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Dante's Cove - Saison 1

Publié le 03 décembre 2007 par Nakayomi

Et si Hex (ou Point Pleasant, ou Charmed ou une série de ce genre-là quoi) rencontrait Queer as Folk ? Oui, ça donnerait sans doute quelque chose comme la série qui va suivre…

DANTE’S COVE – Saison 1

Créée par : Michael Costanza

Avec : William Gregory Lee (Ambrosius) ; Tracy Scoggins (Grace) ; Charlie David (Toby) ; Gregory Michael (David) ; Nadine Heiman (Van)

Nombre d’épisodes : 2 -1h30 et 1h45- (2005)

Cote d’amour : ***

Résumé : 1840, Dante’s Cove. Ambrosius se promène avec sa future femme qui élimine une potentielle concurrente d’un regard vif et rouge. Alors qu’elle laisse son homme à la maison, en attendant le jour de la noce, afin de consommer leur amour, en revenant sur ses pas, pour chercher les gants qu’elle a laissé, elle surprend Ambrosius en train de faire l’amour avec son servant. Comme punition, elle le prive de sa jeunesse, en fait un vieillard hideux qui ne sera délivré que par le doux baiser d’un jeune homme. De nos jour, Laguna Beach. Kevin et Toby se retrouvent pour une journée torride à la plage, mais les adieux sont déchirants. D’une part, Toby ne supporte plus de vivre son amour caché et Kevin prend mal le fait qu’il soit obligé de se justifier de sa situation « dans le placard » vis-à-vis de sa famille. Mais après une nouvelle dispute avec son beau-père qui ne veut pas vivre sous le même toi qu’un « pédé », il se décide enfin à quitter la maison et rejoindre Toby à Dante’s Cove, à l’hôtel où il habite avec d’autres personnes dont Cory qui lui présente les lieux et tout le petit monde qui y vit : Van (la meilleure amie de Toby), Josh (le très bel hétéro), Adam (l’ami d’enfance hétéro de Toby qui en était amoureux)… Depuis son voyage, Kevin est assailli par des visions surnaturelles et ce que lui confie Van sur l’hôtel n’est pas pour le rassurer, car il apprend que des événements étranges s’y seraient déroulés, notamment cette histoire sur un homme qui aurait été surpris en compagnie de son amant et tué. Quant à Toby, il croise clocharde dérangée qui lui remet un portrait alors qu’il rentrait de son travail. Ambrosius chercherait-il à se libérer ? L’hôtel Dante serait-il vraiment hanté ?

Avis : Ca pourrait commencer comme un (mauvais) porno (gay). La scène d’ouverture avec la femme qui pense que son mari regarde d’autres femmes, qui répond par la négative et qui se tape ensuite son majordome, ça y fait vraiment penser… D’autant plus que le jeu d’acteur suit. Oui, bon, autant mettre les pieds dans le plat tout de suite, hein. C’est pas pour leur qualité de jeu qu’ils ont été engagé, c’est clair et net, c’est pour leur plastique (imberbe) irréprochable… Le plaisir des yeux ne va pas s’en plaindre puisque c’est à peu près tout ce que pourra en tirer un sériephile qui cherche avant tout la qualité. Le scénario de la série est en effet cousu de fil blanc et s’avère quelque peu légèrement pas clair du tout. Si quelqu’un a compris quoique ce soit au but de la série, merci de me faire signe. Il y a bien une histoire de vengeance, de sorcellerie, de sort jeté, de pouvoir du Trism, mais c’est vraiment traité trop en surface pour en faire une vraie et solide base de fond. On devra donc s’en contenter. Personnellement, aimant bien ce genre d’histoire un peu occulte, j’avoue que j’ai suivi sans déplaisir les deux épisodes, l’ambiance orageuse qui court tout au long des épisodes (malgré des phases ensoleillées) est sympathique et tant pis pour le classicisme ambiant de la série à ce niveau-là. En fait, on a un peu l’impression d’assister aux (télé)films que diffusait Nrj12 il n’y a pas si longtemps, de David de Cocteau (si je ne m’abuse), avec des acteurs bien faits de leurs personnes, des histoires tirant un peu sur l’occulte et une réalisation assez sommaire. Ou ça peut faire penser à Voodoo Academy aussi (avec Drew Fuller). Bref, que des nanars en puissance.

