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La Rafle, un film poignant et juste

Publié le 24 mars 2010 par Julie95110

La Rafle, un film poignant et justeAvec Le Printemps du Cinéma (la place à 3,50€), impossible de ne pas faire un petit tour dans une salle obscure.

Le film de Rose Bosch s’est tout de suite imposé à moi. J’ai été bouleversée par le film sur « La Rafle » du Vel’ d’Hiv en 1942 durant laquelle 13 000 juifs dont femmes et enfants ont été déportés.

En arrivant dans la salle je constate vite que la moyenne d’âge des spectateurs est assez élevée donc je lâche un petit soupir de satisfaction car pour une fois je n’aurai pas droit aux portables qui s’allument,  ou aux pop-corn et bonbons qui font un bruit d’enfer. Et pourtant…  les personnes âgées ne sont pas mieux que les D’jeuns ! Et vas-y que je te commente toutes les scènes en parlant fort évidemment pour que mamie ou papy d’à côté entende bien ainsi que tout ceux de la salle. Heureusement, après quatre ou cinq « chut » insistants, le silence s’est enfin fait et j’ai pu regarder le film dans les meilleures conditions.

Le fil rouge du film n’est autre qu’un jeune enfant, Joseph qui n’est autre que Joseph Weismann – aujourd’hui âgé de 80 ans -  qui est le seul à avoir vécu la rafle duVel’ d’Hiv. Nous suivons avec appréhension ces milliers de Juifs, confinés pendant plusieurs jours au vélodrome, puis envoyés dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande et de Pithiviers, avant d’atteindre leur destination finale : le camp d’Auschwitz.

Dans ce beau film, on ne montre pas la véritable horreur, on ne juge pas non plus, on ne fait que décrire les faits et rien d’autre. Pourtant cette réserve ne nous empêche pas de frissonner et, dans mon cas de pleurer à chaudes larmes.

Les acteurs interprètent leur rôle avec tout leur cœur et ca se ressent. La rafle est présentée à travers plusieurs points de vue dont celui de l’infirmière Annette Monod (jouée par Mélanie Laurent). Cette jeune infirmière qui vient tout juste d’obtenir son diplôme suit – sans y être obligée – les internés, jusqu’au train qui les emmènera à Auschwitz. On découvre aussi un médecin juif  (interprété par un incroyable Jean Reno) qui fera tout son possible pour aider tous les internés avec le peu de moyens mis à sa disposition. Mais finalement tous les rôles nous émeuvent y compris celui du responsable français du camp qui ne s’imagine pas le véritable sort qui attend les juifs prisonniers.

Ce film est tout simplement un bijou qu’il faut absolument aller voir ne serait-ce que par devoir de mémoire. Tout simplement pour ne plus voir de tels actes se reproduirent un jour.

La Rafle, un film poignant et juste


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