Magazine Focus Emploi

Outils de veille : de la difficulté de faire le bon choix

Publié le 25 mai 2010 par Loeilaucarre @loeilaucarre

Outils de veille : de la difficulté de faire le bon choix

Pour la veille comme pour les autres métiers, les outils choisis participent pour beaucoup à la qualité d’un produit ou d’une prestation.

C’est pourquoi il est essentiel de bien étudier les différentes possibilités offertes, mais aussi les besoins et les objectifs de votre stratégie de veille.

L’outil « magique » n’existe pas

Premier enseignement : il n’existe pas un outil qui permettrait à lui seul de surveiller tous les médias (presse, radio, internet…), toutes les sources (économiques, spécialisées…) et tous les contenus (tweets, billets, vidéos…), quel que soit le type de veille (technologique, concurrence, commerciale…).

Et je ne parle pas des outils d’analyse qualitative de contenus (pertinence, tonalité, etc.), encore approximatifs et souvent critiqués.
Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire le livre blanc de Visible Technologies sur le mythe de l’analyse sentimentale, ou encore le billet d’Actulligence sur la création d’indicateurs d’e-réputation contestables.

Pour une veille pertinente, il est donc nécessaire d’utiliser différents outils, adaptés à votre budget et à vos objectifs.

Une intervention humaine indispensable

Autre croyance, parfois véhiculée par les éditeurs : une fois paramétré, votre outil marchera « tout seul ». C’est bien entendu faux, pour plusieurs raisons :

  • Le traitement des informations collectées est effectué par (au moins) un veilleur. Cette tâche prendra plus ou moins de temps selon les fonctionnalités proposées par la solution choisie ;
  • Le paramétrage de l’outil met souvent plus de temps que prévu, sachant que cette étape est essentielle pour la mise en place d’une stratégie de veille efficace ;
  • Il est primordial d’actualiser régulièrement le périmètre de votre veille, notamment les sources et les mots clés à surveiller et à exclure.

En somme, il est indispensable de disposer d’au moins une personne qui connaisse vos attentes, qui maîtrise votre outil et qui puisse, de façon autonome ou concertée, faire évoluer son paramétrage.

Se poser les bonnes questions

Alors comment faire ? Ne pas « mettre la charrue avant les bœufs », pour citer Stanislas Desjonqueres, dirigeant des Laboratoires Lyocentre, qui témoigne ici de son expérience à ce sujet.

L’offre actuelle d’outils de veille n’est pas parfaite, mais elle est multiple. Vous trouverez donc ceux qui vous conviennent en fonction de vos attentes, de votre budget et de votre cible.

Par conséquent, il est essentiel de bien réfléchir à vos besoins et à vos objectifs avant de vous lancer dans la course aux outils, sans quoi vous risquez d’investir dans une solution inadaptée, dont les résultats vous paraitront sans intérêt. Alors que la veille a un réel intérêt stratégique.

Alors comment faire ? Comme pour n’importe quel projet, il faut se poser les bonnes questions :

  • Quels sont les sujets sensibles et à prioriser ? quelles sont les zones d’ombre ? (méconnaissance des concurrents, évolutions technologiques prises sur le tard…)
  • Quels types de sources et de médias souhaitez-vous surveiller ? Quelle est votre cible ? (forums féminins, réseaux sociaux ciblés bancassurance… )
  • Qui se chargera de piloter la cellule de veille ? De combien de temps disposeront cette/ces personne(s) ? (mutation interne, création de poste à plein temps, prestataire externe…)
  • Quels sont les objectifs de votre stratégie de veille ? (identifier de nouvelles opportunités, mieux se positionner par rapport à un concurrent, évaluer son image sur internet…)
  • Quels seront les destinataires des résultats de veille ? (direction générale, responsable marketing…)
  • De quel budget disposez-vous ? (certains outils sont gratuits, pour d’autres la licence peut coûter 100 000€)

Une fois toutes ces questions analysées, il est intéressant de mettre en place une phase pilote afin de compléter les différents points adoptés.

Sachez que quelle que soit la solution choisie, la veille est avant tout une démarche proactive qui ne cesse d’évoluer au fil du temps (outils, paramétrages, formation des personnes, développement interne…).

En complément je vous invite à lire :
- Définir ses objectifs de veille image en 14 questions, de Camille Alloing
- Veille stratégique et réglementaire : Un nouveau défi pour les banques, de Marc Barbezat


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Loeilaucarre 991 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte