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Propos du père François du 25 mai 2010

Publié le 25 mai 2010 par Maurice Puault


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Romainville, le 25 mai 2010



Propos du père François

Finalement, je ne me décide pas encore à traiter de la politique nationale.

D’abord parce que je n’ai pas grand-chose d’intéressant à dire ; ensuite et surtout parce qu’il y a eu, mercredi dernier, un « conseil municipal extraordinaire ».

Il n’y avait pas foule dans la salle, bien que dût être abordé le problème de la pompe à merde.

Il faut dire que nos « édiles » avaient tout fait pour ça : le conseil n’avait pas été annoncé par voie d’affiches, et l’heure précisée était fausse (18 h 30 au lieu de 19 h 30).

Cette majorité municipale est vraiment impayable, et ne recule en tout cas pas devant les procédés les plus minables (souvenez-vous du squat de la page « libres expressions » par la quadruple déclaration sur la « chose jugée »).

Souvenez-vous aussi que, en décembre dernier, quand une réunion normalement annoncée avait été consacrée à la pompe à merde, la municipalité avait été chahutée de belle manière…

Chat échaudé craint l’eau froide.

En ce qui me concerne, j’ai assisté à la première partie du conseil.

Elle était constituée d’un interminable laïus sur l’information à Romainville et les améliorations qu’elle va connaître incessamment sous peu.

On avait du dire au brave garçon qui servait d’orateur de faire long et ennuyeux pour anesthésier l’assistance. *

Il y a parfaitement réussi et son discours était d’autant plus morne que l’on a compris depuis longtemps que ce que l’on a l’audace de nommer le « journal » de Romainville n’est en réalité qu’un bulletin de propagande de bas niveau au service de la maire Valls, et qu’il n’est évidemment pas question qu’il change d’objet.

Dès lors, comme l’a dit Stéphane Weisselberg, à quoi bon changer l’emballage du paquet si on n’en modifie pas le contenu.



Devait être abordé ensuite le problème de la pompe à merde.

J’étais déjà à moitié endormi, et, comme on m’a fait croire que le public n’aurait pas droit à la parole (ce qui, apparemment, était faux), j’ai préféré regagner mes pénates pour y dîner (fort bien, merci) en famille.

J’ai quand même eu, par le « collectif » anti pompe d’abord, puis par d’autres sources, un compte rendu complet, ce qui me permet de commenter la soirée.



Quand, à la tête d’une petite commune pauvre, vous décidez de vous lancer dans un ambitieux et coûteux programme de pompe à merde, il faut être très imprudent.

Encore faut-il alors faire les choses sérieusement en commençant par associer étroitement, et dès le début la population à un projet aussi risqué et chimérique.

Or :

1° il n’y a eu aucune véritable concertation, car on ne peut baptiser de ce nom les misérables « ateliers urbains » qui prétendent en tenir lieu

2° quant à la qualité du projet :

a) La direction des services techniques du conseil général l’a massacré, précisant que le travail avait été mal préparé et que la pompe ne présentait pas de réel avantage.

b) l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a refusé de subventionner la pompe.

Après ces deux camouflets, que croyez-vous que fit la majorité municipale ?

Elle pouvait ou bien revoir sa copie de fond en comble, ou bien renoncer purement et simplement à la pompe à merde.

Ce serait mal connaître le maire et ses alliés.

Ils n’ont rien changé au projet et entendent le mener à son terme contre vents et marées.

Plutôt que de reconnaître leurs torts, les membres de la majorité municipale n’ont évidemment d’autre choix que de s’en prendre aux oppositions.

Et là, on a assisté à un défilé d’âneries et de contrevérités.

D’abord, le représentant des verts (je répugne à l’attaquer, car, comme disait Françoise Giroud en parlant de Chaban-Delmas on ne tire pas sur une ambulance…), mais je ne peux pas le laisser assimiler le combat contre la pompe à la lutte contre les éoliennes ; c’est tellement stupide que les bras vous en tombent et qu’on en conclut rapidement qu’il faut refuser le combat.

Les deux premiers adjoints, eux, plus malins (mais pas beaucoup) affectent de voir dans la lutte contre la pompe à merde une lutte de la droite soutenue par les partis politiques.

On voit bien qu’ils n’ont pas acheté d’appartement dans la cité Respiro pour y découvrir une pompe à merde, peut-être incolore, inodore, insonore et sans saveur, mais qui fait baisser le prix de leur acquisition de 30 à 50%.

Ces gens-là sont de toutes les couleurs politiques et n’ont nul besoin de notre soutien pour agir.

Moi, tout ce que je leur demande, c’est de s’inscrire rapidement sur les listes électorales et de se rappeler, au moment des prochains scrutins, avec quelle désinvolture ils ont été traités par le parti valsiste et le parti socialiste.

Quant à nous, les « politiques », nous agissons en tant que contribuables et en tant qu’adversaires d’une équipe aussi nulle que prétentieuse.

À bientôt, mes amis, et bon courage au comité anti pompe.

François Le Cornec



P.-S. Si vous voulez rire un peu, allez sur le blog du parti socialiste.

Vous y verrez une photographie représentant trois quinquagénaires (sexagénaires ?), bien portants (qui ont été surpris par le photographe, car le hasard fait bien les choses) manifestant pour « soutenir l’art et la culture ».

Je ne commenterai pas ; ce serait trop méchant.

Je me contenterai de me demander si la place d’un lieutenant-colonel, fier de l’être, est bien à la tête de semblables regroupements…

* : ce fut tellement soporifique que j'apprends, par ce billet, ce qu'il c'est dit lors de tout ce blabla. D'ailleurs, qui parmi les Romainvillois (et même les élus) est capable, sans avoir pris de notes, de faire un compte rendu succinct ?




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