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Open Innovation ? Le Japon voudrait bien, mais ne peut point…

Publié le 18 mai 2010 par Entrepriseglobale

Voici quelques années, les entreprises japonaises contrôlait la totalité du marché mondial des écrans à cristaux liquides. De nos jours, elles ne détiennent plus qu’une maigre part de marché inférieure à 10%. Open Innovation ? Le Japon voudrait bien, mais ne peut point…

Champion mondial de la technologie depuis l’après-guerre, le pays du Soleil levant peine à négocier le virage de l’économie globalisée ainsi que l’accélération des processus d’innovation. Le segment des écrans liquides n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres. Le modèle économique qui fit le succès du Japon affronte une quasi crise systémique.

Ouverture, collaborations internationales, remède évident, et pourtant….

Ouverture, collaboration, innovation en réseau, partenariats internationaux… En Europe, où le défi posé par l’intensification de la concurrence internationale n’est pas moindre, nous voyons émerger des réponses conceptuelles visant à remodeler nos processus de fonctionnement.

Au Japon, les acteurs de terrain semblent adhérer au même diagnostic. La différence réside néanmoins dans la mise en oeuvre…

Tel est le sentiment qui me reste après deux journées passées dans l’archipel dans le cadre d’une mission consacrée à l’innovation…

Culture insulaire, respect de la hiérarchie… Le Japon encore loin de la « cloud economy »

Nous avons rencontré les responsables dans deux universités d’Osaka, la Chambre de commerce de Kyoto ainsi qu’une délégation de la prestigieuse Japan Science and Technology Agency (JST).

[http://www.youtube.com/watch?v=_TG588o9N3A]
Comme le montrent mes interlocuteurs dans les interviews vidéos ci-jointes, chacun au Japon est bien conscient de la nécessité de s’ouvrir. Plus facile à dire qu’à faire, cependant, pour un pays insulaire, habitué au structures rigides, au respect de la hiérarchie et au contrôle de bout en bout…

Yasua Kanematsu, par exemple, responsable de la politique de collaboration industrielle de la Osaka University, déplore la difficulté qu’ont les entreprises nippones à s’ouvrir aux partenariats intégrés avec de grandes entreprises, des PME, des startups, des centres de recherche ou d’autres université à l’étranger.

De son côté, un cadre de Kyocera croisé dans le Kansaï reconnaissait que son entreprise restait ancrée dans une culture de l’innovation très étanche à l’extérieur.

Pourtant, nombre des interlocuteurs rencontrés à ce stade opinent également pour dire que l’avenir de leurs industries respectives passe inévitablement par l’immersion dans des réseaux d’échange et d’innovation globaux.

Akera Myui (vidéo), directeur d’un service d’innovation dans le domaine de la chirurgie réparatrice, à l’hôpital universitaire de la Osaka University, l’affirme ci-dessous: nous devons nous insérer dans ces réseaux.

Open Innovation ? Le Japon voudrait bien, mais ne peut point…


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