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La pesée interroge les fruits et légumes

Publié le 27 avril 2010 par Amaurybeautru @MarketingPGC

Assistée ou en libre service, la pesée interroge les fruits et  légumes

Voila des années que le débat a lieu au sein des rayons fruits et légumes des grandes surfaces. Lequel des deux modes de pesée choisir ? Au fur et à mesure du temps, l’avantage irait à la pesée en libre service, c’est à dire faite par le client lui-même. Plusieurs arguments sont avancés :  

  • Au vu de la multiplication de la concurrence sur ce marché (Grand Frais, Nouveau Robinson), les grandes surfaces, supers ou hypers, revoient leur assortiment à la hausse (de 150 à 200 variétés chez Système U), avec pour effet un besoin accru de main d’œuvre pour le maintien du rayon, et des limites de stockage de données pour les balances traditionnelles à 96 touches.  
  • Un gain de temps pour les clients : lorsqu’en vente assistée le rayon est doté de 3 à 4 appareils, le nombre passe à 8 voir 10 balances en pesée libre service. (Source : Bizerba)   Mais le vrai moteur de cette mutation, c’est l’avancée technologique. La pesée filmée révolutionne le rayon avec une caméra intégrée qui permet de reconnaître le produit d’après sa texture, sa couleur et sa forme et ce parmi une base de données infinie, actualisée à chaque pesée.    

Celle-ci permet un gain de temps additionnel aussi bien chez le client, qui n’a plus besoin de chercher le produit, et le distributeur, pour qui la mise à jour de l’assortiment est simplifiée et la démarque involontaire limitée. Les résultats des tests effectués chez Carrefour durant ces six derniers mois sont concluants. Les consommateurs sont 85% à estimer que le service est plus rapide et 95% jugent l’identification des produits plus facile. Côté distributeur, les 4 magasins testeurs ont réduit leurs démarques et ont convaincu 91% de leurs clients de ce service moderne. Il n’en fallait pas moins à l’enseigne pour étendre cette technique signée Bizerba à son parc de hypermarché.  

La pesée assistée n’en est pas moins condamnée pour des segments particuliers comme le haut de gamme ou le bio, des segments où les clients sont plus exigeants sur la convivialité du moment, qui n’a convaincu que 61% des clients lors du test Carrefour. L’assortiment de ces segments étant moins important, leurs gestionnaires sont alors plus disponibles pour assurer un contact.


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