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Primaire des socialistes pour 2012 : mode d'emploi ?

Publié le 12 avril 2010 par Sylvainrakotoarison

(dépêches)

Primaire des socialistes pour 2012 : mode d'emploi ?

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/edito-et-chroniques/097456/l-oeuf-ou-la-poule.html
09 avril 2010
L'oeuf ou la poule ?
La gauche doit-elle choisir d'abord son candidat ou son programme  ? Faux problème   !
 
Comment faire  ? Oui, comment doit procéder un Parti socialiste que son écrasante victoire aux régionales a plongé dans le temps des difficultés, voire des tempêtes  ? Lui faut-il désigner, toutes affaires cessantes, un candidat à la présidentielle de 2012 et le doter ensuite d'un programme, ou faire l'inverse  ? Programme d'abord  ! répondent les gens sérieux. Mais les gens sérieux, quand ils sont myopes, sont sérieusement myopes...
Vous connaissez l'histoire  : est-ce la poule qui est sortie de l'oeuf ou l'oeuf qui est sorti de la poule  ? Depuis le commencement du monde, l'humanité se pose la question. Je suis en mesure de vous donner la réponse  : Dieu les a créés en même temps, d'un même coup de baguette magique.
Le Parti socialiste ferait bien d'imiter la sagesse divine. Pourquoi  ? Parce que le principe de l'élection présidentielle nous a définitivement fait sortir de ce que j'appellerai la politique newtonienne, fondée sur un enchaînement de causes et d'effets  : le parti / le programme / le candidat / l'élection / l'application du programme.
En vérité, les choses ne se passent jamais ainsi. Il y a d'abord les aléas de la conjoncture. En 2007, quand il menait une campagne résolument libérale, Sarkozy pouvait-il savoir que, moins de deux ans plus tard, la crise financière et économique allait faire de lui un partisan de l'intervention de l'Etat et d'une forme de protectionnisme écologique  ? Il y a ensuite l'équation propre de l'élu. Quel que soit le régime politique, celui-ci ne vaut qu'autant que les dirigeants sont capables de le traduire. Il y a des dictatures molles. Il y a des démocraties énergiques, voire autoritaires.
L'élection présidentielle est bel et bien un pacte de confiance, intuitu personae, entre une personnalité et la nation. Les électeurs votent conjointement pour un individu et pour la ligne politique qu'il incarne. C'est un tout indissociable. Comment donc imaginer que cette ligne politique puisse être élaborée en dehors de lui, ès qualités  ? Du reste, François Mitterrand en était convaincu, qui se réservait toujours de sélectionner dans le programme du PS ce qui lui paraissait conforme à sa propre vision.
L'élaboration d'un programme haut-le-pied comporte en outre un danger majeur. C'est d'en faire une addition de mesures catégorielles, marquées par le clientélisme, en dehors de toute cohérence économique et de toute responsabilité financière. Pour un peu que ce programme soit négocié entre partis, l'escalade n'a plus de limites et aboutit à un monstre non viable, comme feu le Programme commun de 1972.
Certes, il est bon que les experts préparent des projets particuliers. Il est bon qu'un parti politique destiné à participer au gouvernement de la France s'interroge sur ses priorités. Mais le candidat - ou la candidate - présenté par le Parti socialiste, s'il était élu, ne serait pas l'élu du Parti socialiste. Il serait l'élu de toute la nation ; c'est envers elle qu'il serait comptable de ses actes.
Au-delà des mesures particulières, le président élu en 2012 devra conjuguer une demande de justice sociale et d'égalité, qui ne cesse de monter, avec l'exigence de rigueur qu'impose le niveau du déficit et de la dette. La France n'est pas totalement à l'abri d'une mésaventure à la grecque, et DSK pourrait même finir par présider aux destinées de la France sans avoir à passer par l'élection présidentielle   : comme président du FMI  !
Il est probable que Nicolas Sarkozy a laissé passer son tour et que, pendant le temps qui lui reste, il ne prendra pas de grande initiative. Il appartiendra donc au nouvel élu - supposons-le de gauche - d'opérer la rupture si souvent promise tout en venant au secours des plus faibles. Il y faudra beaucoup d'énergie mais surtout un énorme capital de confiance de la part d'une majorité aussi large que possible de la nation. Ne dites donc pas que le choix du candidat est secondaire. Chacun, dans son for intérieur, sait bien que c'est le plus important. Il faut, avant que l'élu et la nation se rencontrent et se reconnaissent, une longue période de fiançailles. Dans le mariage d'aujourd'hui, le partage de l'amour est plus important que le contrat devant notaire.
Jacques Julliard
LE NOUVEL OBS.
http://mobile.agoravox.fr/actualites/politique/article/primaires-a-l-americaine-pour-les-73193
lundi 12 avril - par gruni
Primaires à l’américaine pour les socialistes ?
 Arnaud Montebourg a remis mercredi soir, à Martine Aubry, son rapport sur l’organisation de primaires ouvertes au parti socialiste. Si l’idée d’offrir à tous les sympathisants la possibilité de choisir le candidat pour 2012 est séduisante, le moins que l’on puisse dire à la lecture des modalités de l’élection, c’est que sa mise en oeuvre paraît lourde et complexe. Des éliminatoires étalés sur six mois, de janvier à juin 2011, pour faire monter la pression et ensuite une phase finale avec un scrutin uninominal à deux tours. Le futur électeur devra adhérer à une déclaration de principe inscrite dans la charte de la primaire. Lui sera demandé une petite participation de un ou deux euros, voire plus s’il le souhaite. A la réception du projet, la première secrétaire du parti n’a pas fait preuve d’un enthousiasme démonstratif, mais ce n’est pas dans son tempérament .
 Combien de candidats à l’investiture, nul ne le sait, l’espoir du parti de la rose serait évidement que l’ensemble de la gauche participe pour éviter ainsi la dispersion des voix. Ce qui pourrait également donner une dynamique irrésistible au vainqueur des primaires, peut-être même la possibilité de passer devant le candidat de la droite au premier tour, Sarkozy ou un autre. Toutefois peut-on raisonnablement penser que les alliés des socialistes vont renoncer à l’impact des présidentielles pour des primaires qu’ils n’ont aucune chance de gagner. Si oui au prix de quel marchandage ?
 
