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Rencontre avec une classe de seconde du lycée des Fontenelles

Publié le 18 mai 2010 par Gezale
J'étais l'invité, ce matin, d'une professeur de lettres du lycée des Fontenelles et des élèves d'une classe de seconde. Après avoir étudié «Bel Ami» avec leur enseignante, celle-ci a eu la (bonne) idée de solliciter la venue d'un (ancien) professionnel de la presse locale afin qu'il échange avec les garçons et filles de cette classe sur son métier et sur le style journalistique. Il est donc faux de dire que l'Education nationale ne s'ouvre pas vers l'extérieur et, si j'ai bien entendu Mme D. les nouveaux textes applicables dès la prochaine rentrée scolaire, vont encourager la venue devant les élèves de professionnels extérieurs à l'enseignement.
J'ai été favorablement impressionné par cette rencontre. A l'évidence Mme D. avait travaillé son sujet et l'heure passée à discuter avec les élèves m'a paru bien courte. Maintes questions avaient été préparées. L'un souhaitait savoir si la liberté d'un journaliste est réelle. Une autre s'inquiétait de comprendre si on a le droit de modifier ce que les gens vous racontent, d'autres encore semblaient étonnés d'apprendre qu'un localier ne fait pas que de la locale. J'ai raconté mes rencontres avec Jacques Monod, Clara Malraux, Pierre Mendès France, Charles Libman et tant et tant…
Bien que peu d'entre eux lisent régulièrement un hebdomadaire ou un quotidien, j'ai le sentiment que les objectifs dévolus à un journal local : information, services, exercice démocratique, ne laissaient pas les élèves indifférents. Je ne dis pas qu'ils vont se précipiter jeudi sur le premier journal venu mais peut-être ont-ils apprécié de pouvoir soumettre un professionnel à la question et transposer son rôle et ses fonctions avec ceux du héros de Maupassant.
Un élève m'a demandé si j'avais le sentiment d'avoir écrit une œuvre et d'être un artiste. Un artiste ? Un artisan plutôt. Quant à l'œuvre, elle restera comme celle d'un historien à son corps défendant, témoin de quatre décennies de la vie régionale. Et engagé au service de certaines valeurs. L'antépénultième question a porté sur ma conscience. Ai-je eu à rougir d'un article d'hier…que je regretterais encore aujourd'hui ? Lorsque je me suis engagé au service d'une cause, j'ai signé. Je persiste à penser que mes écrits étaient intellectuellement honnêtes.

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