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Sex & the City: The Movie - Get carried away

Par Ashtraygirl

Sex and the cityQuatre ans après la fin des tribulations érotico-citadines des quatre new-yorkaises les plus célèbres de la décénnie précédente, alors que l'on pensait leurs déboires terminés et leurs amours entérinés, les revoilà arpentant les rues de la Grosse Pomme en (recon)quête du grand amour...

La revoici: Carrie Bradshaw, pimpante quadragénaire (qui en fait bien dix de moins) et écrivain entre deux séances de lèche-vitrine, spécialiste de l'observation intra-citadine de l'amour et de ses énormes complications. Cette fois, la fashionista rayonne de bonheur au bras de son prince charmant (Mr Big), tandis que Charlotte se pâme devant sa fille adoptive, que Miranda s'enfonce doucement mais sûrement dans le train-train quotidien du banlieusard moyen, et que Samantha, rangée, se dore la pilule à L.A. Pas de doute, ces quatre-là ont grandit, mûrit, et l'heure est au bilan... et à l'engagement.

Premier constat: le film est d'une lecture très simple. Un néophyte de la série phare de HBO n'aura aucun mal à s'imprégner rapidement de l'atmosphère propre à Sex & the City, ni à identifier rapidement les protagonistes principaux. Bien sûr, pour contenter les fans, le long métrage est émaillé de nombreuses références à la série, sans pour autant que cela alourdisse le récit ou ne le rendre opaque pour les non initiés. Et côté références, il y en a, entre la rapide et concise (bien que fastidieuse, pour ceux qui savent) introduction nous replongeant quatre ans en arrière, les figures récurrentes du show (Stanford, Anthony Marantino...), les chaussures, toujours, les robes de créateurs à gogo et les lieux communs (l'appart' de Carrie, celui de Charlotte...). Tous ces petits détails parviennent sans difficulté à opérer une transition plutôt réussie du petit au grand écran, en initiant les changements dans la vie des héroïnes (justifiant ce film) sur un chemin des plus balisés. Le changement, cependant, a parfois du bon, et parfois...

Sex and the city
 

Globalement, je dirais que la longueur insolente de ce Sex & the City est inadéquate, clairement, et injustifiée. 2h25, c'est beaucoup trop, et l'ensemble en pâtit inévitablement, rythmiquement parlant. Non pas que le tout tourne à vide - si l'on adhère au fond, qui a toujours été subtilement futile - mais on a rapidement une sensation de trop plein et à la fois d'ennui. Alors que le format de la série pouvait déstabiliser (20 min., comme pour une sitcom), le saut d'obstacle est, ici, un rien trop ambitieux pour être franchit haut la main. Les histoires respectives des filles sont trop hâchées, mal conciliées, mal réparties. En ce sens, l'affiche ne trompait pas: Carrie est bel et bien LA star du film, dans la mesure où l'on ne parle quasiment que d'elle, les autres étant reléguées au rang de "soutien moral". Et l'adjonction d'une nouvelle tête (Louise, rafraîchissante et pétillante au possible, mais dont l'utilité reste à démontrer) n'y fera rien.

Sex and the city

Le fait que les filles aient "mûrit" plombe également un peu le propos. Samantha, la bombe sexuelle, fait ceinture tandis que son étalon de voisin tringle tout ce qui passe (sauf elle) et qu'elle reste bien sagement à la maison à attendre son playboy de petit ami, ce qui relève, concernant Samantha, du non-sens total, et qui enlève une part de fun considérable. Miranda se débat avec les affres que tout couple marié depuis plus de dix ans rencontre logiquement (Steve et elle ne sont mariés que depuis quatre ans, argh) en se claquemurant dans son rôle de working-girl aigrie. Quant à Charlotte, elle pouponne à tout va, se déguise pour Halloween, fait du jogging, s'enbourgeoise... Hum, hum.

On a la désagréable impression, au-delà du plaisir de retrouver le quatuor, qu'avec le temps, elle se sont non seulement assagies, mais affadies. Le plan-plan au pays du glam'chic, ça fait un peu mal.

Reste l'attirail qui fait mouche, à savoir la partie "revue des podiums" - on va jusqu'à nous citer les noms de chaque créateur lors d'une séance photo (superbe) - qui fait briller les yeux des filles et rêver à un dressing de princesse (les accessoires déployés donnent l'eau à la bouche), et celle, plus universelle, de la romance, la grande, la vraie... la contrariée. Le seul aspect de cette histoire plurielle qui tienne en haleine, au fond.

Le reste se perd dans une succession de scènes hype, branchées, dans le move, et pas forcément bien raccordées les unes aux autres, mais entre L.A., le Mexique et N.Y.C., on voyage...

Sex and the city
 

En clair, c'est un film de filles, pour les filles essentiellement, qui demeure idéal pour les fans de la série et qui, dans le cas contraire, ne trouvera grâce qu'aux yeux... des filles (principalement). Les midinettes fantasmeront sur les robes, le drama, et les appartements luxueux (certaines séquences sont superbement tournées), et les pragmatiques y trouveront peut-être un break agréable (mais long) en fin de journée. Pour tous les autres, gageons qu'il n'en ressortira que de l'ennui et/ou de l'agacement. Le Diable s'habille en Prada faisait beaucoup mieux, dans le genre.


Sex and the city
*Indice de satisfaction:
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 (+)

*2h25 - américain - by Michael Patrick King - 2008

*Cast: Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis, Chris Noth, Jennifer Hudson, Jason Lewis, Evan Handler, David Eigenberg, Willie Garson, Mario Cantone...

*Genre: Faith & the City

*Les + : Un bon revival de la série, fidèle à ses fondements et pétillant à souhait.

*Les - : Un peu mollasson, bien trop long...

*Lien: Fiche Film Allocine

*Crédits photo: © Metropolitan FilmExport


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