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Etat chronique de poésie 880

Publié le 04 mai 2010 par Xavierlaine081

880

Si difficile lumière à entrevoir

Tes yeux dans le noir

Qui m’invitent à boire

Coupe jusqu’à ras bord

*

Si délicate attention

Posée aux peines et prisons

Aux braises les tisons

Sous les pieds les tessons

Plantes sanguinaires

*

J’ai si longtemps attendu un geste du monde.

J’ai, sans attendre, accompli les tâches que le destin m’imposait.

Accomplissant un devoir d’Homme, sans autre calcul que de vivre.

Je vous vois, désormais, penchés sur la dépouille fumante.

Six pieds sous terre, mes pensées errent, cherchent en vain le volcan des sacrifices.

*

Pas d’autre pensée que celle, confuse, de n’être déjà plus des vôtres.

A trop plier, l’arbre finit un jour par casser.

Racines à l’air, il agonise lentement dans le dessèchement du feuillage.

Déjà la lèpre et la vermine rongent le tronc lentement façonné.

Une vie de labeur s’écoule en vaines rivières de sève.

*

Pas d’autre attente désormais,

En cet état qui nous laisse affamés de vivre,

Rien d’autre à construire que les subtils rêves,

Et l’écoute, perpétuelle, de vos voix d’enfants qui traversent le silence de la nuit

Résonnant en écho entre les pierres où nos cœurs saignent d’exister en vain.

*

Nous avons bu la coupe jusqu’à la lie

Il nous reste désormais à lire notre avenir

Dans les dépôts vineux qui en salissent le fond

.

Manosque, 24 mars 2010

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