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Mes idées dérangent, et alors...

Publié le 04 mai 2010 par Philippejandrok

b06c22879ef51ff0f25efd0c31b077e2.jpgJe sais bien que mes idées dérangent, tout comme il est vrai que lorsque l’on ne prend pas parti ni pour l’un, ni pour l’autre, on est déjà suspect, parce qu’il a été décidé que c’était l’ordre établi d’une société de savoir prendre parti et d'affirmer que l’on est dans tel ou tel autre camp, mais pourquoi ?

Pour rassurer ceux qui ont forcément tors et qui croient à tors avoir forcément raison ?

Pourquoi devrions-nous absolument souscrire à une vérité qui n’est pas la nôtre, mais qui nous est imposée ?

Il suffit d’observer les sympathisants des meetings des partis politiques qui applaudissent à tout rompre aux déclarations de leurs élus de cœur, aux spectateurs ,qui applaudissent de la même manière le sketch d’un artiste, ou d’un groupe de hard rock, comme si la parole divine sortait forcément de la bouche de sa star favorite, comme si elle sortait forcément de la bouche de nos politiques, de nos diplomates, sur la seule foi que nous leur faisons confiance, c’est vrai, s’ils sont là, c’est qu’ils ont forcément les compétences requises.

Tsss,tssss, tsss !

Et bien non, nombre sont restés sur le carreau parce qu’ils n’ont pas eu le coup de piston qui a servi à quelques dizaines d’autres qui convoitaient patiemment la même place.

Il est tout de même incroyable de constater que nous vivons dans un mensonge permanent avec notre consentement.

Nous savons que les uns et les autres mentent, mais comme l’homme est naïf, il préfère encore croire au père Noël, mais jusqu’à quand ?

Aujourd’hui notre regard se tourne vers la Grèce et nous disons :

- Ah, les pauvres Grecs, qu’est-ce qu’ils en prennent dans la gueule…

Tout en se rassurant que nous ne serons jamais les pauvres Français à en prendre autant, mais détrompez-vous, ce qui touche la Grèce aujourd’hui, nous pend au nez depuis bien longtemps, jetez un regard discret sur l’Espagne, sur l’Italie, ils remplissent les mêmes conditions que la pauvre Grèce, c’est une question de mois, d’années, pour que cela éclate de la même façon.

Soyons concrets, nous qui croyons apporter un monde moderne à nos enfants, nous ne leur laisserons que des dettes, des dettes et du chômage, allez, dites-moi, quel est l’avenir de notre jeunesse ?

Le voyez-vous rose ?

Je le vois sombre, très sombre.

D’ailleurs près de 600 000 emplois ont été supprimés depuis près de deux ans en France, comment l’expliquer ?

La crise, oui, bien sûr, mais également l’absence de croissance économique, c’est certain, mais là, je reprendrais mon cheval de bataille, et je n’ai rien personnellement contre les Chinois, mais si nous continuons à vouloir faire du chiffre aux dépens de la croissance de notre pays, on n’a plus qu’à attendre la mort, c’est ce qui nous arrive actuellement, puisque les Chinois se chargent de tout réaliser pour nous, l'antichambre de production du monde et pour des patrons qui vivent dans des pays où eux, ne payent pas d’impôts malgré leur immense fortune. C’est une lâcheté, c’est certain mais il est plus facile d’être lâche avec des millions en poche, que de vivre pauvre et misérable.

Un exemple, j’ai exposé durant près de trois semaines en Arabie Saoudite dans un pavillon Français, il y avait une boutique parisienne qui vendaient des souvenirs de Paris, deux tonnes de T-Shirts, gadgets, Tour Effel, Arc de Triomphe en métal… 98% des produits étaient fabriqués, je vous le donne en mille, en Chine.

Comment puis-je le savoir, j’ai aidé les vendeurs à installer leur magasin et vu les cartons en provenance de chine.

Je ne dis pas que les produits étaient de mauvaise qualité, je dis juste qu’ils étaient fabriqués en dehors de notre territoire, une fabrication qui aurait dû être produite chez nous, avec des exigences et une qualité Française et bien non, il n’y a plus de production nationale, ou presque, et si cela continue, il n’y en aura bientôt plus du tout.

Et la question ne se pose pas seulement pour les souvenirs, mais pour toutes les productions en règle générale, dans toutes les industries de pointes, les industries… Quelles industries ?

Les usines étrangères ferment les unes après les autres sur notre territoire, et ne sont pas remplacées, les ouvriers tombent inexorablement au chômage pour le reste de leur misérable vie, l’État le sait, l’État leur ment en les laissant croire à un nouveau bel avenir, il préfère les calmer pour éviter des mouvements de foules, mais tous les chômeurs ne sont pas des imbéciles, ils sont tristement conscients que les solutions ne viendront pas du sommet de l’État qui refuse de prendre ses responsabilités pour des raisons purement électoralistes.

En fait, nos gouvernants s’efforcent de gagner du temps pour masquer les décisions nécessaires à prendre, ils attendront donc que les mouvements de foule les forces à agir, quitte à provoquer la révolution exactement comme ce qui se passe en Grèce aujourd’hui.

Le peuple Grec n’en peut plus, la ménagère est prise à la gorge, elle ne sait pas comment elle va pouvoir payer des impôts supplémentaires, alors que le coût de la vie de tous les jours lui permet tout juste de survivre.

Il y a deux ans j’étais en Crète, un tour sur un âne pour les enfants coutait 20 euros. Je m’étonnais de ce tarif auprès de l’homme qui offrait cette prestation :

- Mais vous comprenez Monsieur, tout a augmenté même pour nous, le foin, le fourrage, l’entretien des bêtes, ça a un coût.

- Certes, mais le tarif réclamé est exorbitant, 20 euros pour 20 minutes de balade ???

Je crois que l’homme n’avait pas à se plaindre de son mode de vie, il en profitait bien et certainement bien plus que la ménagère Athénienne, mais, comme tous les parents aimant leurs enfants, nous avons cédé au chantage et au prix réclamé.

L’euro, n’a rendu service qu’à nos politiques et aux commerçants les plus rusés, les autres, ils ont fermé, ils ferment chaque jour, écrasés par les taxes et la concurrence sur le web, car on en parle trop peu, mais les boutiques déposent le bilan les unes après les autres dans nos grandes villes et l’on retrouve à leur place, des assurances, des compagnies de placement, des banques, celles qui hier criaient à la ruine, se sont bien moquées de nous…

Nous vivons une époque formidable…


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