Magazine Analyses graphiques

Les volumes sur les produits dérivés augmentent de nouveau

Publié le 12 décembre 2007 par John
Numbers

La BIS (Bank for Internationnal Settlement) rapporte que les dérivés traités sur places boursières ont augmentés de 27% vers un record de $681 billions (1 billion = 1000 milliards) au 3ème trimestre.

Les montants sont basés sur la valeur notionnelle des contrats :

  1. Les futures sur taux, utilisés pour spéculer sur des mouvements des taux d'emprunts, ont augmentés de 31% à $594 billions
  2. L'activité sur les futures et options dérivés des indices actions à augmentée de 19% à $81 Billions.
  3. Sur les futures et options des marchés de changes (FOREX), l'activité à augmentée de 18% à $6.4 Billions.

Les banques ne se font déjà plus confiance entre elles. Elles ne peuvent ou ne veulent plus se prêter de l'argent en over night ce qui crée une crise de liquidités qui dure maintenant depuis des mois. Le marché des emprunts interbancaires s'assèche, alors que c'est un moteur non-négligeable pour l'économie mondiale, cela entraine beaucoup d'incertitudes. Lorsque vous empruntez de l'argent à votre banque à 6, 8 ou 15%, elle se fourni généralement chez les autres banques au taux en vigueur, généralement le LIBOR ou l'EURIBOR actuellement à 4.9%. Mais dans le contexte actuel elles sont souvent obligées d'aller chercher leurs fonds chez les banques centrales (BCE, FED, BoE).

Je ne pense pas que tout ça soit une mauvaise chose. Si nous en sommes là c'est parce que certains gourmands ont étés appâtés par le gain sans vraiment considérés les risques. Aujourd'hui ils connaissent le risque, puisque ces mêmes organisations se trouvent dans des situations financières très délicates. C'est une leçon à prendre pour éviter de reproduire les mêmes erreurs, la prendront ils ? C'est moins sur. Le problème est que historiquement ce genre de crise à un impact négatif sur les revenus, l'emploi et l'effet de richesse dans le monde. Cela ne peut qu'accentuer le ralentissement économique qui se met en place. Pour le moment les banques ont accès à de l'argent facile par le biais des banques centrales mais cette source de revenus est clairement en train de s'épuiser. Nous n'avons donc pas de problèmes en vue à court terme mais le risque systémique pour les trimestres à venir est clairement présent et je ne serais pas étonné qu'une nouvelle vague de panique nous envahisse en 2008.

Mais quel est le risque systémique ? La BIS souligne aussi que les investisseurs institutionnels et les hedges funds ont fortement contribués à cette augmentation des volumes. D'ailleurs plusieurs de ces fonds vont probablement se faire effacer de la carte et provoquer une défaillance de paiement. Beaucoup de couvertures sont en place, elles sont fondées sur d'autres couvertures venant d'autres contreparties qui remboursent en cas d'incident. Si l'incident arrive toutes ces couvertures seront sans valeur créant une cascade de faillite chez les fonds et autres institutions financières. Long term Capital Management était une partie de plaisir comparé à ce qui est en train de se construire avec les dérivés. Je parait peut être alarmiste mais je pense que la situation est alarmiste et qu'il faut en être conscient, je ne souhaite pas laisser le marché me surprendre.

Crédit photo : Steve Woods/Stock Exchange 


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


John 164 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog