omniprésente dans toutes les rédactions des grands médias.
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