Magazine Société

« L’Humanité a rendez-vous avec elle-même au XXI° siècle »

Publié le 19 janvier 2010 par Lommedesweppes
Cette phrase de Jean-François Caron, vice-président du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais, maire de Loos-en-Gohelle, résume bien le défi qui nous attend aujourd'hui. L'Humanité, régulièrement, est confrontée à la perspective d'un changement de civilisation et doit alors remettre en question ses modèles de gouvernance économique et politique, interroger ses comportements sociaux. Comme lors de la chute de l'Empire romain, de la fin du Moyen Age ou au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, nous sommes à un de ces tournants de l'histoire.
A chaque fois, deux solutions se sont offertes : soit le repli sur soi, la vie dans la peur et la résignation ; soit l'appel à ce qu'il y a de plus positif et de meilleur au plus profond de chaque être humain, qui chaque fois a conduit à l'élaboration d'une nouvelle société. La chute de l'Empire romain ouvre ainsi une période d'instabilité et de barbarie qui dure près de 350 années, jusqu'à la Renaissance carolingienne. Au contraire, la fin du Moyen Age, bien qu'ayant subi la peste, la guerre, la famine et vu le schisme de l'Eglise, inaugure une des périodes les plus fastes de notre histoire avec la diffusion des savoirs grâce à l'imprimerie et la naissance des Droits de l'Homme qui trouveront leur codification à la Révolution française. De même, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, après deux conflits mondiaux qui firent en trente ans plus de 60 millions de morts, au lieu de se réfugier dans le repli identitaire et nationaliste, on privilégia la piste de l'ouverture à l'autre, l'ennemi d'hier, pour construire l'Europe. On voit donc que si le choix est ouvert, à chaque fois une solution bénéfique existe.
Bien sûr, il ne s'agit pas de lâcher un incantatoire « N'ayez pas peur ! » puis de croiser les doigts en espérant que tout se passera bien. Tout au contraire, il faut prendre en mains notre destin et, anticipant les changements, élaborer un scénario de sortie de crise.
Aujourd'hui, la fin proche des énergies fossiles, le réchauffement climatique et ses enjeux environnementaux nous posent un ultimatum que nous ne pouvons éluder. Des réponses se mettent timidement en place, heurtant parfois de plein fouet nos habitudes économiques et sociales. Mais elles sont encore marginales, très insuffisantes, pas du tout à la hauteur des enjeux. Ces démarches, il faut les accompagner et les amplifier.
La Région est un territoire suffisamment grand pour mettre en œuvre une nouvelle politique basée sur nos réflexions sur l'avenir de la planète. A ce titre, l'écologie politique est tout sauf une utopie ou le retour à la bougie. L'écologie politique, c'est LA solution concrète aux problèmes d'aujourd'hui.
Ne l'oubliez pas : la roche tarpéienne est toujours proche du Capitole. L'être humain a mis six millions d'années pour arriver là où il en est aujourd'hui. Suffira-t-il de 60 ans pour tout détruire ?
Pensez-y quand vous irez voter le 14 mars prochain.
Frédéric Faucon

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Lommedesweppes 1858 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazine