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Coming Out d’un haut fonctionnaire Européen sur le traité de Lisbonne.

Publié le 06 décembre 2007 par Marc Vasseur

 

Comme lors du premier traité, ma réflexion sur la teneur de mon vote a profondément évolué puisque je suis passé du non au oui… 


Aujourd’hui..  j’ai comme l’impression de faire le chemin inverse… du oui bof… j’en suis à ce stade à un oui peut être… il ne faudra pas qu’on me pousse beaucoup pour tomber du coté obscur de la Force.
A cela trois raisons :  


- Une discussion avec mon ami Cyrille ce week-end où sans verser dans la ligne du « Y a qu’à »… nous arrivions à une conclusion certes un peu différente mais à la réflexion commune…  quand un parti politique crédible déclarera que l’un de des objectifs affichés est d’éradiquer la pauvreté économique, sociale et culturelle… et de s’en donner les moyens… pas seulement à coup de pognon…. Et pour le coup, Cyrille renonce à exercer son devoir de citoyen… quand on le connaît… on sait que sa décision est prise… et particulièrement réfléchie.

- Dans ce cadre, l’Union Européenne ne peut se construire sans ses citoyens et encore moins en excluant de facto plusieurs millions d’individus au prétexte qu’ils sont en dehors du système…
- Enfin… mon ami Nicolas, Haut Fonctionnaire Européen, à travers l’un de ses posts a distillé chez moi… une nouvelle dose de doute… sur le thème du « Le peuple n’est pas bon et bien y a qu’à en changer »…

  Aujourd’hui, ce Haut Fonctionnaire Europén récidive en allant encore plus loin : …. Je vous invite à lire d’urgence son article : 
Pour une Europe citoyenne… si elle doit être de gauche (autrement on s’en fout)

extrait : "à faire l’Europe sans les peuples, au gré des seules envies et besoins de nos élites mondialisées, on en vient à la fin à la faire contre eux. Et refuser l’onction du peuple sur un tel choix, qui engage tellement l’avenir (oubliez toute remise en cause du modèle d’Europe avant plusieurs années, si pas dizaines d’années, si le mini-traité est adopté), c’est finalement avoir la même attitude que ceux qui s’autoproclamaient avant-garde du prolétariat conscient et organisé, sachant mieux que lui comment faire son bonheur, et donc lui déniant le droit de s’exprimer sur celui-ci. Oui, entre notre “aréopage éclairé” qui construit l’Europe et le Politburo d’un Parti communiste construisant la future société sans classe, il n’y a pas de grande différence: le peuple n’est qu’un prétexte."

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