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Et si François de Grossouvre avait été assassiné ?

Publié le 03 juin 2010 par Pierda

Voici les points qui plaident en faveur de cette thèse :

- Le coup de feu, tiré d’un “ "357 Magnum” ", comme décrit ailleurs sur ce blog, n’a été entendu par personne, ce qui est quasiment impossible à justifier.

- L’appartement du défunt a été “ "vidé” " dans les deux heures qui ont suivi, par des gendarmes du GSPR (Groupe de Sécurité de la Présidence de la République), et toutes les archives de F. de Grossouvre ont disparu, notamment le manuscrit de ses Mémoires et des cartons entiers de documents (copies de ses notes au président de la République, dossiers liés à l’ensemble de ses activités, etc.) (1).

- Les deux faits cités ci-dessus sont, pour un ancien patron des services secrets français (2), la DGSE, des éléments qui rendent probable la thèse de l’assassinat.

- Selon un autre ancien directeur de la DGSE, aujourd’hui décédé, il est clair que la France est un État qui peut à la fois donner l’ordre d’éliminer une personne, et faire exécuter cet ordre par ses services ou par une tierce personne rétribuée par eux.

- François de Grossouvre portait un jugement très sévère, et le faisait bruyamment savoir, sur ceux qui participaient à la dégradation de l’image de la France, le second septennat de François Mitterrand étant l’objet de multiples scandales liés à l’affairisme de certains membres de l’entourage présidentiel.

- François de Grossouvre menaçait de publier ses Mémoires, auxquelles il avait demandé à Frédéric Laurent et à moi-même de participer sous la forme d’un chapitre (3) à insérer dans son ouvrage.

Double peine ?

Ainsi François de Grossouvre aurait été non seulement tué, mais sa mémoire aura été salie à jamais, notamment par le livre paru récemment.

(1) Je suis bien placé pour le savoir puisque c’est moi qui ai commencé à stocker là ces archives au printemps 1988, à la fin du premier septennat de F. Mitterrand.
(2) Lors d’un entretien accordé en 2009.
(3) Chapitre que je lui ai remis et dont il m’a remercié par un courrier daté du 7 avril 1993, un an jour pour jour avant sa fin tragique.


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