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En direct du Festival de Journalisme de Pérouse

Publié le 21 avril 2010 par Tittye

"Je vous parle en direct, oui en direct du célèbre festival international de journalisme de Pérouse ! Ici, c'est l'effervescence, les journalistes sont partout ! les debats n'en finissent plus ! Dans les prochains jours, tous les problèmes du journalisme actuel seront résolus, sans aucun doute !"

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Sérieusement, je n'ai rien contre le festival international de journalisme qui se déroule à Perousse du 21 au 25 avril. La preuve, j'y suis. Mais dès les premieres heures de ma visite, je me suis rendu compte qu'il y avait quelques mauvais points à distribuer.

Commencons (clavier italien !) par le fait que l'accréditation presse est donnée sans aucune vérification. J'arrive dans la salle de presse : "Bonjour, je viens chercher le badge d'accréditation :
- Comment vous vous appelez ?
- Cluzeau"
Après cinq bonnes minutes (le temps qu'elle trouve la bonne carte), elle me la remet sans poser d'autre question. Si vous voulez être journaliste pour quelques jours, rendez-vous à Pérouse. En meme temps, il faut relativiser, ce badge ne sert strictement à rien. Ah si, il permet de manger les petits chocolats de la salle de presse sans que les autres personnes ne vous regardent bizarrement. Le seul pouvoir de ce badge, c'est l'autosatisfaction... (eh si, ça marche aussi sur moi, mais ça n'a pas duré plus d'une heure, juré !) et peut-être de pouvoir aborder les personnes à interviewer plus facilement (ça reste encore à prouver, on verra demain).


Deuxieme point négatif, la salle de presse s'est transformée en salle de promotion de Vodafone Cult et d'une marque de dosettes de café (pas fait attention à la marque). A disposition donc, du café à dosette ( je plainds vraiment la jeune fille qui a servi le café toute la journée et qui a dû changer les dosettes chaque fois... C'est là que l'on comprend l'intérêt d'une cafetière "normale"), des casquettes Cult et des pins vodafone (et aussi les chocolats !). Bon, j'imagine qu'ils sponsorisent l'évènement et avoir du café à volonté ce n'est pas si mal, mais je n'aime pas les mélanges presse-groupe industriel de ce type...


Quoi d'autre... Ah oui, à l'accueil, pas de carte de la ville histoire de trouver mon hôtel... C'est pas un drame, je suis allée à l'office du tourisme, mais bon, c'est la base d'avoir à disposition une carte de la ville non ?


Et pour finir, la programmation. On parle majoritairement de la nouvelle ère numérique. C'est vrai, c'est le probleme actuel du journalisme, mais l'année dernière on parlait déjà de ce thème et des solutions, entre temps, il n'y en a pas eu des masses. Lors de cette édition, de nouveau, on parle des faits alors qu'on les connait déjà (au moins depuis l'année dernière !). Selon moi, il serait plus intéressant de se mettre à chercher des solutions. A faire des conférences sur les nouveautés, les initiatives pour faire l'information. Je ne dis pas qu'il n'y a aucune conférence sur ce thème, mais que celles sur les faits prédominent. De manière générale, étant donné que l'aspect numérique est incontournable, pourquoi ne pas parler sur d'autres thématiques en incluant l'impact d'internet à chaque fois ?
J'ai assisté à la conférence "Le pouvoir, les média et les femmes", pas inintéressant mais "des paroles, des paroles, des paroles..." Les arguments, on les connait déjà et balancés dans l'air, ils ont du mal à changer le monde... Je vous en ferai un résumé demain. En attendant, je vais manger un panini et faire un tour sur internet histoire de voir ce que les journalistes ont trouvé à dire sur le festival...
Ah, dernier reproche, pour un festival international, c'est un petit peu trop frequenté par la "gente locale". La majorité des intervenants sont italiens et la majorité des conférences sont en italien. Heureusement, quelques évènements sont traduits en direct avec ce système d'oreillette, mis à disposition en fin de journée alors que théoriquement des conférences auraient dû etre traduites dès aujourd'hui. "Meno male", je parle italien maintenant.


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