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Publié le 28 octobre 2007 par Raymond Viger

Plus d’une vingtaine de commissions planche sur la nouvelle définition du pays. De celles-là, la Commission sur l’éducation s’attelle entre autres à l’éducation supérieure, la science, la technologie et la recherche. Faustino Ollisco et ses collègues partagent la certitude que l’éducation est la clé vers la liberté et la dignité.

La raison est simple : la Bolivie a besoin de techniciens qualifiés pour se développer. « À partir de la petite enfance jusqu’à l’université, l’éducation doit être orientée vers la science et la technologie. Que ce serait beau que ce genre de machine soit fabriqué ici », dit le président de la commission en pointant l’enregistreuse numérique. Réaliste, il ajoute : « En plus des politiques constitutionnelles, nous devons changer l’attitude même des gens. Puisqu’on parle de changement de mentalité, les impacts seront longs à se faire sentir. »

Mais au Ministère de l’éducation, l’objectif est ailleurs. Dans la réforme en cours, la priorité est de dispenser une formation qui rétablit l’harmonie entre l’homme et la nature inspirée de ce que vivent les peuples indigènes avec la Mère Terre, la Patchamama. Selon le ministre, Víctor Cáceres, la richesse scientifique de la Bolivie tient dans les savoirs de ses peuples indigènes. Son gouvernement veut les préserver et les diffuser en les incluant dans la formation des jeunes. « Dans un pays qui compte autant d’ethnies, le défi est de mettre en valeur les savoirs de chacun pour former une culture unifiée. »

Difficile référendum en vue pour la nouvelle constitution

La proposition de nouvelle constitution devra être entérinée par référendum dans les prochains mois. Évo Morales souhaite son entrée en vigueur le 6 août, le jour de la fête nationale. Par contre, la grogne des Boliviens des classes moyenne et aisée met en péril son adoption. Luis Flores, chauffeur de taxi métis à Sucre, est de ceux qui annoncent l’échec de la nouvelle constitution. Après avoir voté pour Morales, il y a un an, il le répudie désormais. Comme beaucoup d’autres, il croit que les autochtones utilisent le pouvoir à leur avantage et que la nouvelle constitution ne le servira pas. Un retour de balancier qui crée des tensions dans la population.


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