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Doux ânes…

Par Guignolmouth

encore un jeu de mot pourri de JGui.Mais pas si pourri que ça. Attends tu vas voir!

Comme certains d’entre vous (les plus fidèles) le savent, ma société m’a fait transporter de moultes et moultes « choseries » commerciales (cf Longway to go). Soit disant parce qu’on était pressé par Jaipur (cf Jaipur de perdre patience, Episode 1,2 et 3). Alors tu comprendras rapidement pourquoi je porte le même T-shirt vert (super cadeau d’anniv. de M&A) sur toutes mes photos depuis maintenant un mois et demi. J’attends de pouvoir récupérer ma super cantine métallique en provenance de Toulouse (merci à M&A au passage).

C’est donc avec cet ultime objectif que je me suis présenté à la zone fret de l’aéroport international de Bangalore. Cette fois-ci je suis accompagné d’un agent « spécial » douane, et ça change tout, quoi que!

Agent: do not show the detail of your personal belongings. Just mention that’s clothes, shoes, bags,…

JG: (dans sa tête) Ok si je montre le papier avec le détail et le prix de mes affaires (comme le préconise tout le monde) je vais devoir payer. Merde le problème c’est que le détail est collé sur ma cantine. Oups! Wait and see…

Une fois entré dans une des deux zones, la magie indienne peut opérer. Dans chaque zone, un entrepôt, l’ un avec les bureaux de douanes, et l’autre sans. Entre les deux zones un Check point. Pour chaque zone il te faut un passe différent. Conclusion une fois entré dans une zone, si tu veux aller dans l’autre il te faudra d’abord ressortir de la zone et te représenter dans l’autre afin d’avoir enfin les deux « passes ». Tu me suis toujours?

Une fois rempli le formulaire au bureau des douanes, zone1,  attends l’aval de Monsieur le douanier pour le contrôle de la marchandise dans la zone2, compter une heure. Rendez vous dans la zone 2. Tu n’as pas ton « passe »? Mais qu’est ce que tu attends? Entres ensuite dans l’entrepôt de la zone 2 et demande ta cantine. Arraches le détail de ta marchandise en toute discrétion sous les conseils de ton agent. C’est pas comme si 50 indiens se demandaient ce que tu fais là. Attends une  heure. Lasses toi, va t’acheter à manger. Croises le douanier et fais demi tour. Ta faim attendra. Procèdes au contrôle.

Douanier: What is inside your box?

JG: Personal belongings, clothes, shoes, bags, books,….

Douanier: No electronic apparel?

JG: Not at all

Douanier: (plonge la main dans mon sac de rando, intrigué par la forme cubique de cette boîte de Durex)

JG: (sourire) Euh Condoms…

Douanier: (plus géné que moi) Ok!

Pas la peine d’aller plus loin, la pose déjeuner donne RDV à tout le monde à la cantine des douanes. Un moment magique où tout le monde peut se mélanger et déguster un « Chicken Biryani » à 60 Roupies. Si quelqu’un m’avait dit il y a 6 mois que je mangerai avec les douaniers à Bangalore, je l’aurais traité de « trompette »

;-)

Doux ânes…

Un Biryani plus tard, nous nous retrouvons dans la salle d’attente des douanes dans l’attente du fameux papier qui te permet de retirer tes affaires au bureaux des retraits à côté de l’entrepôt 2. Une heure plus tard et après avoir attendu un fax de la société de Logistique. Nous avons enfin notre papier. Au passage un truc cool ici c’est qu’il y a toujours un bureau disponible pour photocopie, réception fax, etc… En France si tu n’arrives pas avec tous tes papiers d’un coup, tu peux toujours te gratter pour recevoir un fax à la préfecture (exple de Perpignan), mais heureusement il n’y a pas une heure d’embouteillage pour rentrer chez toi.

Papiers en main nous nous dirigeons vers le bureau de retrait, après « Check Point » et n ième ouverture de mon sac à dos. Oui c’est un PC portable bordel! Arrivés au guichet de la jeune fille, celle-ci nous explique qu’il faut que j’autorise mon agent à prendre la marchandise. Sinon pas de cantine. Et bien tu vois, je viens de me taper 5 heures de formalités avec mon agent mais finalement j’ai plus trop envie qu’il récupère mes affaires. Trompette va! Je m’en vais donc quérir un bout de feuille blanche dans l’échoppe à photocopie et griffonne une autorisation. C’est bon là? Non il faut le tampon de la société de logistique. Tu te fous de moi ou bien? Oui la Franche-Comté me rattrape (j’y est vécu 2 ans pour les études)! Mon agent sort un tampon de sa poche. Dieu existe!

Doux ânes…

Mon agent ayant d’autres affaires à régler ici (bon courage mon pote!), je m’en vais trouver la navette aéroport et rentrer sur Whitefield. La navette est vraiment chouette et pas chère 150 INR (Aéroport – Whitefield) au lieu de 600 env. en taxi. Elle me donne l’occasion de faire la connaissance de Harish, cadre dynamique ayant travaillé 5 ans aux US (ca s’entend dans ton accent mon vieux) et habitant Whitefield lui aussi. On a sympathisé, on ira manger ensemble un de c’est quatre entre midi et deux.

Il est 19h j’arrive à mon hôtel. Demain on me livre ma cantine. Encore une journée de découverte. Je me rapproche enfin d’un semblant d’installation après 1,5 mois d’hôtel. Mais ça valait le coup d’attendre 6,5 mois!

Alors il est toujours pourri mon jeu de mot?

Venga venga!

Jean-Guillaume


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