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"Les femmes de ses rêves" de Peter et Bobby Farrelly

Publié le 03 décembre 2007 par Buzzline

Pitch : Eddie est un velléitaire qui cherche depuis des années la femme parfaite. Persuadé d'avoir trouvé celle-ci sous les traits de la belle et très sensuelle Lila, il décide de mettre fin à un célibat prolongé, et l'épouse quelques semaines seulement après leur rencontre, avec les vifs encouragements de son père et de son meilleur ami. Mais la lune de miel au soleil du Mexique tourne au cauchemar, car Lila ne tarde pas à révéler sa vraie nature - terrifiante ! - et comprend qu'il a épousé... l'erreur de sa vie.

Au bord de la crise de nerfs, le malheureux reprend espoir à la vue de la douce et belle Miranda, et s'enflamme une fois de plus, convaincu d'avoir découvert l'âme soeur. Problème : comment faire sa conquête tout en tenant Lila à l'écart ?

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note sur 10 :07
Notre avis : Une comédie trash complètement délirante mêlant adroitement réflexion et fous rires en cascade. Le retour en grandes pompes des frères Farrelly au sommet de leur forme malgré un léger manque de leur gras légendaire !

Après une dérive quelque peu préoccupante ces dernières années (L'amour extra large, Deux en un, Terrain d'entente...) voilà près de 10 ans que l'on attendait la réédition d'un succès à la Mary à tout prix et d'un Fous d'Irène des frères prodiges. Il aura donc fallu patienter jusqu'à ce Les femmes de ses rêves (prononcez plutôt The Heartbreak Kid en V.O) pour pouvoir pleinement savourer le summum de la déconne agrémenté d'un humour cintré et de trashitude en puissance. Ici c'est à peu près 1h50 de linchage en règle sur le mariage, le célibat, les étrangers, l'immigration, le mensonge... les hommes sont tous des ordures, les femmes mêmes un brin détraquées sont des victimes, le mauvais goût est de mise et l'escalade dans l'ivresse du grand n'importe quoi est franchie haut la main.

Les frères Farrelly ne reculent devant rien à l'image de leurs interprètes tous au top. De Ben Stiller en éternel ado attardé célibataire endurcit à la craquante Michelle Monaghan sans parler de la nouvelle veue dans le graveleux : Malin Akerman, dans un clonage de Cameron Diaz puissance 10 et tant mieux !

Qu'il s'agisse de zoophilie, de surprises en pagaille (le caméo de dernière scène et surtout les deux bonus du générique... restez jusqu'au bout du générique de fin !), de détails dans l'absurde dans tous les recoins de l'écran et pour chaque personnage (le môme mexicain rêvant de devenir ballerine), des gagas déjà cultes (le banquet de mariage, le karaoké en voiture, la nuit de noces, le piercing au clitoris, le vomi par le nez dû à un trop plein d'absorption de cocaïne, les mariachis, le concierge un brin obsédé de l'hôtel... et j'en passe), chaque scène retiendra votre attention.

Armés d'une B.O pop de circonstance et de folies en tous genres, les frères Farrelly s'éclatent et leur humour est contagieux. Passé un démarrage d'une fureur peu commune, l'intrigue laisse peu à peu place à une histoire amère sous couverte de rires. Car nos frérots n'en oublient pas non plus de raconter une histoire et ils le font bien. De la critique des mariages, à l'insatisfaction mutuelle les thèmes récurrents de la vie de chacun sont passés à la moulinette et offrent au final une jolie réflexion sur la vie et l'amour tout en évitant les pièges habituels de la comédie romantique.

Ici, exit la morale à deux euros, la love story passe comme une lettre à la poste mais masquée par une anti-morale radieuse. Ne manque juste qu'aux frères Farrelly de reprendre un poil de gras juste pour nager dans leur notoriété d'antan. Mais soyons lucides, le résultat présent est déjà bien suffisant (et même mieux parfois).

Les femmes de ses rêves constitue au final un divertissement ultra rafraîchissant de très bon calibre et surtout la comédie hilarante à réflexion de cette fin d'année et même la meilleure depuis bien longtemps. Ca fait du bien par où ça passe alors pourquoi s'en priver ?
 

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note sur 10 :07

  

  

Pourquoi y aller ?

Pour le casting impérial. Pour la nouvelle venue, Malin Akerman qui ne recule devant rien ni personne. Pour les gags à hurler de rire. Pour les détails de l'absurde finement distillés dans le film. Pour le caméo final (mais chuuut). Pour les deux bonus du générique à pleurer de rire. Pour la réflexion sur le mariage aussi grave que vraie.

Ce qui peut freiner ?

L'absence d'humour trop gras au profit de la fureur de l'abusrde (faite votre choix).


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