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La NASA, plus de 50 ans d’aventure spatiale !

Publié le 15 avril 2010 par Edelit @TransacEDHEC
Kenedy Space Center à Cap Canaveral, USA

Kenedy Space Center à Cap Canaveral, USA

Mais aujourd’hui, face à la crise, cette aventure est remise en question. Au début de l’année, Barack Obama a mis fin au programme Constellation initié par Georges W. Bush qui prévoyait un retour sur la Lune et des missions habitées afin d’explorer le système solaire pour 2020.

Avec la fin du programme Constellation et l’arrêt des vols habités à bord des “Space Shuttle” fin 2010, c’est une partie de l’histoire américaine qui disparaît. Cette disparition coïncide aussi avec le déclin de l’influence américaine à travers le monde. L’ère où les Etats-Unis se donnaient tous les moyens pour achever un rêve est désormais révolue.

Et cela se ressent chaque année de plus en plus dans le budget que l’Etat consacre à la NASA. Entre 1963 et 1969, le budget alloué à la NASA représentait entre 2.1% et 5,5% du budget fédéral, soit entre 21,4 et 33,5 milliards de dollars (référence : année 2007). Depuis 1969, ce budget n’a cessé de diminuer pour atteindre seulement 0,52% du budget fédéral en 2010, représentant 17,9 milliards de dollars, soit par exemple deux fois moins qu’en 1965. En maintenant le budget de la NASA ne serait-ce qu’au niveau de 1969 (2,1%), l’Etat fédéral devrait débourser près de 72 milliards de dollars, chose inimaginable dans un pays frappé par une récession économique sévère.
Plus frappant encore, les sommes dépensées sur l’ensemble du programme Apollo, qui a permis aux Etats-Unis de réaliser l’exploit d’aller sur la Lune, représentaient la bagatelle de 25,4 milliards de dollars, soit l’équivalent de 150 milliards de dollars actuels, alors que seul 19 milliards de dollars ont été alloués au programme Constellation jusqu’à aujourd’hui pour retourner sur la Lune en 2020. Echec prévisible ?

Par ailleurs, la fin du programme Constellation marque aussi la fin d’un symbole de la floride : le Kennedy Space Center à Cap Canaveral. Dans sa tombe, le programme Constellation emportera avec lui 7.000 emplois, soit près de la moitié des effectifs actuels du KSC. Mais renoncer au programme Constellation, c’est aussi laisser le champ libre à la Chine ou à l’Inde dans la course à la Lune ces prochaines années, et c’est aussi admettre la fin de la domination américaine dans le domaine spatial et technologique, fait que reprochent de nombreux américain et notamment Neil Armstrong à Barack Obama depuis le mois de février.

Barack Obama a peut-être mis du temps à comprendre l’impact de sa décision, mais il a finit par revoir sa position sur le programme spatial. Il a donc annoncé un nouveau programme qui prévoit l’envoi d’astronautes en orbite autour de Mars en 2035 et la conception de nouveaux lanceurs. Par ailleurs, ce programme va créer 2.500 nouveaux emplois qui viendront amortir les dégâts causés par la suppression de 7000 postes du programmes Constellation.

Ainsi, le président, par l’annonce de ce nouveau programme, permet de conserver l’illusion de la domination américaine et se donne un coup de pouce pour sa popularité en utilisant l’aventure spatial, aventure ancrée dans le coeur des américains et qui aujourd’hui encore fait rêver les enfants du monde entier.

P.H


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