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Tom tom

Par Eric Mccomber

De tous ces pétales qui éclosent au jardin, je ne voudrais humer que ceux de celle qui n'est plus là. Malgré ma mémoire très claire et ma compréhension de plus en plus sophistiquée du désastre, sa désapparition l'a rendue presque parfaite. Je réfléchis beaucoup à son œuvre. J'aime et j'admire son œuvre. C'est atroce, je l'aime, elle, plus que jamais. Je ne me souviens pas d'avoir croisé fleur plus apte à me faire croire à la possibilité pratique du bonheur.
Elle était la négation de la négation de la vie. Elle était l'affirmation du droit de la vie à monter à l'assaut des murailles empoisonnées pour les dissoudre dans la fête, l'art et les rires. Elle semait tous les possibles dans son sillage. Ne serait-ce que pour voir son œuvre bourgeonner, j'irais la rejoindre de suite !…
Pourtant je sais qu'on n'y voit plus, quand le cœur arrête de battre.
—© Éric McComber

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