D’ailleurs, outre ces quelques « qualités » qu’ils ont en commun, Dante’s Cove va un peu plus loin qu’un Voodoo Academy. Là où le film se contentait seulement d’exposer le corps de jolis garçons sans qu’ils ne se passent rien entre eux, la série, elle, fait faire beaucoup de choses à ces messieurs/dames. Bon, il faut savoir que c’est une série pour la chaîne américaine HereTV qui est une des deux chaînes homos du paysage audiovisuel américain. On comprend donc mieux que la plupart des personnages soient gays ou lesbiens, notamment le trio principal, composé de Kevin, Toby et Van. Même si, pour pas faire de discrimination, on a un ou deux personnages hétéros (d’ailleurs, il y a même une scène hot)… Enfin, le sont-ils au moins pour le moment, parce qu’il est fort à parier qu’ils pourraient basculer très vite dans le côté homo de la force (notamment Adam qui semble avoir des rapports ambigus avec son pote Toby… Comme des sentiments refoulés) ! :P La série mise à fond sur le côté sexy voire érotique… Ceux qui connaissent le fameux film du dimanche soir sur M6 visualiseront sans peine ce que peut donner la série, c’est à peu de chose près identique (en version homo donc et peut-être avec un peu plus d’attributs masculins visibles). C’est un côté très présent dans le premier épisode, qui aligne de nombreuses scènes (plutôt jolies et sympathique au demeurant, hein… Rappelons que la série ne vaut que pour ça, ça aurait été dommage de les louper), le second est beaucoup plus soft, se concentrant d’avantage sur l’intrigue et les personnages, qu’on explore un peu plus.

De là à dire qu’il y a de la profondeur dans tout ça, sûrement pas. Même si la série tente, à sa manière, d’aborder un peu certains thèmes, notamment celui de vivre son homosexualité. D’abord avec Ambrosius obligé de se marier pour sauver les apparences à l’époque (on le prend en tout cas comme ça) malgré son désir pour les hommes, ensuite avec Kevin qui n’a toujours pas fait son coming-out et qui a un beau-père très homophobe. Deux époques différentes, mais pas grand chose de changé pour tout le monde en tout cas. Contrairement à l’hôtel Dante où c’est quand même tout autre, les jeunes gens vivant leur sexualité comme ils l’entendent. C’est donc vers ce désir de liberté que va Kevin. Bon, honnêtement, ce sont plus des scènes prétextes à lancer l’intrigue qu’une vraie réflexion/interrogation/interpellation (d’autant plus que je le jeu d’acteur à tendance à décrédibiliser tout ça, notamment les scènes de pleurnichage un peu risibles malheureusement). Reste de très belles scènes d’amour homosexuelles, souvent en sensualité. Comme c’est encore rare, on se laisse prendre au jeu de la passion du couple Toby/Kevin qui doit subir des épreuves qu’ils n’ont pas demandées. On se laisse attendrir par un visage délicatement posé sur un autre au coin du feu, une caresse du bout des doigts, le long du corps, tout en finesse… Et on se laisse aussi bercer par des paysages plutôt beaux, tantôt ensoleillés, tantôt sombres (orage, nuit, brume), et une bande son plutôt riche en chansons… Peut-être un peu trop pour certains (c’est un peu la tendance dans beaucoup de séries ces dernières années), mais dans l’ensemble, ça se laisse écouter et elles accompagnent bien les scènes…

Conclusion : Voilà, vous l’aurez sans doute compris à la lecture de la review (si je ne vous ai pas fait fuir dès la première phrase d’introduction ou de la longueur du texte ! >_< ; ), Dante’s Cove, c’est du pur guilty-pleasure. Impossible de trouver ça bon, ni au niveau du scénario, ni au niveau du jeu d’acteur, mais pour qui aime l’ambiance sorcellerie (et 19ème... Perso, je suis très bon client) et l’érotisme gay, les bogosses, les belles nanas, il y a de quoi contenter certains appétits. Ce n’est pas à mettre non plus entre toutes les mirettes, même si c’est pas super explicite, mais y’a quelques scènes un peu chaudes tout de même. Du coup, c’était peut-être un peu « méchant » cette phrase d’intro que j’ai faite, parce que ni les séries fantastiques citées (quoique je suis sûr qu’on pourrait me reprendre sur Point Pleasant, mais j’ai pas mal aimé finalement, que voulez-vous… :P) ni Queer as Folk ne méritent d’être mis dans la même catégorie que Dante’s Cove, elles sont souvent d’un intérêt sériephilistique un peu plus grand, plus à même de s’adresser à un plus large public qu’ici. Et les sériephiles qui auront tenté leur chance auront tout de même pu reconnaître William Gregory Lee qui montrait déjà frénétiquement ses jolis abdos dans la série Xena et qu’on avait déjà vu dans Dark Angel.


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