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2012, les "seules" conditions d'une victoire de la gauche

Publié le 30 mars 2010 par Gilles74
La  course  aux  présidentielles  qui  remplace  très  vite  les  régionales  dans l'esprit  des  FRANCAIS  est  donc  partie.   Les  conséquences   de  la  crise financière (provisoirement  atténuée)  mais  plus  encore celles  de  la  crise  sociale  qui  résulte  de  la  crise  économique laisse  tous  les  français  dans  l'expectative.   Après la victoire  des  régionales  la  gauche  a t elle  une  chance de  gagner  les  prochaines  élections  présidentielles   ou  alors  de  vérifier  ce  vieil  adage "JAMAIS  DEUX  SANS  TROIS"?   Chacun  sait  (ou  devrait  savoir)  que les  comptes  de  l'état  sont  en  déficit  structurels. c'est  à  dire  que chaque  année  en  début  d'année  budgétaire  la  somme  des  dépenses  obligatoires  liées  aux  engagement  de  l'état  deviennent  et  deviendront  de  plus  en plus  déséquilibrées  comparativement  aux  recettes possibles  de l'état. http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2010/plf2010_som.php   http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2010/chiffres_cles.pdf   Jacques  ATTALI  sur  son  blog (voir  article  ce  dessous) pose  les  données  du  problème  si  souvent  insoluble  pour  la  gauche  depuis 2002.   L'analyse  sans  complaisance  de  la  situation  réelle  des  déséquilibres  des  finances  publiques, mais  plus  encore le  projet non  démagogique  d'appuyer le  nouveau  pacte  social  certes  nécessaire  sur un  programme  économique qui  soit  crédible et donc  possible  de  mettre  en  oueuvre.    Se  contenter de la  phase  de  redistribution  des  richesses  sans au  préalable  dire  comment les  créer  en  volume  suffisant devrait  dans  ces  conditions vérifier le vieil  adage français.     "BIS  REPETITA...."le 23 mars 2010  par Jacques Attali

S’il est une constante des trente dernières années en France, c’est bien la défaite lors de l’élection principale du vainqueur des élections intermédiaires. Ainsi, quand la gauche ou la droite gagne des élections législatives ou régionales, elle perd l’élection présidentielle suivante.

Aujourd’hui, comme en 2004, la gauche a gagné massivement les régionales. Aussi, en 2012, comme en 2007, elle devrait perdre les élections présidentielles.

Certes, les circonstances sont très différentes ; et tout semble, cette fois, jouer en faveur de la gauche : sa victoire à ces élections régionales est encore plus nette que lors de la précédente consultation ; 

l’élection présidentielle de 2007 opposa deux candidats pour qui c’était un baptême du feu, alors qu’il s’agira en 2012 de la réélection d’un président sortant, dont l’opinion semble rejeter l’hypothèse même d’un second mandat ; enfin, une crise économique et financière d’ampleur majeure est passée par là ; et on n’a jamais vu réélue une majorité, ou un président, portant la responsabilité de la gestion d’une période pendant laquelle le chômage s’est aggravé.

Tout semble donc jouer en faveur d’une victoire de la gauche aux prochaines élections présidentielles.

Encore faudrait-il qu’elle soit capable de franchir cinq obstacles, si possible dans cet ordre :

1.   Choisir un candidat capable non seulement de gagner mais de gérer le pays. Et si possible le choisir vite, pour lui donner le temps de former son équipe  et de sortir de l’improvisation dans la préparation de la conduite du gouvernement.

2.   Faire une analyse honnête de la situation. Aujourd’hui, à entendre parler les représentants de la gauche, on n’a pas le sentiment que, en public au moins, ils réalisent ni la gravité de la situation du pays ni le fait que celle-ci n’est pas le seul fruit de la politique de la droite, mais bien le résultat d’une crise majeure : celui qui gérera le pays entre 2012 et 2017 se trouvera face à un pays fatigué, un budget exsangue, un chômage massif, une croissance très faible ; avec l’obligation de réduire les déficits et de financer les dépenses d’avenir. Il n’y aura donc aucune place pour la démagogie.

3.   Réussir le jeu des alliances : la victoire n’est en effet possible que si toute la gauche et une large partie du centre y contribue ; chacun devra donc retrouver, dans la stratégie présidentielle, des éléments de sa vision de l’avenir.

4.   Proposer un programme crédible, qui ne peut se résumer à arroser des catégories électoralement payantes, mais qui doit permettre d’améliorer la compétitivité du pays, la formation de ceux qui y travaillent, la justice sociale, sans remettre en cause ni les exigences de l’environnement ni celles de la construction européenne, si vitales pour notre avenir.

5.   Enfin, convaincre le pays ; face à un président sortant qui saura parfaitement jouer des faiblesses de la gauche sur les quatre points précédents, cela ne sera pas simple : le candidat Sarkozy a montré qu’il était redoutable. Le président sortant, auréolé d’un succès du G20 qui se sera tenu à Paris quelques mois avant les élections, (on ne peut que le souhaiter dans l’intérêt de la France) sera , pour quelque candidat que ce soit, un adversaire de très haut niveau. "


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