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Les premiers résultats du e-test sur la discrimination à l'embauche réalisé par Amadieu.

Par Patricia Goyenetche
Résumé

Il y a quelque temps je vous avais proposé de participer au e-test sur la mesure des stéréotypes liées à la discrimination mis en place au niveau grand public par Amadieu. Nous pouvons dès à présent connaître les premiers résultats observés. Vous ne l'avez pas encore fait ? le test est toujours en ligne et vous pouvez toujours mesurer votre préjugés sur différentes thèmes de discrimation. Dans ce billet, je vais vous expliquer les premiers résultats que l'on peut observer de cette étude.


Fin Août, je vous avais fait par d'une e-étude sur les préjugés et stéréotypes qui nous conduisent à des discrimations. Aujourd'hui, Amadieu nous révèle les premiers résultats. Je vous rappelle l'étude et la méthode utilisées. Les tests sont toujours en ligne, vous pouvez encore y participer.

La problématique

Les études du comportement présentent une difficulté majeure liée à différent biais cognitifs que chaque individu met en place pour répondre à un questionnaire. Aussi, si vous cherchez à mesurer des phénomènes forts impliquant pour un individu tel que la discrimination, vous allez obtenir un résultat proche de vos attentes, ou de celles de l'expérimenteur. La première difficulté repose sur la qualité du choix du test qui sera proposé.

Le test d'attitude implicite, utilisé pour ce test permet de se protéger de ces biais cognitifs et donc de mesurer la force du stérétotype ou du préjugés chez un individu. Cela ne signifie pas que vous allez forcément devenir discriminant lorsque vous serez confronté à un choix mettant en jeu un profil à risque pour vous, mais seulement, il vous permet de savoir si vous êtes susceptible d'être influencé par ce stéréotype.

Amadieu, associe ce comportement à du déni, c'est-à-dire à un comportement qui refuse la réalité parce qu'elle est traumatisante. C'est là, une approche de la psychologie clinique. En psychologie sociale, on sait qu'une attitude seule ne suffit pas à provoquer un comportement. Par contre, en état de dissonnance l'être humain cherche à trouver dans ce qui l'entoure des éléments qui vont lui permettre de retrouver son équilibre psychique. Aussi, dans le cas de la discrimination, on peut penser que le faible préjugé peut être renforcé par un situation trop impliquante, comme la nécessité d'intégrer une personne à un groupe, ce qui conduit un individu à aller dans un sens contraire à son préjugé.

Les résultats observés :

Voici ce que nous dit Amadieu sur les premiers résultats obtenus :

* 85% de ceux qui ont passé le test font l'association des hommes avec le travail et des femmes avec la famille. En outre, les femmes semblent faire cette association autant que les hommes * 60% ont des préjugés vis à vis de maghrébins et des seniors, alors que seuls 20% déclarent penser en avoir. Cela prouve l'intérêt d'un tel test. Il est très difficile de s'avouer ses propres préjugés. * vis à vis des noirs, les résultats sont plus équilibrés. Si 20% de ceux qui ont passé le test sont neutres, 40% préfèrent les blancs et 40% les noirs. Toutefois, malgré le volume de passations, notre échantillon n'est pas représentatif. Ce sont prioritairement ceux qui sont intéressés par la connaissance des discriminations qui participent à nos enquêtes. Vraisemblablement, il reste malgré tout possible de conclure que les préjugés dont sont victimes les noirs sont moins violents que ceux dont souffrent seniors et maghrébins, ou en tous les cas de nature différente. Que l'on ne s'y trompent surtout pas, je ne hiérarchise aucune souffrance, et là encore je m'excuse si mes propos heurtent.

