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La part des choses / épisode # 3 (Still life)

Publié le 04 mai 2010 par Mainsdoeuvres

Mains d'Œuvres invite In extenso à présenter la part des choses, un projet comprenant cinq expositions dont les deux premières ont été présentées à Nantes et Clermont-Ferrand. La part des choses / épisode # 3 (Still life) réunit plusieurs pièces silencieuses. Formes altérées, parfois désincarnées et tenues comme par miracle par un jeu de tensions physiques, figures de l'absence ou tentatives d'apparition, pieds de nez propres à l'impertinence des choses qui nous entourent. Avec David Beattie, Thomas Bernardet, Hervé Bréhier, Matt Calderwood, Marc Geneix, Ingo Gerken, Sébastien Maloberti, Navid Nuur,Delphine Reist, Ariel Schlesinger. La part des choses / épisode # 3 (Still life)

DAVID BEATTIE
THOMAS BERNARDET
HERVÉ BRÉHIER
MATT CALDERWOOD
MARC GENEIX
INGO GERKEN
SÉBASTIEN MALOBERTI
NAVID NUUR
DELPHINE REIST
ARIEL SCHLESINGER
UNE PROPOSITION D'IN EXTENSO

La part des choses / épisode # 3 (Still life) réunit plusieurs pièces silencieuses. Évacuant délibérément toute forme de représentation, l'exposition rassemble sculptures, installations (prototypes ?), qui ont en commun un refus apparent du discours et laissent le champ libre à de multiples interprétations.
Les oeuvres présentées sont à la fois constitutives du monde qui nous entoure, (par l'utilisation des matériaux tirés de notre environnement quotidien : un cendrier, des sacs de ciment...) et pourtant déplacées, tirées d'un contexte à un autre dont la poésie résiderait dans la fuite du sens, la transcendance de l'utile. Si certains des artistes présentés usent parfois dans leur travail d'une réelle entreprise de transformation plastique, la mise en oeuvre des pièces montrées fait appel à des moyens simples, rudimentaires, nous ramenant à la périphérie du ready-made auquel on aurait ajouté ou retiré un peu. Ces systèmes presque autonomes semblent finalement chercher leur propre degré de réalité, et par la même, interroger le notre.
Plus d'informations : http://www.inextensoasso.com/

David Beattie

David Beattie crée des sculptures et installations qui sont autant de tentatives d'appréhensions de certains phénomènes naturels. À travers ses expérimentations et des références significatives aux grandes découvertes scientifiques de l'histoire, il montre à quel point le langage scientifique a évolué en fonction de nos tentatives de compréhension de l'existence humaine.
La nature expérimentale de ses oeuvres, l'apprentissage par le faire, sont des aspects importants de sa pratique. Lorsqu'il investit l'aspect physique des choses au travers de l'utilisation d'objets élémentaires et d'une esthéti- que lo-fi, Beattie conserve le sens de l'excitation et de la découverte aussi bien pour lui-même que pour le visiteur. Les manipulations sculpturales de David Beattie gardent un aspect minimal. L'utilisation du mouvement, de l'image, du son, et de phénomènes physiques contribuent à créer d'improbables rapprochements. En ce sens, il associe des matériaux aussi bien qu'il crée des liens entre des objets a priori très différents les uns des autres. Ces entités restent autonomes dans leur économie formelle. Jouant d'une large gamme d'objets trouvés, ses oeuvres peuvent incorporer des éléments très différents, d'un moteur électrique à un tambourin pour enfant. Très ingé- nieux dans la décontextualisation qu'il fait des objets et technologies du quotidien, il peut alors les reformuler dans d'uniques créations. (Source : Butler Gallery, 2009)
David Beattie est né en 1976. Il vit et travaille à Dublin. Il expose actuellement au Mercer Union Centre for Contemporary Art, Toronto, Canada (The Weight of the Sky : 19 mars/ 1er Mai ). Il participe également à l'ex- positon collective "GESTURES : An Exhibition of Small Site-Specific Works" au musée The Mattress Factory (du 8 mai au 20 juin).
Plus d'informations :http://www.david-beattie.net/

Thomas Bernardet

La part des choses / épisode # 3 (Still life)
Parmi le réel, ce fond commun de signes et de choses qui nous entourent, Thomas Bernardet extrait de l'or- dinaire ce qui peut devenir par la suite un point de vue particulier. Cette vision personnelle s'inscrit dans la multitude de ses influences culturelles. Son " regard " saisit ce que tous les " regards " peuvent voir. Cela peut-être un simple fait d'actualité, " une maison à 100 000 euros " ou de l'ordre de l'emprunt, à l'histoire de l'art par exemple.
Thomas Bernardet prélève donc du réel ce qui attire son attention (une phrase, un objet, un slogan, une situation, un lieu) et le laisse murir sous forme de " documents de travail " (des photographies, croquis, notes variées). Parmi ce qui est intuitivement collecté, certains " documents " vont avec le temps plus particulièrement se " révéler " comme on le dit en photographique et faire apparaître " le reflet d'une conscience à laquelle on ne prêtait pas attention " . Thomas Bernardet peut alors réinvestir cette chose collectée et recomposer en quelque sorte son génome, retrouver sa gravité, ce qui lui donne un poids, une signification. Le résultat est assez troublant car la limite n'est pas franche entre le simple document et l'oeuvre. Cette limite est même plutôt poreuse, ce qui invite le spectateur à faire son propre cheminement. Le spectateur doit en effet délier de nombreux enjeux ; le statu de l'oeuvre, notre rapport au réel, la part de toute représentation collective, la part de toute projection personnelle. Comprendre que c'est au coeur de cette " démarche " que se situe la pratique artistique de Thomas Bernardet, c'est rencontrer toute la richesse et la qualité de ce travail.
(Source : Martial Deflacieux, 2009)
Hervé Bréhier
Hervé Bréhier construit, classe, ordonne, bâtit. Il déplace la signification et l'usage des lieux dans lesquels il intervient. Pour ses installations, il utilise des matériaux appartenant au monde du bâtiment : laine de verre, mousse polyuréthane, polystyrène, panneaux de portes, tuyaux de plomberie, plâtre, etc. Ses assemblages se font au moyen de serre-joints, pinces, boulons, sangles, tendeurs, qui mettent en évidence les zones de compression. Ces éléments entreprennent un rapport de connivence avec l'architecture.
Ces projets en trois dimensions dialoguent avec un travail de vidéo prenant la forme d'enregistrements captant de manière neutre et toujours en plan fixe une action ou un phénomène naturel. Avec une grande économie de moyens et avec simplicité, l'oeuvre d'Hervé Bréhier déploie un univers où l'ironie et l'absurde côtoient la légèreté et la grâce. (source : ESACC, 2008)
Hervé Bréhier est né en 1969. Il vit et travaille à Saint-Ouen.
Matt Calderwood
Quand il ne se met pas en danger dans de périlleuses performances, Matt Calderwood construit des sculptures instables dont l'équilibre ne tiennent qu'aux contrepoids qui les stabilisent. Les sculptures, autant que les performances, requièrent une maîtrise parfaite de la part de l'artiste, et paradoxalement, un combat entre ce dernier et la nature des objets qu'il utilise, le plus souvent des objets du quotidien.
(Source : Jessica Lack, guardian.co.uk, 2009)
Matt Calderwood est né en 1975 en Irlande. Il vit et travaille à Londres. Il prépare actuellement une exposition à la galerie Maria Stenfors à Londres (juin 2010).
Marc Geneix Marc Geneix use du palimpseste comme un mode d'investigation d'un réel contemporain. Son travail résulte et s'alimente notamment par une captation de signes issus du réservoir médiatique et culturel du monde présent. Il procède de l'enchevêtrement de micro-récits dans l'entrecroisement de différents process plastiques tels que le dessin, l'installation ou la vidéo. Brassant des codes provenant de la culture populaire, [...] l'artiste se plaît à mixer des iconographies et des récits en interrogeant la notion d'une mythologie passée, encore en jeu, ou déjà en train de s'effectuer. Suivant les contractions temporelles des instances de notre société de l'information, Marc Geneix procède par des glissements qui deviennent autant de manières d'incursions, de mises en réseaux et d'entrées multiples à une tentative d'inscription ou d'appréhension du monde. (Source : Frédéric Emprou, 2007)
Marc Geneix est né en 1975 en France. Il vit et travaille à Clermont-Ferrand.
Ingo Gerken Avec Eléments d'air, Ingo Gerken produit une « situation autonome ». Ce système, qui prend la forme d'étagè- res métalliques sur lesquelles sont posées des bombes aérosol, réorganise l'espace d'exposition en différentes lignes et strates. Sur chaque plan faisant face aux sprays ( murs, piliers, rayons) des impacts colorés se dessi- nent. Créant de façon arbitraire des liens avec l'architecture, ils soulignent l'interdépendance de l'œuvre avec le lieux qui l'accueille. (Source : 20qmberlin.com, 2008)
Ingo Gerken est né en 1971 en Allemagne. Il vit et travaille à Berlin. Il participe actuellement à l'exposition "City is Forever, Not Me" à la Stephen Lawrence Gallery de Londres (curator : Oliver Zwink) et et à l'exposition "White Night" à la Markus Winter Gallery de Berlin (Curator : Marco Antonini).
Sébastien Maloberti
Reprenant clichés et concepts tels que les flux, les machineries, une certaine abstraction de la nature, Sébastien Maloberti développe des récits bâtards mettant en oeuvre l'investigation d'un réel qui se cherche ou qui s'échappe. Un défaussement ou la tentative de rendre compte d'une certaine contingence des choses par des jeux entre territoires intérieurs et supports de projections. (Frédéric Emprou, 2007)
Sébastien Maloberti est né en 1976. Il vit et travaille à Clermond-Ferrand. Il participe actuellement à l'exposi- tion "Atelier / soft Machine " au LUK à Budapest du 29 mars au 22 mai. Il participe également à l'exposition "Workshop" du 25 mai au 15 juin au centre Nicolas Pomel, Issoire.
Navid Nuur
Navid Nuur emploie le néologisme « interimodules » pour parler de ses travaux, plutôt que « sculptures » ou « installation »... Pour lui, ces derniers sont trop rigides pour évoquer le lien spatio-temporel qu'il désire créer avec le « regardeur ». De la même façon, Nuur rejette le terme site spécifique, souvent utilisé pour décrire son travail. Il préfère « interimodules » pour définir un territoire intermédiaire.
« Module » pour sa façon de penser et de conceptualiser, « interim » pour se rapporter à un espace et à une période délimitée, mettant en évidence la part du processus dans son travail ; un processus constitué de règles, de protocoles mais dans lequel l'intuition est également un facteur décisif. (Source : fridericianum- kassel.de)
David Nuur est né en 1976 à Teheran. Il vit et travaille à La Haye. Il expose actuellement au Frans Halls Mu- sem à Haarlem (The value of void : 20 mars- 6 juin). Il participe à l'exposition History of art à la Fondation David Roberts à Londres du 6 mai au 19 juin.
Delphine Reist
Delphine Reist a souvent investi les friches et des bâtiments industriels désaffectés. C'est l'absence de ces lieux émotionnellement chargés qui l'intéresse et c'est cette absence que les œuvres et objets se font l'écho. Outils et objets au service de la production, les éléments qui peuplent le travail de Delphine Reist semblent en effet avoir conquis, dans la solitude des lieux, une existence autonome. Dès lors une sorte de corps so- cial s'y donne à lire dont on ne saurait dire s'il s'agit de celui, fantomatique, de leurs utilisateurs passés, ou plutôt celui nouvellement constitué par ces engins mêmes. Caddies qui s'animent seuls dans des parkings, boîtes de caoutchouc qui scandent des rythmes en ronde, lavabos d'internat qui s'emplissent curieusement de lait... L'atmosphère est celle des lieux collectifs sans chaleur, les moteurs sont bruyants et hors contrôle, les liquides sont visqueux et odorants. Une existence se déroule, laissant le visiteur à son incapacité à agir. Au-delà de la poésie des mécaniques en mouvement, le travail de Delphine Reist revêt une dimension mili- tante manifeste, en donnant à lire les funestes revers de la vie contemporaine. (Source : fri-art.ch)
Delphine Reist est née en 1970 en Suisse. Elle vit et travaille à Berlin. Elle participe actuellement à l'expo- sition "Portrait de l'artiste en motocycliste" au musée des beaux-arts La chaux-de-fonds en Suisse du 21 mars au 12 septembre 2010. Elle prépare également une exposition personnelle à la galerie Galerie Lange + Pult à Zürich.
Ariel Schlesinger
Dans le travail d'Ariel Schlesinger, le contraste est saisissant, entre la pauvreté des matériaux qu'il utlise (sou- vent récupérés) et la forme finale qu'il leur donne. Une telle transformation s'apparente presque à un tour de magie ; mais ici, aucun secret bien gardé : les « trucs » sont souvent simples, et généralement dévoilés dès le premier regard. Ses oeuvres sont des manifestations presque instantanées de son rapport aux « choses ». Il sélectionne, récolte et agit comme un catalyseur sur ce que l'on considère en général comme inerte et sans vie. Dans une tentative salutaire de réanimation, le travail de l'artiste tourne alors à la confrontation avec le vide, avec pour seules armes humour et ingéniosité. (Source : Gregor Podnar Gallery , 2009)
Ariel Schlesinger est né en 1980 en Israel. Il vit et travaille à Berlin. Il particpe actuellement à l'exposition "I'm Not Here. An Exhibition Without Francis Alÿs"au centre d'art De Appel à Amsterdam et à l'exposition "'Magic Show"à la Hayward Gallery de Londres (Curator : Sally O ́Reilly).


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