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Le retour au pays des merveilles.

Publié le 31 mars 2010 par Reenco

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La vision que j'ai de la vie a largement été inspirée il y a plus de 25 ans par le Neverland de Peter, le Wonderland d'Alice, les carosses de Sissi et l'arc-en-ciel des Bisounours. 

Autant dire qu'à Disneyland Paris, mon activité préférée, bien loin du train délirant et des crânes des pirates des Caraïbes,  c'est le voyage dans le monde des Poupées. Au cinéma, je me sens dans mon élément devant des princesses, des grenouilles et des pays enchantés. C'est bien simple, je n'ai pas vu le moindre film d'horreur de ma vie, et ce n'est pas pour demain.

Alors forcément, quand Tim Burton s'est lancé dans le délire de faire Alice au pays des merveilles version 3D, avec Johnny Depp en sus, j'étais un peu surexcitée. Et pourtant, je ne suis pas fan de ses films, à mister Tim. Je me suis ennuyée devant Big Fish, j'ai trouvé Edward aux mains d'argent effroyable, j'ai eu la trouille devant Sleepy hollow et j'ai été très déçue par Charlie et la chocolaterie, qui m'a bien moins fait rêver que la toute première version. Mais là, Alice, quoi. En plus, les critiques disaient que c'était le meilleur film du réalisateur. Aux oubliettes mes différends avec Tim, j'allais forcément adorer.

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Et finalement ... Le bonhomme a trouvé que c'était un film pour les enfants. Moi j'ai souvent sursauté devant les monstres que je n'aurais pas imaginé voir dans le monde d'Alice. A la limite des sursauts que j'ai eu devant Avatar. L'espèce de Cerbère gros comme un camion aux dents dégueulasses qui bave et veut bouffer la blondinette, le dragon hideux sorti de l'enfer qui se fait trancher la tête en laissant apparaître un intérieur sanglant ressemblant à du chou rouge, tout ça, ça ne m'a pas vraiment séduite. Si j'avais eu des marmots, je ne suis pas sûre que je les aurais emmenés voir ce film, en fait.

L'actrice qui joue Alice- j'ai la flemme de chercher son nom qui ne nous avancera pas à grand chose, est fade comme pas permis, inexpressive et ennuyeuse. C'est un peu dommage, quand on est l'héroïne. Je me suis emmêlée dans les souris, les lapins et les lièvres qui sortent de je ne sais où, qui sont un coup dans le château de la Reine Blanche, un coup dans celui de sa soeur ennemie, la Reine Rouge. Je n'ai toujours pas compris comment le chien qui était prisonnier de l'armée des rouges et qui devait être délivré si son flair les conduisait jusqu'à Alice, avait fait pour être libre sans avoir rempli sa mission. Je n'ai pas non plus compris ce que murmure le chapelier à l'oreille d'Alice et qui a l'air si génial. J'ai eu envie de mettre des claques à la Reine Blanche qui a l'air d'avoir englouti une poelée de champignons hallucinogènes et d'être restée sérieusement perchée. Et l'histoire en elle-même, j'ai tenu jusqu'au bout en me disant que je lui trouverais un sens. Mais non. Rien. Ne parlons même pas de la fin, qui même pour des enfants, est d'un désintérêt total.

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J'ai quand même bien aimé trois choses.

Le chapelier, joué par un Johnny qui a piqué la dentition de sa Vanessa pour l'occasion, atteint d'une douce folie parfois hilarante, parfois émouvante, est finalement le personnage le plus attachant, et le seul intéressant, de tout le film.

La reine Rouge, qui m'a fait rire par son hystérie et sa méchanceté dignes du premier dessin animé de Disney.

Puis, en rappel de ce film de notre enfance, le moment où Alice cherche à passer par la petite porte pour entrer dans le pays des merveilles, quand elle grandit grâce au gâteau, qu'elle rétrécit en buvant une potion. Ca, ça me fait des étoiles dans les yeux. Ca dure 3 minutes, mais au moins c'est là.

C'est tout, rien de plus.

Bref, grosse déception et finalement, pas de réconciliation avec Tim Burton.Et la 3D, c'est définitivement pas pour moi. Surtout quand c'est pour voir un monstre me bondir dessus.

En gros, j'ai passé le plus clair du temps à me gratter le vernis sur les ongles. C'est toujours ça de gagné en temps (et en dissolvant), puisqu'il faut que je m'en occupe dès demain.

Ce week-end, je regarderai  Les demoiselles de Rochefort ou Anastasia, pour la soixantième fois, ça me consolera.


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