Dans son préambule, le député de Saône-et-Loire souhaite une ouverture aux sympathisants comme aux Etats-Unis ou en Italie. Il considère que lorsque Romano Prodi obtient 4,3 millions de suffrages et Barack Obama 35, ce n’est pas comparable au seulement 150 000 voix des socialistes Français, lors de la primaire pour 2007. Le raisonnement est logique, la légitimité du prétendant, s’il y a un plébiscite, pourrait se renforcer, mais c’est à double tranchant, si la participation à la sélection était faible l’inverse peut aussi arriver.
 
Revenons sur le schéma de ces fameuses éliminatoires étalées sur six mois.
Dans un premier temps, au mois de février, 10 départements voteront, seront éliminés les candidats n’ayant pas obtenu 5% des suffrages. Au mois d’avril c’est au tour de 15 autres départements et on éliminera les concurrents qui n’auront pas 10%. Enfin au mois de mai l’ensemble du territoire restant sera concerné et il faudra obtenir 15% des votes pour rester en lice. La phase finale aura lieu en juin et juillet pour la désignation du vainqueur. Ce qui est original c’est que la consultation se déroulera sous des tentes placées devant des édifices publics . Au mois de février, en plein hiver, on peut espérer que les tentes seront chauffées, sinon l’électorat risque d’être clairsemé.
Maintenant sur quels critères seront sélectionnés les 10 et 15 départements qui voteront en premier, voila d’entrée, pour des raisons qu’il est facile d’imaginer, un sujet de polémiques et de conflits interminables, comme le parti socialiste en a le secret. Il sera intéressant d’en connaître le dénouement et pour mettre tout le monde d’accord, pourquoi pas un tirage au sort .
 
Pour terminer, cette commission était composé de 14 personnalités de gauche, dont Arnaud Montebourg qui présidait. Il a fallu trois mois et 12 réunions pour aboutir à la conclusion soldée par un vote. On notera que Eric Brehier et Jean-Pierre Mignard qui représentaient respectivement Moscovici et Ségolène Royal approuvent le rapport.
Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, approuve mais ne se prononce pas sur les modalités.
Philippe Bonnefoy représentant de François hollande ne prend pas part au vote.
Guillaume Bachelay représentant Laurent Fabius était absent et ne s’est pas excusé.
Chez les socialistes, les primaires à la française ont déja commencé !
 


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/13/97001-20100413FILWWW00419-le-candidat-ps-connu-en-octobre-2011-.php
Le candidat PS connu en octobre 2011 ?
AFP
13/04/2010 | Mise à jour : 11:14 Réagir
Le candidat socialiste à la présidentielle de 2012 devrait être connu à la mi-octobre 2011 à l'issue des primaires élargies prévues l'été précédent, a indiqué Arnaud Montebourg chargé de la rénovation du parti et dont les premières propositions seront débattues aujourd'hui. "Nous pensons conclure à la mi-octobre, ce qui serait à la fois tôt parce que ce n'est pas dans nos habitudes, d'habitude c'est plutôt novembre-décembre. On a un calendrier à peu près défini, après, il reste à l'ajuster avec les co-organisateurs", a-t-il déclaré sur France Inter.
Jusqu'à cinq candidats, le scrutin des primaires pourra se faire à deux tours à l'été 2011. S'ils sont plus nombreux, il y aura une "présélection avant l'été". "Nous sommes à peu près tous en ligne" sur ce calendrier, a réaffirmé M. Montebourg. Pour participer à cette "primaire ouverte et populaire", "il faudra être inscrit sur les listes électorales, participer par une cotisation volontaire pour autofinancer ces primaires et signer une déclaration de valeurs".
"Tous les partis politiques qui le voudront pourront décider de s'unir pour co-organiser ces primaires" et "tous les membres issus de ces partis auront le droit de concourir", a souligné l'élu. Au sein du PS, "un parrainage" sera nécessaire "pour éviter les candidatures excessivement farfelues".
"Notre objectif n'est pas de verrouiller ce système mais de l'ouvrir, de le faire respirer pour organiser ensuite un rassemblement salutaire", a aussi affirmé le président du Conseil général de Saône-et-Loire.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/13/97001-20100413FILWWW00450-le-non-cumul-frontiere-du-ps.php
Le non-cumul, "frontière" du PS
AFP
13/04/2010 | Mise à jour : 12:27 Réagir
Le non-cumul des mandats constitue "la nouvelle frontière" du Parti socialiste, a affirmé sur France Inter Arnaud Montebourg en charge de la rénovation du PS et qui souhaite son application dès les sénatoriales de 2011.  "Normalement, c'est tout de suite en 2011. Si on ne le fait ni en 2011, ni en 2012 pour le Sénat et l'Assemblée nationale, ça veut dire qu'on reporte tout ça à 2014 et 2017", a déclaré M. Montebourg.
"Faire un référendum en 2009 pour dire nous allons appliquer une réforme en 2014 et 2017 ça paraît quand même un peu curieux. Donc, si on a un mandat des militants, il va bien falloir le mettre en oeuvre", a-t-il ajouté. "La fin du cumul des mandats est un premier pas considérable à la fois dans le renouvellement qui est nécessaire, l'apparition d'une diversité qui n'existe pas dans la classe politique qui est beaucoup trop homogène et surtout l'émergence de positions qui ne sont pas toutes formatées", a également affirmé l'élu.
"Ca c'est l'oeuvre de la gauche, c'est sa nouvelle frontière", a aussi dit M. Montebourg. Lui-même cumulard -il est député et président du conseil général de Saône-et-Loire-, il a réaffirmé qu'il abandonnerait l'un de ses deux mandats et plus probablement celui de parlementaire.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/13/97001-20100413FILWWW00448-dskaubry-cambadelis-veut-un-candidat.php
DSK/Aubry: Cambadélis veut un candidat
AFP
13/04/2010 | Mise à jour : 12:24 Réagir
Le député PS Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, juge mardi, dans un entretien à France-Soir, qu'il "vaut mieux" qu'à la primaire PS, entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Laurent Fabius, il y ait "un seul candidat, soutenu par les deux autres". Estimant que DSK, Martine Aubry et Laurent Fabius ont chacun "les capacités" pour se présenter à la primaire, M. Cambadélis juge qu'"un seul se présentera". "Parce que s’ils se présentent tous les trois, ça veut dire qu’on partage les voix du PS en trois. Il vaut mieux qu’au moment de la primaire, il y ait un seul candidat, soutenu par les deux autres".
Interrogé sur l'existence d'un accord entre les trois leaders, le député de Paris répond clairement qu'"il n’y en a pas" mais juge cependant que "c’est la continuation logique" de la motion qu'ils ont signée ensemble au Congrès de Reims en 2008.  Pour lui, "les socialistes ont perdu en 2007 parce qu’ils étaient divisés. Il faut faire en sorte qu’ils soient unis, cette fois, autour d’un candidat accepté".
Dominique Strauss-Kahn "pour l’instant", "n’a pas vraiment donné des signes de sa volonté de concourir, estime-t-il. "Mais il n’a pas dit qu’il ne le ferait pas". "On est dans un entre-deux qui nous va bien, puisque le moment pour le PS est celui de l’élaboration d’une alternative crédible. On n’a pas besoin de lui demander de s’engager maintenant". Affirmant qu'il y a "consensus" au PS pour que "les primaires aient lieu à l’été 2011, pas trop tôt", il ne pense pas que "l’idée de Ségolène Royal soit de se présenter en dehors du PS".
Par ailleurs, alors que Nicolas Sarkozy est contesté par une partie de sa majorité, M. Cambadélis estime : "Nous sommes passés de l’hyperprésident à l’hypoprésident".


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