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Publié le 17 octobre 2007 par Raymond Viger

Dès que je mettais les pieds dans le Casino, une personne était attitrée pour répondre à mes moindres exigences. Un jour mon hôtesse me fait passer, par inadvertance, par une porte réservée au personnel seulement. Après avoir fait ce que j’avais à faire dans cette section, je lui demande pour ressortir par cette même porte. J’avais le goût de voir jusqu’où le Casino était prêt à aller dans leur service à la clientèle. Je lui dis qu’il n’est pas question de repasser par une autre porte. Je suis une personne superstitieuse. Je suis entré par une porte, je dois ressortir par la même porte. Elle était vraiment embêtée. Elle fait venir différentes personnes. Finalement, un haut gradé décide d’accepter que je repasse par la section réservée au personnel.

À une autre occasion, je leur dis que j’ai toujours froid aux pieds dans leur Casino. Pas de problème! Ils me proposent de leur amener une deuxième paire de souliers qu’ils vont garder au chaud. Quand j’arrive, je n’ai qu’à leur demander mes souliers pré-chauffés qui sont gardés au vestiaire du salon VIP.

Quand je joue à la roulette, en plus de placer plusieurs jetons à différents endroits, je place toujours 200 $ sur le 0. Les croupiers me connaissent et le savent. Un jour, après le changement de croupier, un nouveau qui ne me connaît pas part la roulette et lance son traditionnel «Rien ne va plus, les jeux sont faits». Je n’avais pas eu le temps de mettre mon 200 $ sur le 0 et c’est la banque qui gagne. Je me mets à crier. Le chef de section vient à ma rencontre et analyse la situation. Pour éviter que je ne m’emporte plus, il décide de me payer le gain tout de même. 35 fois la mise de 200 $ me donne tout de même 7 000 $!

Le Casino m’a offert toutes sortes de gracieusetés. Soupers, spectacles, billets pour les Expos et une loge au centre Bell pour voir les Canadiens de Montréal, voyages dans Charlevoix, etc. Je peux vous assurer que même s’il ne m’avait rien donné, j’aurais joué quand même et aussi fort. Un gros joueur ne joue pas pour un souper gratuit ou un voyage. Il peut se le payer au centuple. J’ai été un gros joueur parce que j’étais malade du jeu. Avec ou sans gratuité. Juste à regarder les gens qui sont pris avec les vidéo-pokers dans les bars. Ils n’ont aucune gratuité et ils y dépensent des fortunes. Ils n’ont même pas la chance de gagner un gros lot qui se respecte et ils jouent quand même. C’est bien la preuve que Loto-Québec dépense son argent inutilement pour toutes ces gratuités.

Loto-Québec pourrait bien arrêter de distribuer toutes ces gratuités et remettre le tout en profit supplémentaire au ministre des Finances. Est-ce normal qu’on demande au personnel du Casino d’endurer une personne qui a été insolente et hautaine comme je l’ai été? Loto-Québec ne devrait-il pas exiger que les clients respectent leur personnel comme des êtres humains? N’est-ce pas contraire aux normes du travail d’obliger ses employés à tolérer un tel traitement? L’insolence de certains clients peut faire plus mal qu’un bon coup de poing sur le nez. Un nez peut se réparer assez rapidement. Certaines blessures psychologiques ou émotionnelles ne guérissent jamais.

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