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Lumière sur les ampoules fluocompactes

Publié le 07 avril 2010 par Cricricrack

Le scandale des ampoules fluocompactes

Ampoules fluocompactes : ce qu'on nous cache

crédit photo : Billy A Chant

Le scandale ne fait que commencer : déjà, on devrait dire « lampe », car « ampoule » désigne la bulle de verre, et elle seule, qui contient le dispositif lumineux et est rattachée au culot… Le problème, c’est que le mot « lampe » désigne souvent un ensemble, parfois jusqu’au petit meuble qui supporte l’ampoule, et dont la fonction est d’apporter la lumière : « lampe de chevet », « lampe de bureau », « lampe d’appoint », « lampe torche », etc. Comment désigner quoi, dirions-nous, en bon françoë ?

C’est un fait notoire : les ampoules (ou lampes) à incandescence sont hyper gourmandes, l’essentiel de l’énergie (90%) étant absorbé pour monter à une température telle que le filament, par le phénomène des infrarouges, devienne lumineux. Ces ampoules sont complètement dépassées technologiquement, et tendent à disparaître. Les plus fortes puissances sont mêmes, théoriquement, interdites sur le marché européen depuis le 1er septembre 2009. Les autres suivront, selon un calendrier déjà établi jusqu’au 1er septembre 2016.

Depuis quelques années déjà (1980), à grand renfort de publicité, ont été promues les ampoules dites « à basse consommation ». Curieusement, un seul concept technologique a émergé : les ampoules fluorescentes, dites « fluocompactes ».

Pourquoi cette exclusivité ? Et pourquoi faut-il des ordres en provenance des sommets des Etats pour que ces fluocompactes deviennent quasi obligatoires, puisque les incandescentes sont ou vont être interdites, et puisque pratiquement personne ne présente, ou ne peut présenter, une autre solution de remplacement ?

Posez-vous toujours de bonnes questions, lorsque l’on restreint votre liberté (et Dieu sait que nous avons des occasions de nous poser des questions)  !

Dans les « pub », cette ampoule avait tout bon : consommation diminuée de 60 à 80%, longue durée de vie, moins chaude, esthétique originale… Seulement deux petits bémols, impossibles à cacher :

  • il faut attendre plusieurs secondes après la mise sous tension pour que la lampe s’allume,
  • le prix… 5 à 40 fois plus chère que l’ancienne à incandescence… Oui, mais que voulez-vous : l’écologie est forcément à ce prix !

Et puis quelques informations ont filtré ça et là. Informations bien vite étouffées, et jamais reprises par les médias officiels. Calcadis est allée piocher pour vous quelques unes de ces informations, et vous les transmet ici. Il apparaît deux véritables scandales (sans compter le dérisoire visé plus haut).

L’un est d’ordre sanitaire.

L’autre est d’ordre financier.

L’association de ces deux types de scandales ne vous dit rien ? Tabac, vaccins, déchets nucléaires, sang contaminé, amiante… Non, vraiment, vous ne voyez pas ?

Ampoule fluorescente, comment ça marche ?

Ampoules électriques

Composition d'une ampoule fluocompacte

L’ampoule fluorescente, dite « fluocompacte », est un dérivé de nos « bons » vieux « néons », présents sur le marché depuis 1936 (montrés pour la première fois à Paris lors de l’Exposition Universelle de cette année-là). Le concept de base est le même. Il a simplement évolué et a été adapté à la configuration usuelle de nos douilles à vis ou à baïonnette.

On peut diviser l’ampoule fluocompacte en deux parties :

  1. l’embase, qui comprend le culot, et qui contient divers composants électroniques permettant de « lisser » le courant alternatif, et d’alimenter l’ampoule à la tension idoine ;
  2. le ou les tubes (souvent un à trois), en verre, qui adoptent diverses formes selon la puissance, le design, etc.

Dans chaque tube, côté cathode, un minuscule filament produit des électrons. Un arc électrique s’amorce et se propage alors, à l’intérieur du tube, entre la cathode et l’anode, provoquant un va-et-vient régulier d’électrons. L’intérieur du tube est sous atmosphère neutre (le gaz argon remplace désormais généralement le gaz néon, qui avait donné son nom aux anciens « tubes »), et contient du mercure. La face interne du tube est recouverte d’une couche fluorescente (radioactive), à base de sels de phosphore. Lorsque les électrons percutent les atomes de mercure (qui passe alors de l’état liquide à l’état vaporeux), il se crée une lumière ultraviolette, invisible à l’œil nu. Excitée par la lumière ultraviolette, la couche phosphorescente produit une lumière blanche, cette fois bien visible.

Les lampes fluocompactes auront donc les mêmes défauts que les « tubes néons », bien que les ingénieurs travaillent à les atténuer (avec de réels résultats) :

  • allumage plusieurs secondes après la mise sous tension (pas pratique pour un couloir, une entrée, les toilettes, etc.),
  • sensibilité au froid et aux écarts de température ou d’hygrométrie (à oublier donc pour un éclairage extérieur, dans une cave, un garage, un atelier, un grenier, etc.),
  • souffrent à chaque allumage, le temps que le condensateur se remplisse, et que l’amorçage soit effectif (si vous habitez en fin de réseau, dans un endroit où les coupures sont fréquentes, ou si votre petit dernier de trois ans s’amuse souvent avec les interrupteurs, clic, clic, clic, l’ampoule sera vite naze… bien avant les milliers d’heures de fonctionnement promises),
  • de même, il est impossible de les utiliser avec des variateurs électroniques (pas d’amorçage),
  • consomment énormément au démarrage (on considère qu’un allumage correspond à une heure de fonctionnement normal, ce qui remet facilement en cause les bonnes habitudes d’éteindre quand on quitte une pièce, même pour quelques instants, et remet en cause aussi l’économie, quoique les ampoules à incandescence souffrent un peu du même mal puisqu’elles consomment douze fois leur puissance au démarrage, mais reviennent très rapidement à leur puissance nominale, en quelques millisecondes, le temps que le filament de tungstène atteigne sa température).

Le scandale sanitaire

Dans le chapitre ci-dessus, j’ai parlé de mercure (un des pires poisons existants), de radioactivité, d’ultraviolet, de sels de phosphore. C’est déjà beaucoup, et ce n’est pas fini…

Pourquoi certaines personnes ressentent-elles de la fatigue, des maux de tête, des nausées… à proximité de ces ampoules ? Ben tiens : ces ampoules émettent des fréquences sur les mêmes gammes que les fours à micro-ondes (le Wifi et les téléphones portables aussi, soit dit en passant…). Il y a donc élévation de température dès que des molécules d’eau sont là, et comme, malheureusement, le cerveau humain est composé de 80% d’eau (attention, j’ai bien dit « eau », pas « pipi de chat » !)…

Ces ondes, ajoutées au phénomène stroboscopique (dû à la fréquence de 50 ou 60 Hz, selon les continents), abiment les yeux, de façon irréversible.

Et encore, comme si cela ne suffisait pas, ces fichues ampoules émettent des ondes électromagnétiques d’une grande puissance. Officiellement, il vaut mieux se tenir à 30 cm d’une telle ampoule. En réalité, des mesures ont été effectuées (par des chercheurs et laboratoires indépendants), et à 3 m, c’est encore trop fort… Bonjour l’ambiance autour des lampes de chevet et de bureau !

Ampoules électriques

Changer l'ampoule

Le scandale n’est pas fini… Parce qu’il faut aussi analyser la situation en fin de vie.

Tâchez donc de trouver une notice explicative présentant les risques encourus en cas de casse, et les précautions à prendre !

Qui sait que ces ampoules contiennent du mercure ? Du phosphore ? Qu’elles doivent être déposées dans des lieux de collecte appropriés (qui n’existent pas, puisque généralement ces lieux de collecte sont dangereux en soi) ?

Seuls une trentaine de pourcent est placée « où il faut ». Les autres partent dans la nature, avec tout ce que cela induit de pollution, le mercure étant particulièrement tenace, et se propageant très facilement dans les nappes phréatiques. Nous sommes en train d’empoisonner nos descendants, pour des dizaines de milliers d’années, les cycles aquatiques souterrains étant très longs.

Et les unités de recyclage ? Elles sont quasi inexistantes, et quand elles existent, travaillent mal, font faillite, etc.

Le scandale financier

Connaissez-vous, sur notre planète, une seule entreprise qui œuvre pour que ses clients achètent moins ? Une entreprise qui fait de la publicité pour que les acheteurs s’équipent d’appareils permettant de diminuer les achats du produit qu’elle fabrique, distribue et vend ? Débile, non ?

Pourtant, il y en a une ! Qui vous vend l’électricité ? « L’énergie est notre avenir : économisons-la ! »

Et ça ne vous paraît pas louche ?

Du fait de sa politique tarifaire, EDF vend le kWh au même prix, que ce soit en métropole ou dans les DOM/TOM. Or, aux Antilles, par exemple, l’essentiel de la production électrique se fait avec des centrales thermiques qui utilisent des groupes électrogènes Diesel tournant au fuel lourd (alors qu’il y a un potentiel énorme pour une production en énergie renouvelable : soleil, vent, vagues, chaleur des volcans…). Le prix de revient du kWh devient alors supérieur au prix du kWh facturé. Donc, dans ces conditions, EDF perd moins d’argent lorsque ses clients achètent moins. D’où l’idée, à l’époque (années 1980), d’offrir aux consommateurs des ampoules fluocompactes. Le résultat, au départ, a été sensible (quoique mitigé : les défauts cités plus hauts se sont vite fait sentir… et le renouvellement en fin de vie s’est fait en faveur des ampoules à incandescence). EDF a donc eu l’idée d’étendre le concept en métropole. En effet, il y a une forte demande en soirée, l’hiver, lorsque les citadins rentrent du travail et allument lumières et chauffage. EDF remet alors ses vieilles centrales thermiques en route, à grand renfort de pertes financières (et de pollution, mais là aussi, personne n’en parle !).

Ce qui intéresse EDF n’est donc pas l’économie que vous pouvez réaliser, vous, mais les pertes qu’elle évite, elle… Dans le meilleur des cas, nous pouvons dire qu’il y a publicité mensongère car l’information (fonction première de toute publicité), à la base, est notoirement faussée.

Je vais maintenant aborder un sujet délicat, car je n’arrive pas à trouver de preuves, même sur Internet (il est vrai qu’il y a plus doué que moi…). C’est une information que j’ai entendue à la radio, il y a déjà plusieurs années. Au cours de l’émission (journal d’informations générales dans le temps de midi), l’invité (un journaliste d’investigations), interrogé sur la fiscalité française en général, a mis les pieds dans le plat en citant quelques scandales et, notamment, en assurant qu’il existait une taxe spécifique sur les ampoules fluocompactes. Au cours de cette émission obéissant aux lois du « direct », il n’était plus possible de rattraper le pavé tombé dans la marre. Je ne pense pas que ce journaliste fut invité une deuxième fois, ni dans cette radio, ni chez une concurrente…

Voici le cheminement mental des inventeurs de cette (réelle ou prétendue ?) taxe :

Ampoules électriques

Puisque les ampoules fluocompactes sont moins gourmandes que celles à incandescence, l’Etat va perdre la taxe qu’il aurait perçue sur l’électricité qu’une ampoule à incandescence de luminosité similaire aurait consommée en plus. Il est donc apparu logique d’instaurer une taxe spécifique sur ce type d’ampoules qui permet de prélever à la source l’équivalent de la taxe sur l’électricité qui aurait dû être consommée. Le taux serait de 80% du coût de fabrication (et n’oubliez pas d’ajouter encore les 19,6% de TVA…). Ceci expliquerait en partie le prix souvent exorbitant de ces ampoules, certes plus complexes que celles à incandescence, mais pas au point de justifier un tel écart.

