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Retour sur la corrida de miura de seville

Publié le 04 mai 2010 par Jeanmi64

04 mai 2010

RETOUR SUR LA CORRIDA DE MIURA DE SEVILLE

Après les grosses déceptions lors de la 1ère partie de cette feria avec les élevages des toros de Palha et de Victorino Martin, on attendait beaucoup de cette corrida de cloture avec les Miuras.

Hélas, si ces Miura ce sont montrés toujours aussi retors dans la lignée de leurs prédécesseurs, ils ont, eux aussi, manqué de bravoure, sinon de force : 2 piques chacun, certaines plutôt picotazos . (En rappelant qu’ ils s’agissaient comme le préconise le règlement andalou, de piques plus légères).

Ensuite ces toros de Miura, mis à part le 6ème, n’ ont manifesté que le danger procuré par ces comportements incertains, ces retournements rapides et ces coups de tête qui font que les toreros condamnés à les affronter ne peuvent face à eux qu’ élaborer un plan de défense leur permettant de sortir intacts de l’ aventure. (Une exception, le 6ème plus commode que Rafaelillo a su et pu mener dans le leurre).

Et si quelquefois quelques postures, comme les passes de Pecho d’ El Fundi ou un quite de Padella permettent d’ applaudir la technique, les autres applaudissements ne récompensent que le courage des hommes.

Une exception notable dans ce lot de toros, le 5ème bis, un sobrero du Conde de la Maza, qui s’est largement montré supérieur aux Miuras !

Pour les images (prises avec un apn, trés imparfaites et sans son, celà est du au vigile proche qui veillait à ce que personne ne prenne de films  conformément au règlement), voici celles d’ El Fundi à son 1er toro et de Padilla face au Conde de la Maza :

Mais, la vraie question qui se pose après ces échecs des corridas de toros-torosà Séville, succédant à plusieurs autres, ces corridas justifient elles encore leur réputation ? D’ailleurs, il est symptomatique qu’ à Séville cette corrida n’est pas fait le “No hay billetes”.

Loin de mois de vouloir défendre le spectacle de la veille, que j’appelle “corrida des plages” où les 3 éternels comparses Rivera Ordoñez, El Cordobes et El Fundi étaient opposés aux Torrestrella, mais le toro du Conde de la Maza l’ a prouvé, comme quelques jours plus tôt dans un lot complet, on pêut sortir des chemins battus de ces ganaderias qui n’ apportent plus que des déceptions, face à des toreros condamnés à les affronter, faute de briller dans l’ escalafon.

Et malgré quelques détracteurs intégristes, voir un El Juli face à des Ana Romero par exemple m’ apporte beaucoup plus de satisfactions.

Non au toro formaté sous le nom de toro-artiste, mais non aussi au toro dont la seule qualité est le danger qu’ il procure.

L’ avenir de la corrida en dépend, les corridas de vedette face aux toros dit faciles font certes le plein, mais on est loin de la vérité de la corrida, et on s’ en lassera. Et les corridas où l’ on a des seconds couteaux risquant leur peau à chaque passe n’attire plus qu’ une minorité qui ne suffit pas à rendre viable cette forme de tauromachie.

L’ époque d’ un Ruiz Miguel ( présent dans le callejon et à qui Padilla a brindé son toro) dominant des Miuras de légende est semble t’il révolue, Fasse aussi que les desiderata des figuras pour un toro “light” ne dévalue pas ce noble art !

Pour que la corrida continue à nous fournir ces 2 choses essentielles : plaisir et émotion


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