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« Europe : le Titanic a heurté l’iceberg »

Publié le 21 mai 2010 par Lecriducontribuable

À lire, la dernière chronique de Guy Millière dans Les 4 Vérités. Extraits :

[...]

Ce qui se révèle, ce n’est pas la mauvaise gestion de la Grèce qui – ce doit être dit – ne pourra jamais rembourser l’argent qu’on lui prête. Ce qui se révèle n’est pas non plus la prochaine faillite de la Grèce. Non, ce qui se révèle, c’est que la faillite menace quasiment tous les pays de la zone euro et, au-delà, l’essentiel des pays de l’Union européenne.

La cause de la faillite qui vient est simple à énoncer : les pays de l’Union européenne, à deux ou trois exceptions près, dépensent, depuis trop d’années, beaucoup plus d’argent qu’ils n’en encaissent.

Il n’y a pas d’issue dans l’augmentation des impôts et des taxes. Au contraire, les impôts et les taxes sont déjà si lourds dans la plupart des pays d’Europe qu’ils asphyxient la croissance et l’esprit d’entreprise et qu’ils multiplient les pau vres et les chômeurs.

Il n’y a pas d’issue dans les emprunts et l’endettement. Présenter plusieurs centaines de milliards d’euros de dettes supplémentaires comme une mesure de redressement est grotesque et fait penser aux saignées des médecins du temps de Molière, qui permettaient au malade de mourir « guéri ».

[...]

Il ne pourrait y avoir d’issue ni dans la dissolution de l’euro, ni dans un gouvernement technocratique fédéral, mais dans des diminutions drastiques des dépenses des États. Les gouvernements européens concernés ont continué à emprunter ces dernières années pour ne pas avoir à dire la vérité. Ils ne veulent toujours pas dire la vérité.

[...]

Bien au-delà de l’euro, l’Europe meurt d’Etats-providence pléthoriques, d’incitations perverties, de poisons disséminés de tous côtés.

Couper dans les assistances alors qu’on a multiplié les pauvres ne pourrait se concevoir que si, en parallèle, se recréaient des incitations à entreprendre et à investir, mais le discours ambiant diabolise l’entreprise et l’investissement, et dit qu’il faut faire « payer les riches ».

Tailler dans les dépenses serait envisageable si des structures de gaspillage n’étaient pas en place dont dépend la subsistance de millions de gens qui, sans cela, seraient au chômage, et ne pourraient trouver un emploi productif, car le système éducatif fabrique des inadaptés au capitalisme global.

[...]


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