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Expérience de mort imminente (NDE - EMI)

Publié le 25 mai 2010 par Do22 @DominiqueJeann

Les Near Death Experience (NDE), appellées aussi Expériences de Mort Imminentes en français (EMI), désignent les expériences se déroulant généralement lors d’arrêts cardiaques et de comas et faisant état de critères spécifiques : impression de voir son corps de l’extérieur, de voyager dans un tunnel, de revoir sa vie... Pour certains, l’origine de ces expériences est réductible à des causes bio-physiologiques. Pour d’autres, les NDE démontrent certaines facultés inconnues du psychisme humain.

Les Rencontres Internationales de Martigues du 17 juin 2006 ont été un grand succès avec plus de 2000 personnes. Chercheurs, médecins, anthropologues, de tous les continents  sont venus partager les résultats de leurs études sur ce phénomène et leur espoir de l’expliquer à un niveau scientifique.

En considérant les milliers de témoignages recueillis, on constate que chaque expérience de NDE est unique, propre à chaque individu.

Les chercheurs, par rapport à la multitude des témoignages reçus, disent savoir différencier les gens sincères de ceux qui font semblant pour attirer l’attention sur elles. Le phénomène étant de plus en plus médiatisé, par des techniques générales d’interview, on peut se rendre compte de la véracité du récit : par exemple, entre autres, ceux qui ont vraiment vécu cette expérience restent très précautionneux dans leurs  réponses, et tiennent absolument à préciser et repréciser la même chose. « Il y a cette « identification-différenciation qui se fait en permanence. » (Evelyne-Sarah Mercier, anthropologue).

Diverses phases ont été discernées dans l’approche de la mort imminente, qui ne sont d’ailleurs pas toujours toutes expérimentées par les personnes concernées.

S’il est clair, selon les témoignages, qu’il y a beaucoup de points communs entre toutes ces expériences, on peut constater qu’il y a toujours une foule d’éléments qui viennent personnaliser une expérience, qui fait que deux expériences ne sont jamais identiques. On se rend compte que l’ensemble des conditionnements que l’on a reçu, le contexte social, culturel, historique, religieux, l’éducation, les expériences faites dans le passé, tout ce qui façonne la personnalité, le profil psychologique, les croyances vont influencer le contenu de l’expérience.

Ces phases sont ainsi définies :

La décorporation ou OBE (Out of Body Experience) :
Le tunnel :
La Lumière :
L’apparition de proches décédés :
Revivre sa vie :
L’Etre de Lumière
Information et révélation
Le retour dans son corps
L’après EMI.
Ma propre expérience :
J’étais très jeune, seize ans environ ; j’ai été terrassée par une immense frayeur alors que j’étais en voiture : un accident allait se produire et j’allais en mourir : la voiture allait passer sous un camion.

Ce fut une aspiration irrésistible dans un tunnel vers une lumière comme on n’en a jamais vu, ni même pu imaginer. Pendant ce passage, j’ai vu se dérouler tout le film de ma vie, en image mais aussi émotionnellement, avec mon être tout entier, si l’on peut dire corps et âme. Je n’ai  vu et ressenti que les moments  d’amour et de bonheur, comme si les difficultés ou les souffrances n’étaient pas prises en compte, un amour inconditionnel. Au bout du tunnel resplendissait un Être de lumière d’une blancheur éclatante ; pour moi, élevée dans la religion chrétienne, j’ai pensé au Christ. J’étais dans un état de totale béatitude, submergée d’amour, de bonheur, de paix, de douceur, il n’y a pas de mots qui puissent le définir…

Puis brusquement ce fut le chemin inverse, le tunnel dans l’autre sens, la même aspiration irrésistible, la réincorporation et la grande déception de me retrouver au point de départ, dans la voiture. À ma grande stupeur, l’accident ne s’était pas produit et je n’ai toujours pas compris comment j’avais pu y échapper, une amnésie totale du monde matériel, je ne me suis jamais souvenu  comment cet accident avait été évité.  J’ai été tellement choquée que je suis restée environ dix minutes, sans pouvoir prononcer une parole, les jambes vraiment coupées, avec l’angoisse même de rester muette et paralysée. J’ai été très soulagée lorsque j’ai retrouvé mes facultés, mais mon cœur a continué vraiment  à tambouriner un long moment.

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Je pense que cela a été un “ flash ” d’une extrême rapidité, de quelques secondes au plus, mais d’une telle densité et intensité  que ce que j’ai vécu me semble vraiment indicible et que je pourrais en parler indéfiniment pour essayer d’en exprimer tout mon ressenti.  Il me semble même que de tenter de décrire cette expérience risque même d’en amenuiser le merveilleux, car les mots ne suffisent pas.

J’ai été véritablement marquée et, depuis, je n’ai jamais douté de la  survivance d’un état de conscience après la mort.  Cependant ce n’est que plusieurs dizaines d’années après que j’ai appris ce qu’était une NDE, lorsque je fus accompagnante en soins palliatifs, où j’ai pris connaissance des œuvres d’ Elisabeth Kübler Ross, de Raymond Moody, de Patrice van Eersel, du Père Brune et bien d’autres encore. J’ai appris alors, c’était ce que j’avais réellement vécu.

Contrairement à la majorité, je n’ai jamais eu quelque angoisse par rapport à cette expérience, je n’ai jamais ressenti le besoin d’en parler. Cependant elle m’a beaucoup interpellée et  je pense qu’elle m’a donné un chemin de vie.
Pierre Teilhard de Chardin disait :
« Religion et Science : les deux faces ou phases conjuguées d’un même acte complet de connaissance, le seul qui puisse embrasser, pour les contempler, les mesurer, et les achever, le Passé et le Futur de l’Evolution. »
Albert Einstein :

« La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle. »
« J'affirme que le sentiment religieux cosmique est le motif le plus puissant et le plus noble de la recherche scientifique.»
 
Louis Pasteur :
« Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène. »
C’est en ce sens que les conclusions des rencontres de Martigues sont certainement un grand pas dans ce rapprochement entre la science, la religion ou plutôt la spiritualité.

Il faut noter que de telles expériences ne sont pas toujours vécues lors d’arrêts cardiaques, de comas ou de mort imminente. Certaines personnes les ont expérimentées simplement après un état de choc au cours d’un accident, une immense peur comme cela s’est produit pour moi, un lâcher prise lorsqu’on a eu la certitude de se noyer ou tout simplement au cours d’une promenade tranquille dans un parc, à la terrasse d’un café, ou encore comme le raconte Erik Pigani, grand pianiste classique lors d’un concert qu’il donnait. Ce dernier explique comment pendant qu’il jouait au piano, il était sorti de son corps, était passé dans la lumière et avait fait une expérience d’illumination magnifique. Lorsqu’il était revenu dans son corps, il avait terminé son morceau, mais il n’avait plus le souvenir de l’avoir joué ; il a été constaté que la qualité de l’interprétation avait été supérieure.

Les chercheurs comparent souvent ces expériences à des hallucinations produites par un traitement pharmacologique ou différentes drogues.

J’ai été moi-même en réanimation plusieurs semaines et si j’ai vécu des phénomènes paranormaux, il n’y avait aucune mesure avec un ressenti de NDE.

J’ai reçu une forte dose de « morphine » et effectivement je me suis retrouvée au-dessus de mon corps dans un état de bien-être total, entourée de lumière et d’anges emplis d’amour et de bonté, mais il n’y avait absolument pas cette sensation que tous les témoins affirment être « indicible » ou « ineffable », qui  marque pour le restant de ses jours.

Les rencontres internationales de Martigues du 17 juin 2006 ont vraiment marqué le début d’une nouvelle étape pour la recherche et la compréhension de l’Expérience de Mort Imminente, comme l’annoncent en conclusion les signataires du communiqué :

« Nous sommes un groupe de médecins, praticiens et/ou chercheurs de différentes disciplines et nationalités.
Bien que d’un point de vue scientifique le déclanchement de l’Expérience de Mort Imminente soit sans aucun doute relié à des phénomènes neuro-biologiques dans le cerveau, son contenu extrêmement riche et complexe ne peut être réduit à une simple illusion ou à une hallucination produite par un cerveau en souffrance à l’instant de la mort.
La réalité de l’expérience humaine n’est pas exclusivement déterminée par des mécanismes neurologiques, et la signification de l’EMI ne peut se réduire aux simples processus neurologiques qui accompagnent sa survenue dans le cerveau.
 

Conclusions du Dr Raymond Moody

« En tant qu’intellectuel, universitaire, médecin, il faut faire très attention quand on émet des jugements ou des inférences à ce sujet. Je veux redire qu’à mon avis nous sommes à la veille d’une très grande percée sur ce sujet.  Et que les années à venir vont révéler et voir éclore une nouvelle attitude chez les chercheurs. On va commencer à prendre cette question très au sérieux. Par ailleurs, comment mesurer le progrès dans un tel domaine ?  C’est délicat.…

D’ici trois à quatre ans, les choses vont présenter un aspect beaucoup plus optimiste dans ce domaine. Pour ceux qui souffrent à cause de la perte d’un proche, ceux qui veulent retrouver la confiance dans l’idée qu’on pourra être réuni à nouveau avec nos chers disparus, pour ceux qui approchent de la mort, qui ont cette curiosité pour ce qui les attend. Je veux émettre cette pensée : je crois que nous sommes à la veille de percées étonnantes, qui vont faire évoluer l’essence même de l’être humain. Je crois que lorsque ce progrès sera réalisé nous allons être changés de façons qui sont actuellement inimaginables…

Personnellement quand je regarde le monde tel qu’il est aujourd’hui,j’ai beaucoup d’inquiétude, concernant notamment l’état de l’environnement et tous les éléments de notre société qui sont devenus critiques. Mais je pense que l’espoir est réel et le message de ceux qui ont connu une EMI est essentiel. Ils sont revenus nous dire ce que nous devions faire tant que l’on est encore vivant sur cette Terre, apprendre à nous aimer les uns les autres, et que nous n’avons rien à craindre de la mort. »
À la date d’aujourd’hui, à la suite de leurs dernières études, ces scientifiques assurent que non seulement il existe une conscience après la mort, mais qu’elle ne se situe pas au niveau corps ni du cerveau….


À suivre !!!



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