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Austérité

Publié le 08 juin 2010 par Jfa

Les signes et les annonces se multiplient, les pays européens sont entrés, de plain-pied, dans l’austérité. Faute de faire payer aux banques et aux financiers le poids de la crise et de ses retombées, ce sera aux cochons de contribuables de payer pour ceux qui se sont gavés avec des règlementations faites à leur mesure par les libéraux au pouvoir.

Le plan grec ne peut que conduire ce pays à la banqueroute. Espagne, Portugal, Italie, Irlande risquent fort de suivre. Les objectifs de réduction des déficits annoncés en France, sont intenables et hors de proportion avec les mesures, pourtant peu réjouissantes, annoncées. Pourquoi ? Du fait des Présidentielles et d’un N. Sarkozy qui veut continuer à arroser ses clientèles en vue de l’échéance de 2012.

Redisons que la dette publique française a explosé sous E. Balladur à partir de 1993, s’est continué sous A. Juppé, s’est stabilisée sous L. Jospin avant de redécoller vertigineusement sous MM Raffarin et De Villepin. Le summum étant atteint, et dès avant la crise, avec N. Sarkozy. Cette dette qui a explosé alors coïncide étrangement avec l’explosion conjointe des inégalités et de riches encore plus riches. La dette publique française a, depuis 1993, hors l’épisode Jospin, enrichi les plus aisés avec ce que nos enfants devront rembourser. La dynamique européenne de ces périodes n’ayant fait qu’amplifier le phénomène.

Attendons-nous à une qunzaine d’années de vaches squelettiques. Dès maintenant, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires Olli Rehn propose de modifier le système de sécurité sociale des pays européens et de “simplifier le cadre règlementaire” de l’économie, en clair, de dérèglementer davantage (Blog de P. Jorion), rejoignant en celà les préconisations du FMI.

Les Eurobéats d’une Europe qui a préféré s’élargir il y a quelques années, rendant par là impossible toute amélioration de sa gouvernance, rendant impossible une homogénéïsation fiscale et sociale ainsi qu’un réel pilotage de la zone Euro, votant un Traité simplifié qui dérèglemente et favorise la finance, portent une lourde responsabilité dans cette situation.

La seule nouvelle à peu près bonne est la baisse de l’€ qui, je l’espère, va continuer.

A quand la croissance sélective?

- Le blog La pompe à Phynance. “De la baisse de l’impôt sur les sociétés, ramené de 50 % à 33 % par le socialisme moderne (et, bien sûr, sans le moindre effet tangible autre que d’opportunité, sur l’investissement) aux larges défiscalisations des revenus du capital, en passant par les baisses massives et continues des cotisations sociales au nom tantôt de la baisse-du-coût-du-travail-pour-résorber-le-chômage (avec également la belle efficacité qu’on sait), tantôt au nom de l’« attractivité du territoire », jusqu’aux dernières diminutions des taux marginaux de l’impôt sur le revenu, « bouclier fiscal » inclus, et pour ne rien dire du maquis des exemptions en tout genre permettant aux plus riches de ne payer que des clopinettes au fisc, la colonne « recettes » du budget de l’État offre une cohérence d’orientation qui entre dans la cohérence plus vaste de la configuration néolibérale du capitalisme”.

- “Attractivité française, experts entre guillemets”. Déchiffrages.

- “La décroissance est à vendre”. Biosphère.

- “Les sénateurs PS intraitables sur le cumul des mandats”. Le Monde.


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