Discussion

L'association "homme-travail" et "femme-foyer" est une association qui est fortement marquée par une culture sociétale où toute l'éducation se base sur les petits garçons et les métiers (pompiers, garagiste, voiture, etc), et les petites filles (dinette, ménage, poupon, etc). Par cette éducation très ciblée, on ne peut éviter la création de stéréotype comme celui-là. Aussi, demander à des hommes ou des femmes de penser différemment, n'est pas chose évidente. Cela dit, avec l'évolution et l'ouverture des jouets vers une certaine mixité on devrait pouvoir trouver un stéréotype moins fort. Les préjugés raciaux sont marqués par le fait des groupes identitaires que nous nous imposons. Le test était basé sur les prénoms pour les magrébins et sur des photos pour l'opposition blanc/noir. Chaque pays ayant sa propre langue et culture nationale, il va de soi, que des noms de consonnances peu familières vont provoquer des temps de réaction plus long. Cela veut il dire que l'on a des préjugés sur un individu pouvant être discriminant ? Non, ce test tel qu'il a été établi nous indique que nous avons plus de difficultés à reconnaître des noms inconnus. En tout cas, c'est mon hypothèse. On pourrait faire le même test avec des noms de pays scandinave par exemple et on obtiendrait des résultats similiaires. Les préjugés sur l'âge montrent que nous distingons les visages jeunes des visages vieux (avec des rides). Cela veut-il dire que nous discriminons l'un par rapport à l'autre ? non, seulement, que lorsqu'une personne à des cheveux gris ou a des rides on l'associe à un vieux.

Conclusion :

Ces résultats sont très intéressants dans le sens où c'est la première étude à l'échelle "grand public" qui a été menée. On peut reprocher que dans le suivi réel des participants, rien ne garantit qu'un même participant n'a pas réalisé plusieurs fois les tests. Ce qui du point de vue scientifique n'est pas fiable. C'est le point faible d'une approche internet sans protection dans le passage du test. Amadieu associe ces résultat au concept de psychologie clinique du "déni", c'est-à-dire qu'un invidu refuse simplement la réalité parce qu'elle est traumatisante. Je ne crois pas que l'on soit traumatisé par un nom différent du notre, ou parce qu'on a une couleur de peau différente. Je crois que là, le traumatisme vient de l'histoire de vie de chacun : mauvaises rencontres ou rumeurs, la diffusion médiatique qui font que certains groupes sont souvent mis en avant pour des faits contraire à nos lois. Le "délit de sales gueules" est un préjugés fort qui dépasse la couleur et les origines, mais qui ne les oublie pas non plus. Pour ce qui est du traumatisme liée à la vieillesse, cela est lié à ce que l'on voit de nos propres grands parents. La durée de vie s'allonge, nos préjugés mettrons plus de temps à changer même si nous voyons nos séniors en bien meilleure santé aujourd'hui à 60 ans qu'il y a 30 ans où peu d'entre eux étaient encore en vie.


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LES COMMENTAIRES (1)

Par carolinemonset
posté le 06 juillet à 18:50
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moi j'ai 46a f jolie mince féminine stylée originale j'en fait 38a tres jeune d'apparence et depuis 2005 je suis discriminée en maçonnerie gros oeuvre et aussi en engin, j'ai le caces "pelle" que j'ai financé et je subis la précarité : cdd rsa cdd chomage etc sur toulouse y'a plein de chantiers je veux me qualifier en cap "maçon" et l'afpa l'anpe les psy tous me font tourner zinzin: je subis le sexisme non prise au sérieux et j'ai les photos de moi sur mes chantiers, en bleu de travauil petit marteau piqueur, truelle, engin, béton etc je sais plus que penser et vous? dois je arreter et passer a autre chose alors que c'est ma passion que j'assure que ca paie bien que je suis fatiguée de la précarité pas de faire le mortier ou porter des charges ! CAROLE 0687369276 toulouse inscrite a l'anpe occitane et rien: la galère aucune aide concrete = un cdi et une qualif en alternnance en maçonnerie. je veux devenir chef de chantier (j'ai aussi une licence)

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