Si quelqu’un peut confirmer ou infirmer l’existence de cette taxe, il sera le bienvenu.

En première conclusion…

Pour vous assurer que Calcadis n’invente rien ici, et que le problème est bien réel, voici quelques sites vous permettant de vous faire une idée réaliste :

http://santepublique-editions.fr/ampoulestoxiques.html

http://www.next-up.org/pdf/LFC_et_Degenerescence_Maculaire_06_2009.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lampe_fluorescente

http://www.next-up.org/Newsoftheworld/LampeFluocompacte.php

http://www.leblogueduql.org/2009/07/ampoules-fluocompactes-la-sant%C3%A9-de-lenvironnement-avant-la-n%C3%B4tre.html

Non, mais le créneau est tout de même intéressant :

  • Il est certain que ces fichues ampoules à incandescence sont à mettre au rayon des draisiennes, locomotives à vapeur, postes à galène, octants, Blériot XI, turbines Jonval, 45 tours… Bref, de tous ces objets qui ont amélioré, facilité ou égayé la vie à un moment donné, mais qui ne sont plus à la page, et que l’on expose religieusement dans les plus beaux musées… Il faut donc trouver autre chose.
  • L’éclairage, en France, représente environ 1% de la consommation d’électricité. Diviser cette consommation par 4, c’est tout à fait réaliste. Ça reste modeste par rapport aux 99% restants, mais ça va dans le bon sens et c’est mesurable, concret, palpable. Le ratio ne serait plus 1 pour 99, mais 0,25 pour 99 (ou 1 pour 396), ce qui n’est plus du tout la même chose.
  • Il faudra bien, un jour ou l’autre, prendre conscience qu’il est possible et nécessaire de consommer moins d’énergie électrique. Si le « déclic » se fait par l’éclairage (ça pourrait paraître logique…), peut-être les ingénieurs consentiront-ils enfin à se pencher sérieusement sur la conception d’appareils et de machines industrielles performantes mais moins goulues…

En conclusion provisoirement définitive

Donc, les ampoules à incandescence sont dépassées, et les ampoules fluorescentes sont de la m… C’est bien joli, mais ça ne résout rien !

Existe-t-il quelque chose qui pourrait remplacer tout ça, sans aucun des inconvénients susnommés ?

Mais oui, figurez-vous ! Ou tout au moins en grande partie, car il est vrai que les prix sont encore loin de descendre au niveau des ampoules à incandescence, et que les puissances sont un peu limitées, quoiqu’en constante évolution rapide.

Ampoules électriques

Ampoule LED

Il s’agit des LED (nouveau scandale ! en français, on devrait dire « DEL ») : diodes électroluminescentes.

Cette technologie consomme dix fois moins que les ampoules à incandescence (soit entre deux et trois fois moins que les ampoules fluorescentes). L’espérance de vie est de l’ordre de 50 à 100 000 heures (50 à 100 fois plus que les ampoules à incandescence). Note : une année entière, c’est 8 760 heures… Il n’y a, dans ces LED, aucun matériau dangereux ou toxique. Le recyclage ne pose aucun problème. Elles sont insensibles aux phénomènes liés aux fréquences du courant alternatif (la fonction première d’une diode est d’ailleurs de ne laisser passer le courant que dans une direction : c’est un système qui permet de redresser le courant alternatif). Elles n’émettent aucune radiation, aucun flux électromagnétique. Elles sont insensibles au froid, au chaud, à l’hygrométrie, et aux manœuvres de fermeture/ouverture.


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