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Martin Scorsese à Marrakech, un généreux donateur de leçons !

Publié le 12 décembre 2007 par Naim N

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   Il  y a des évènements qui comptent dans la vie d'un cinéphile, comme voir un film rare ou assister à un tournage d'un film devenu célèbre... Mais assister à une leçon donnée par un maitre de cinéma qui s'appelle Martin Scorsese relève de la cerise cinéphilique sur le gâteau du 7ème art. Marty était au festival de Marrakech, un festival auquel il s'est habitué ces dernières années, pour donner une leçon destinée aux professionnels et aux étudiants en cinéma. Cette Master Class dirigée, avec maestria, par le critique et universitaire français Michel Ciment, était agrémentée de longs extraits de quelques uns de ses films comme Mean Streets, Taxi Driver, Alice Doesn't Live Here Anymore, The Last Waltz, New York New York, Last temptation of Christ, Kundun, Casino, et The Aviator.
  
   Passionné et passionnant, Scorsese, dont le débit rapide est légendaire, parle avec une sincérité non feinte. Même les anecdotes les plus ordinaires sur les tournages deviennent incroyablement intéressantes. On entre dans le secret de fabrication de ses chefs d'oeuvres. On a l'impression, illusoire certes, de connaitre enfin la recette magique de quelques unes de ses scènes mémorables: celle de Mean Streets où Harvey Keitel, blessé, est filmé sur un air d'opéra, celle de Good Fellas (Les Affranchis) où Joe Pesci amoche un type juste parce que ce dernier le trouvait drôle ! Ou encore celle dans The Aviator où le personnage joué par Leonardo DiCaprio refuse de « donner » une serviette à un handicapé dans les toilettes d'un restaurant de luxe.

  
   De sa relation particulière avec le Royaume du Maroc, le metteur en scène américain estime qu'il y était attaché avant même d'y avoir tourné La dernière Tentation du Christ. Un attachement profond puisque à travers sa caméra, le Maroc ira jusqu'à se transformer en Tibet dans Kundun. Chose étrange, mais accidentelle peut-être: ces deux productions tournées au Maroc sont les deux seules oeuvres considérées comme spirituelles par Scorsese. Cette impression est renforcée par son amour de la musique de Nass El Ghiwane, découverte dans Al Hal. Une musique qu'il a finalement utilisée, en accompagnement sonore, dans La dernière Tentation du Christ.
   La leçon de cinéma de Martin Scorsese à Marrakech était donc unique mais, à coup sûr, elle risque d'influencer des générations de futurs cinéastes marocains, présents dans cette salle ce jour-là.


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