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Publié le 15 décembre 2006 par Raymond Viger

À la conquête de l’Everest

Les Tibétains l’appellent «Chomolugma», les Népalais «Sagarmatha». Beaucoup plus qu’un mot, Everest est synonyme d’objectif ultime et de persévérance. S’en approcher demande une patience et une force intérieure sans faille. Neuf Québécois ont réussi à rejoindre le toit du monde, un défi hors du commun. Trois alpinistes originaires de la région de Québec ont vécu cette expérience remarquable. L’organisation était composée de Maxime Jean, Claude St-Hilaire et Mario Dutil, qui sont parvenus à réaliser cet exploit en devenant la première expédition québécoise financée par des Québécois à atteindre le sommet du mont Everest.

Maxime Jean confie: «C’est une entreprise aller à l’Everest. Quand on arrive à la frontière du Népal et du Tibet, il faut se préparer à gravir 29 000 pieds d’altitude. Le périple durera deux mois et demi.

Le temps froid, des conditions de glace, de neige et des températures variant entre –20 à –50 degrés celcius en haute altitude exige des efforts physiques beaucoup plus grands, compte tenu de l’élévation. Le budget total de l’expédition frôle les 250 000$. Après avoir escaladé le sommet de la plus haute montagne du monde, il faut avoir de l’énergie en réserve afin de rejoindre le camp de base.»

À chacun son Everest

«À chacun son projet. Soyez solidaires, autonomes, créatifs et vous irez loin. Réussir ce que l’on disait impossible, voilà ce que nous avons fait. On s’est rendu au sommet, c’est ce qui est important. C’était haut, dur, long, coûteux, mais faisable parce qu’on y a cru. On a persévéré. Croyez en vos projets, croyez à vos rêves, soyez patients. Moi, ça m’a pris 30 ans. Réalisez vos rêves.»

Croire, travailler fort et persévérer

Pour réussir un tel projet, il faut une connaissance de la montagne mais également une connaissance de soi. Plusieurs n’atteignent pas leur objectif. 10% meurent en tentant l’ascension. «La recette du succès, c’est qu’il faut y croire, travailler fort et persévérer, ne pas se laisser atteindre par les obstacles.»

Dans cette région, on trouve un des pires glaciers en mouvement au monde. Il faut y aller quand le soleil est couché afin d’éviter les déplacements de glace et l’élargissement des crevasses déjà impressionnantes.

À certains endroits, on retrouve des angles de 70 degrés en glace et des parois de 3000 pieds. «Il faut savoir doser et fonctionner avec moins d’air. On se fatigue continuellement et l’organisme réagit différemment dépendamment des individus.» L’acclimatation en haute altitude se fait graduellement et exige une bonne capacité pulmonaire. «Le premier tiers du parcours est psychologique, le second physiologique et le dernier tiers est physique. Il faut prévoir les moindres détails, car c’est ce qui pourrait te sauver la vie.»

L’alpiniste connaît bien les risques d’une telle expédition. Il sait qu’il est dangereux de ne pas s’écouter. Les avalanches contribuent également à un grand nombre de décès. «Il faut partir dans la nuit pour une question de sécurité et descendre à la clarté du jour.»

Tout a commencé par un dessin

«De retour au pays après l’expédition, j’ai ressorti le dessin que j’avais produit alors que j’étais tout petit, il était daté du 16 mai 1974. J’ai atteint le sommet de l’Everest le 16 mai 2004. Ça m’a pris 30 ans à réaliser mon rêve, j’y suis parvenu. Les barrières, on se les met nous-mêmes.»

Vers de nouveaux sommets

Selon Maxime Jean, il faut viser un dépassement dans l’équilibre en gardant comme objectif de réaliser ses rêves. «Mon patron m’avait dit d’atteindre les plus hauts sommets. Je l’ai écouté et j’ai gravi l’Everest». Il s’oriente maintenant vers le K2 (ou Chogori) au Pakistan, la deuxième plus haute montagne du monde. Situé à un affluent du glacier du Baltoro, le K2 est au pied du glacier Godwin Austen et culmine à 28 250 pieds. Cette escalade est encore plus difficile. Une nouvelle expédition est prévue à la fin mai 2006 avec un de ses collègues de l’Everest, Mario Dutil. Ils veulent être les premiers Québécois à fouler le sommet du K2.

Pour plus de renseignements, consultez les sites Internet: http://www.maximejean.com et www.sommets.net.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/18/tous-les-sentiers-menent-a-fermont/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/18/ca-clique-a-fermont/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/15/les-jeunes-et-les-grand-debats-sociaux/


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