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Alerte rouge

Publié le 30 mars 2010 par Pierre Salviac

Je remonte au dיbut de la saison 2009-2010 quand la ligue inaugurait une nouvelle formule de Top 14 qui se trouve ךtre un succטs. Les clubs franחais prיtendaient ךtre bien gיrיs. Il montraient du doigt les clubs anglais obligיs de laisser partir leurs meilleurs joueurs pour יviter la faillite.

Quelques mois plus tard ce n’est plus le mךme refrain. La DNACG vient d’יpingler 6 d’entre eux. Trois en Top 14 : Stade Franחais, Montauban, Bourgoin. Trois en Pro D2 : Lyon, Tarbes et Mont de Marsan.

Malgrי tout la Ligue continue de nous dire que le rugby professionnel est un succטs dans notre pays. Que les יtrangers continuent de venir en masse. Qu’il n’y a jamais eu autant de spectateurs dans les stades.

Moi j’observe que les clubs qui montent doivent cette ascension artificielle א la gיnיrositי d’un mיcטne. Boudjellal א Toulon. Lorenzetti au Racing. Mais ceux-ci ne viennent pas s’ajouter א d’autres puisque dans le mךme temps Martinet a retirי ses billes de Bourgoin et Guazzini n’est pas loin passer la main au Stade Franחais.

Depuis le dיbut je dis qu’en rugby le professionnalisme n’est pas viable dans notre pays. Depuis son avטnement en 95 je n’ai pas vu arriver de nouvelles plate-formes יconomiques. Lyon n’y parvient pas. Bordeaux non plus. Une ou deux fois par an un exploit de l’יquipe de France aspire le rugby vers le haut mais je ne vois pas de rיpercussion sur le rugby de club.

On nous dit que nos stades sont devenus trop petits pour justifier des dיlocalisations sauvages : Biarritz א Saint Sebastien, Toulon א Marseille, Bourgoin א Grenoble et surtout le Stade Franחais au Stade de France quand ce n’est pas א Bruxelles.

Mais pourquoi construire des stades plus grands si c’est pour les justifier deux ou trois fois par an ? Qui doit les financer ? Les collectivitיs territoriales ou des entreprises privיes ?

Le temps n’est pas aux prioritיs pour les יquipements sportifs. Nos architectes sont tellement imbus de leur personnes qu’il nous construisent des pompes א fric. Leurs chefs d’oeuvre ne sont pas adaptיs aux besoins du sport professionnel. Voyez Charlיty. Le Stade Franחais rechigne pour y aller jouer tellement ce stade a des allures de mouroir.

Au lendemain d’un Grand Chelem de l’יquipe de France, avant les quarts de finale de la Coupe d’Europe avec 4 clubs franחais qualifiיs (Toulouuse, Biarritz, Clermont, Stade Franחais) et avant la phase finale du Top 14 qui dיcerne le Bouclier de Brennus tous les voyants devraient ךtre au vert s’agissant du rugby made in France.

Je constate que beaucoup sont א l’orange. Certains virent au rouge. Un Tsunami menace. Mais comme lors du naufrage du Titanic l’orchestre de la LNR continue de jouer : "plus prטs de toi mon Dieu". Au revoir.


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